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  • Paysage à marée basse

    Nov 1999 P. Container.JPGLa fin des vacances réserve parfois quelques surprises, à l'image de ce vestige d'un été qui se termine, localisé en perdition totale sur le cours Sully. A l'évidence, terminé le farniente, et ce zodiac lâchement abandonné par son capitaine en est le signe manifeste.

    Lui qui aimait à danser le long des golfes clairs se retrouve aujourd'hui échoué sur la terre ferme du Pays Chalabrais, destinée bien triste s'il en est. Combien de marins, combien de capitaines, auront croisé sur les mers lointaines, la route de bateaux porte-conteneurs ?

    Si d'aventure il leur était donné de passer en Kercorb, ils verraient qu'à Chalabre l'on réussit toujours à innover... en inversant les rôles, tout simplement.

     (photo prise à l'automne 1999)

  • Le trésor des Compagnons de Roubichoux

    « Je ne sais quel antijudaïste ou antichrétien des premiers âges, donc quel catholique vacciné a bien pu souffler aux oreilles des amis de Roubichoux que leur édifice religieux était une chapelle carolingienne ! »

    Ainsi s'exprimait Jacques Touchet un certain lundi de Pâques 2003, invité par les Compagnons de Roubichoux à dévoiler la signification de textes et signes gravés dans deux blocs de pierre mis à jour au pied du parvis de la chapelle St-André. Président de la Société d'études des anciens peuples méditerranéens, linguiste, épigraphiste et paléographe distingué, Jacques Touchet offrait ce jour-là une brillante démonstration à la conclusion de laquelle, il datait le monument cultuel de Roubichoux entre le Ier et IIIe siècle de notre ère.

    Stones Avril 2003.JPG
    Les pierres étaient enfouies dans le sous-sol de la chapelle.

    A l'analyse des caractères d'écriture figurant sur la pierre, il apparaît que le texte est écrit en araméen, langue parlée par le Christ, ses adeptes et le peuple : « Tout semble indiquer que ce texte fut gravé par de nouveaux arrivants ayant employé au préalable l'hébreu, le grec et le latin, donc des gens ayant voyagé et demeuré dans divers pays (Palestine, Grèce et pays de l'empire romain germanique). Ces constatations orientent historiquement à supposer qu'il s'agit de Mérovingiens pouvant s'estimer héritiers du Christ, descendant du Roi David. Certains détails déduits du texte font penser à des juifs palestiniens avec des rituels mi-mosaïques mi-chrétiens des premiers âges (les Ebionites) qui étaient des juifs voulant revenir à la pureté du culte originel en suivant en cela, les vœux du Christ. Ces premiers chrétiens condamnaient la dégénérescence politique, morale et religieuse des pharisiens. Il apparaît donc certain que ce gros bloc de pierre gravé dont le dessus est lisse et plat était un socle sur lequel le prêtre montait pour dire sa messe et bénir ses fidèles».

    J L Benet Avril 2003.JPGJacques Touchet (ici aux côtés de Jean-Luc Bénet) a ainsi permis d'éclairer d'un jour nouveau l'histoire de la chapelle, dont l'existence remontait à 1115, selon les seules sources connues à ce jour et tirées des documents du Prieuré de Notre-Dame-de-Camon.

    Une nouvelle fois rassemblés dans le cadre enchanteur de la chapelle St-André, Jean-Luc Bénet et ses compagnons bâtisseurs de cathédrales ont pu lever une petite part du mystère gravé dans la pierre : cette basilique paléochrétienne minutieusement restaurée depuis 1990 serait donc en réalité une synagogue mérovingienne et Roubichoux signifierait en araméen, « Fondation de la terre heureuse du fenouil».

    Nef Roubichoux Avril 2003.JPG
  • Elle était là depuis 1833…

    Cheminée Cazal.JPGDans un grand fracas à peine étouffé par un nuage de poussière blanche, la cheminée de l'usine Garrouste s'est majestueusement effondrée, entraînant dans sa chute la couronne qui trônait fièrement depuis 165 ans dans le ciel du Kercorb.

    C'était en 1999 et c'était il y a dix ans, mais la silhouette de la dernière cheminée continue à se profiler à l'horizon des Petites Pyrénées. En pays chalabrais comme en d'autres lieux, l'âge d'or de la chapellerie a vécu, seuls quelques vestiges subsistent encore çà et là qui rappellent l'activité florissante mais lointaine de la cité. Erigée en 1833 au Cazal Ste Marie, cette flèche dressée vers le ciel se reflétait dans un canal qui fut en son temps une réserve extraordinaire de truites et d'écrevisses.

    Réfractaires depuis deux siècles ou presque, les briques rouges ont finalement dû se soumettre aux impitoyables coups de boutoir de la pelleteuse.  

