Après la mise en ligne du texte « Les plaies grandes ou vertes » (vendredi 5 novembre), JIEL propose un nouveau poème, écrit lui aussi à l’occasion de la tenue de la COP 26, qui vient de prendre fin sur les terres d’Ecosse.
L’homme sans lendemain
Longtemps il a gratté cette terre de poussière
Que seules mouillent les larmes de sa paupière ;
L’homme dans son désarroi garde l’âme fière
Il épuise son corps, mais croit en la lumière !
Le soleil fait briller les grands oiseaux de fer
Qui parcourent le monde et propagent l’enfer ;
Sans que l’humanité ne retrouve la raison,
La vie est en sursis, n’y aurait-il nul pardon ?
Le soir venu, la tête basse, la faim au ventre,
Les regards d’amour le blessent quand il rentre ;
Sans répit, la peur des enfants torture son coeur,
Peut-on survivre ici quand la nature se meurt ?
Le soleil fait briller les montagnes de verre
Qui grignotent le monde et pourrissent la terre ;
Sans que l’humanité ne retrouve la sagesse,
La vie est en sursis, n’y aurait-il que richesse ?
L’homme abandonné, armé de son courage,
Bientôt a pris la route et quitté son village ;
Pour soulager les tourments, fuir la misère
Qui transforme le destin par-delà la prière.
Le soleil fait briller les rêves insensés
Qui dénaturent les êtres, altèrent leurs pensées ;
Sans que l’humanité ne tende enfin la main,
Nul sursis pour l’homme sans lendemain...
JIEL
En 1995, Nelly Navarro avait été lauréate du prix du Concours de la Résistance (Photo archives, décembre 1995).
Cet événement nous amène à révéler l’identité d’un poète qui bien sûr reste ici le bienvenu, et que la cité du Kercorb connaît on ne peut mieux. Depuis la rue d’En Plumet, JIEL a petit à petit élargi son champ d’action, faisant ses classes à Louis-Pergaud, apportant son précieux concours aux sociétés de sport locales et départementales, avant de parachever son émancipation sur les hauteurs du Hameau du Cazal.