Un rendez-vous toujours aussi chaleureux, autour du ballon ovale.
En ce samedi 16 mai, l’affiche avait de quoi attirer les amateurs de rugby, présents en nombre sur la piste d’athlétisme du stade Roger-Raynaud. A l’invitation des « Badalucs », descendants d’une brillante lignée de rugbymen, les champions de Midi-Pyrénées 4e série saison 2004-2005 revenaient sous le feu des projecteurs, à l’occasion du dixième anniversaire d’un titre conquis face à Ramonville.

Auparavant, un échauffement effectué dans les rues de la bastide, avait offert l’occasion de saluer les aînés, porteurs hier du maillot « blanc et bleu » de l’USC. Une visite fraternelle, qui précédait la plantation symbolique d’un arbre à fleurs, dans le riche terreau du Champ Legrand, rebaptisé en 2011 afin d’honorer la mémoire du regretté Roger Raynaud (ci-dessus, photo Annie Ninette Boussioux).

A 16 h, un petit Ethan, arrière petit-fils de Roger, libérait deux équipes, d’un maître coup d’envoi. Le quinze champion du président Thomas Cuaresma, engageait alors les débats face à une savante alliance de virtuoses passés ou en devenir. Au fil des échanges, et au regard d’une profusion de passages en dame, une formidable évidence s’imposait, le temps n’a pas d’emprise sur le rugbyman.

Fort de ce constat, le cercle des quinzistes a très sereinement rejoint le cœur de la cité où la fête s’est poursuivie, dans le cadre des traditionnelles animations de l’Ascension.

Dans les starting-blocks, objectif, ... 2016.
Un album-photos Rencontres Roger Raynaud 2015 a été mis en ligne.
Une batterie allemande sur la Pointe du Hoc, reproduite à l’échelle.



Une plaque commémorative rappelle la tragique journée du 27 juillet 1944 (Photo archives, 8 mai 2005).
Son père était décédé deux ans auparavant. Sa mère n’avait plus que lui. Il avait seize ans. Pour ses camarades plus chétifs, c’était un grand. C’était un bon copain, un musicien plein de vie, un peu bagarreur comme les enfants l’étaient tous à cet âge. « Il était notre ami. A 14 ans, 15 ans, 16 ans, on sort de l’enfance, on est adolescent. A cet âge-là, on ne pense pas à la mort, et c’est bien normal : on a toute la vie devant soi, on aime la vie. Cette vie, Pierrot l’a brutalement perdue en ce 27 juillet 1944, victime de la soldatesque fasciste hitlérienne. Je n’oublierai jamais ce triste cortège qui passa à un mètre de moi sur le pont du Blau en fin d’après-midi : quatre hommes de Chalabre, ramenant le corps de Pierrot à sa pauvre maman » rappelait Maurice Rouzaud.
Jeudi 7 mai était accompagné vers sa dernière demeure, Jean-Marie Courdil, décédé à l’âge de 74 ans. Né le 9 novembre 1940 à Ste Colombe-sur-l’Hers, il était devenu Chalabrois en 1946, lorsque ses parents avaient choisi de s’installer à la Bâtisse. Après une scolarité terminée à Mirepoix (Ariège), Jean-Marie Courdil avait intégré l’effectif de la manufacture de chaussures Canat. Une rencontre avec celle qui deviendra son épouse l’amènera à prendre un départ vers les Bouches-du-Rhône, où il rejoint sa belle-famille. Jean-Marie Courdil exercera alors de nouvelles activités, pour devenir responsable de secteur au service d’une enseigne de la grande distribution.