    Un pan de mur est tombé

    Si vous passez dans la rue du Presbytère, ne cherchez pas cette façade, vous perdriez votre temps. Seuls les plus anciens entendent encore la paire de boeufs menée par Albert Galaup, rentrer à la nuit tombée pour se repaître d'un repos amplement mérité au pied des « grepios » abondamment fournies en fourrage. Le négociant en grain et fourrage Albert Galaup, père de Juliette Danjou, que les patients du docteur Emmanuel Anduze ont très bien connue, cèdera plus tard l'édifice à Julien et Marie Faure qui installeront là leur négoce en bois et charbon. A l'automne 1993, les pierres sont parties, emmenant avec elles un peu de l'histoire du Quai du Chalabreil.Parking Presbytère.JPG 

    La rue du Presbytère, telle qu'elle n'est plus.

  • Sondages de rentrée : Les musiciens de l’OPVC à la hausse

    OPVC.JPGAprès avoir brillamment et musicalement animé en juillet dernier la XXe fête de l'Escargot chez les Roussillonnais de Bompas, les virtuoses de l'OPVC (Opération Vacances en Chalabrais, est-il permis de le rappeler ?), se retrouvent à nouveau sous les feux de la rampe. Cette fois à l'occasion de la publication des résultats d'un sondage dont les commanditaires ont préféré garder l'anonymat. En exclusivité et en avant-première, voici un constat édifiant qui ne laissera personne indifférent. 

     Si 52% des Chalabrois aiment le carnaval, 35% préfèrent Fluris et 13% se contentent de faire des tours de ville. Les dates fixées pour accueillir le divin monarque conviennent à 43% de nos concitoyens, contre 31% qui auraient préféré le week-end des Rameaux, 18% le 1e mai et 0,1% le 14juillet.

      68% des Chalabrois trouvent que les musiciens restent trop longtemps dans les cafés, mais 45% avouent en profiter pour aller boire un coup. Si 38% de nos concitoyens reconnaissent qu'il faut brûler Badaluc, par contre 24,5% préfèreraient qu'il soit étouffé avec des confettis, 7% passé au goudron et à la plume, et 3% seraient d'accord pour le nommer président du comité des fêtes.

     Inexplicablement la cote de popularité de l'OPVC semble en chute libre avec 20% seulement de satisfaits quant à la qualité de leur prestation musicale. Ici la prudence est de mise car à l'annonce du montant du cachet perçu par les musiciens, 98% des sondés trouvent qu'ils sont très bons. Enfin à la question : « Dans quel sens faut-il faire le tour de fécos ? », les Chalabrois sont unanimes : « Dans le bon sens !».

     En marge de ce sondage, l'OPVC nous prie de communiquer : « Les personnes qui désiraient postuler à la fonction de grossecaissiste sont priées de ne plus téléphoner, ni écrire, le poste ayant été pourvu ».

     Il faut pour être complet préciser que ce sondage a été réalisé du 1er septembre 2008 au 31 août 2009, sur un échantillon de Chalabrois en âge de se masquer.   

    photo : Les successeurs de Gérard, René et Robert, lors d'une «carnaval session» au café Tournois, au tout début des années 1990.

    Ce sondage s'inspire d'un bulletin d'information baptisé La Gazette, dont deux numéros furent édités dans les années 1980 à l'initiative du regretté Jean-Jacques Conte, auquel nous rendons hommage à travers cet article. 

    Lien permanent Catégories : Echos
  • «L’Echo du Kercorb», bulletin paroissial

    bulletin interparoissial.JPGVers le milieu des années 1950, le comité interparoissial du Kercorb éditait « L'Echo du Kercorb », bulletin bimestriel sur lequel était consigné le quotidien des paroissiens de Rivel, Ste Colombe, Puivert et Chalabre. Voici quelques extraits du bulletin n° 6 publié en décembre 1950.

    Le 26 octobre 1950, le père Jean-Marie Parrenin avant de partir en Angleterre tient à saluer sa famille et Chalabre. La paroisse le voit avec plaisir célébrer la messe de 7h 30. Le 3 décembre de la même année, solennité en l'honneur de la bienheureuse Anne-Marie Javouhey. Son excellence Monseigneur l'Evêque préside, Mgr Rivière officie. Trente ecclésiastiques entourent les prélats. Le Révérend Père Meunier supérieur de Notre-Dame de Marceille parle à la Grand-Messe et M. le Chanoine Pont à Vêpres. Le choeur paroissial et la schola du Petit séminaire de Castelnaudary exécutent les chants aux deux offices. La foule des grands jours remplit l'église St Pierre. Mgr l'Evêque termine la journée par la visite de l'école tenue par les soeurs de St Joseph.  

    Ste Cécile à Rivel : le 22 novembre a été solennellement célébrée en notre église, la fête de la patronne ardemment aimée de Rivel. Nous avons noté la présence de MM. les doyens de Chalabre et d'Axat, de l'abbé Pic et de M. l'abbé Latorre, curé de Puivert. La chorale exécuta la messe de Gounod et deux fort belles cantates en l'honneur de la Sainte. Substancielle allocution de M. le chanoine Fourtanier.

