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Services - Page 6

  • L’angélus du soir ne sonne plus

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    Au mois de juillet 1997, le clocher de Saint-Pierre se rappelait au bon souvenir des Chalabrois, le bourdon renouait avec ses activités initiales, après avoir été réduit au silence  plusieurs années durant. De l’angélus de l’aube à l’angélus du soir, les citoyens chalabrois dans leur grande majorité retrouvaient leurs cloches, les travaux de restauration finissaient dans le respect des délais annoncés. Un petit quart de siècle plus tard, le gros bourdon pesant quelques tonnes et baptisé en 1664 avant d’être classé monument historique, va une nouvelle fois laisser son battant au repos. En 1997, il s’était agi de renforcer un plancher de soutènement, action réalisée grâce à la dextérité d’un voltigeur qui avait permis d’éviter la pose d’un échafaudage coûteux et encombrant. Le problème est différent aujourd’hui, puisqu’il va s’agir de sécuriser une partie du support de fixation de la cloche, afin d’éviter toute mauvaise surprise.

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    L’église Saint-Pierre va donc revêtir des allures de grande muette, mais l’église Notre-Dame qui ne veut pas être en reste, y va elle aussi de son problème technique. Lequel affecte le mécanisme permettant d’avoir l’heure exacte affichée à l’horloge carrée et proéminente de l’église de la ville. Cette horloge, pour la petite histoire, avait été remplacée en 1927. Et donc un mécanisme assez unique en France, pour relever de l’intervention d’un professionnel. Les informations recueillies permettent d’avancer qu’un devis devrait être communiqué à la mairie qui en a fait la demande, pour un retour à la normale que l’on peut espérer rapide.    

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    D’ordinaire, les cloches s'arrêtent de sonner trois jours avant Pâques, afin de permettre aux chrétiens se recueillir à la veille de la crucifixion du Christ. A l’évidence, les cloches de Chalabre (au nombre officiel de huit) ont décidé d’anticiper, s’accordant ainsi un congé sabbatique que la bienveillance chalabroise voudra bien considérer comme mérité.

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    Un mécanisme assez unique en France

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    Cette fois, Jean-José Garcia, maître des horloges, n’a pu relancer les rouages de la machine

  • Retour à la bibliothèque municipale

    Noëlle Danjou, responsable de la bibliothèque municipale communique :

    « Suite au nouveau protocole sanitaire, je vous informe que le port du masque n’est plus obligatoire et que le pass vaccinal n’est plus exigé pour entrer dans la bibliothèque. Vous pouvez donc, toutes et tous entrer librement dans la bibliothèque aux horaires suivants : le lundi de 10 h à 12 h, le mardi et le mercredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 16 h, le jeudi et le vendredi de 9 h à 12 h ».

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  • Elles sont laïques missionnées et célèbrent les cérémonies de funérailles

    2022 Equipe funérailles Mars 001.JPGFrançoise, Simone et Odile accompagnent les familles dans leur deuil.

    En 1993, l’abbé Yves Boucherit, arrivé à Chalabre en 1982, refermait derrière lui les portes du presbytère de la rue du Capitaine Danjou. Lointain successeur du prêtre Jean-Pierre Boyer († 1694), enterré dans l’église ariégeoise de Saint Félix de Tournegat (paroisse de Rieucros), l’abbé Boucherit prenait congé du Quercorb, et Chalabre disait adieu à son dernier curé.

    A l’image du désert médical qui ne prendrait ses marques que beaucoup plus tard, le pays chalabrais se retrouvait privé bien avant l’heure, du « chargé des âmes » des paroissiens. Une équipe d'animation pastorale prendra alors le relais, dans laquelle vont tour à tour servir l’abbé Raymond Cazaban, Omar Rincòn prêtre colombien lazariste, puis les religieuses de l’ordre de la Présentation de Marie, soeur Hélène et soeur Odette. Le groupe est soutenu par des laïcs, au premier rang desquels Françoise Avarguès, dont l’investissement au service de la communauté chrétienne a commencé en 1976, quand l’abbé André Calmet administre la cure de Chalabre (1975-1982). Alors contactée par Adrienne Bénet, résidente du hameau de Roubichoux, Françoise Avarguès revêt le statut de catéchiste. Avec le départ en 2013 de soeur Odette et de sœur Hélène, qui assuraient le service des funérailles depuis plus de quinze ans, il lui revient de prendre la relève, une charge qu’elle va accepter sans faillir, pour être aujourd’hui pilote de la communauté du Quercorb.

    Cette communauté comprend les villages de Montjardin, Puivert, Rivel, Sainte Colombe-sur-l’Hers, Sonnac, Villefort, Chalabre, et appartient à la Paroisse Saint Jean XXIII en Razès (Limoux), divisée en dix communautés et 82 villages, ayant pour curé l’abbé Paul Delpech. Au gré des tristes événements qui rythment la vie des communes, Françoise Avarguès accompagne les familles éprouvées par le deuil, assistée de Odile Bachère et Simone Clarac, ses deux fidèles partenaires. Simone remplit l’office de sacristaine, prépare les lieux pour la cérémonie, sonne les cloches et assure la quête. Un bénévolat qu’elle assure depuis 2003, lorsque les Sœurs de la Présentation de Marie, désireuses de l’aider à surmonter le décès de son mari Christian, l’avait sollicitée. Après le départ des religieuses en novembre 2013, Odile rejoint Françoise le 26 de ce même mois, et s’investit avec toute son humanité dans les célébrations des funérailles. Grâce à elle l’équipe est formée, et toutes trois ont assuré à ce jour, la célébration de 150 cérémonies, consignées dans un cahier d’écolier. Lequel fait état d’un premier enterrement, le 28 novembre 2013 à Villefort. A ces cérémonies, ayant pour cadre l’église Saint-Pierre à Chalabre, mais aussi Montjardin, Sonnac, Villefort et même Sainte-Colombe et parfois Puivert, viennent s’ajouter des assemblées dominicales en l’absence de prêtre (ADAP), avec lectures et commentaires, ainsi que les messes dites par l’abbé Raymond Cazaban, « prêtre retiré ».

    Si elles se dévouent sans compter pour la communauté, nos trois dames qui animent « l’équipe funérailles », comme il convient de la nommer, confessent que la vie familiale ne souffre pas trop de leur investissement. Grâce à un entourage compréhensif et coopératif, qui de plus apporte son aide dans l’ombre. Leur vœu le plus cher aujourd’hui, étant d’assurer la pérennité de leur mission, Françoise, Odile et Simone lancent un appel en direction des personnes qui souhaiteraient les rejoindre. La porte de la sacristie de l’église Saint-Pierre reste ouverte, mais pour l’heure, recevez Mesdames, l’expression de la gratitude qu’inspire votre louable bénévolat.