    La foire fut gratifiée d'une belle journée. Aussi les marchands forains arrivèrent nombreux. Au foirail quelques arrivages mais peu de transactions. Le carré des porcs était bien assorti, mais le marché fut à peu près nul. Par contre, succès pour la volaille notamment les oies et canards, très vite enlevés.

    La rentrée à Ste Colombe : ils avaient belle allure nos gosses en ce clair matin du 1er octobre. Allure de quelqu'un qui « va remettre ça...et comment ! » Et l'on a dû mettre des rallonges à l'école et au catéchisme. Puissent-ils apprendre ici et là qu'ils sont appelés à vivre ardemment.

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    Une journée au patronage, avec Soeur Marie de Nazareth (3e rang sur la droite).

  • De Philippou à Taiwan

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    Ariel Moscovici et ses oeuvres peu avant leur départ de Philippou pour Taiwan.

    Embarquées dans la cité phocéenne en janvier 2004 pour un périple qui les a acheminées de Philippou vers l'île de Taiwan, les oeuvres du sculpteur Ariel Moscovici composent la touche finale de la « Taipei 101 Tower », inaugurée le 17 octobre 2003. Celle-ci se dresse vers le ciel sous la forme d'une fleur de bambou dans un style inspiré de la tradition chinoise. Ce que l'on sait moins, c'est que cette tour haute de 508 mètres (la plus haute jamais construite jusqu'en juillet 2007), arbore sur sa base le fruit d'une création réalisée dans un atelier du Kercorb.

    A pied d'oeuvre durant deux ans dans son atelier voisin de la gare de Rivel, Ariel Moscovici a créé un ensemble de sculptures dont les formes font référence à l'univers tel que la philosophie chinoise peut le percevoir. Tel qu'il apparaît dans le Yi-King (le Livre des Transformations) ou dans le Wu Ch'i Ching (les Annales de la Guerre), qui contiendraient une description des huit formations tactiques fondamentales. Taillés dans des blocs de granit rose clarté venus de Bretagne (Perros-Guirrec), ce sont au final huit éléments complémentaires qui sont disposés en cercle sur le parvis de la tour. Huit comme le chiffre porte-bonheur synonyme de réussite symbolisé par les huit sections qui forment la «Taipei 101 Tower», auxquelles sont venues s'ajouter juste avant l'ouverture au public, les huit pièces d'art réalisées par Ariel Moscovici.Moscovici II.JPG

    La symbolique chinoise relative à l'univers est présente dans chacune des huit sculptures.

    Lauréat du premier prix de la Biennale internationale de Sculpture à Collioure en 1990, Ariel Moscovici expose régulièrement en France (Grand Palais), en Belgique, mais aussi à Nagoya, Kyoto, et Taiwan où la maquette de son projet aura été retenue pour venir parachever un joyau d'architecture et de haute technologie, "entre ciel et terre".

  • Du Blau au Chalabreil

    Le baby-boom de l'été

    La consultation de la table annuelle des actes de naissance de la commune offre l'occasion de féliciter chaleureusement les heureux parents de sept bébés nés en 2009 au foyer de jeunes citoyens chalabrois. Avec nos meilleurs vœux de santé et bonheur à Téilo Matéo né le 2 janvier, Benjamin Pénichon (20 janvier), Amine Oliver (22 mars), Louis Rosich (28 mai), Lucas Ville (15 juin), Maxime Lafitte (10 juillet) et Ethan Canal (24 juillet).

    Assemblée générale du TCC

    TCCa.JPGBruno, Lionel et Santiago sont prêts pour de nouveaux échanges.

    Bruno Carbonnel président du Tennis Club du Chalabrais informe adhérents et sympathisants que l'assemblée générale annuelle aura lieu le samedi 5 septembre à 18h, salle de la mairie, Cours Sully. A l'ordre du jour, bilan moral et financier de la saison 2009, élection du bureau, présentation des équipes et des championnats 2010. Un apéritif grillade clôturera la réunion à partir de 20h au club-house du lac.  

    Championnat de course de caisse à savon

    Les voisins ariégeois de Moulin-Neuf vivront à l'heure de la compétition les 5 et 6 septembre prochains, à l'occasion de la 2e édition de la Course de caisse à savon. Le comité des fêtes local organisateur de l'épreuve avec le soutien du CSOCS (Comité Sud Ouest de Caisses à Savon) accueillera les concurrents samedi en début d'après-midi. Les pilotes et leurs petits bolides s'élanceront à partir de 14h, fin des essais prévue à 17h. Retour aux choses sérieuses dimanche 6 à partir de 10h, pour une journée sportive non-stop. Concurrents et spectateurs disposeront de buvettes et stands de restauration sur les lieux de l'animation. Le report des épreuves est prévu en cas de mauvais temps, l'accès au circuit est gratuit.