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C'était hier - Page 514

  • C'était hier : Haro sur Maître Goupil

    Battue Renards.jpg1er rang : Claude Subreville, André Naudy, Michel Mathieu dit Tistet, François Sanchez, Lazare Hernandez, André Sicre.

    2e rang : René Loupia, Emilien Boulbès, Sébastien Hernandez, Jeannot Rivière, Alfred Arnou, Pierrot Courdil, Victor Tisseyre.

    Il faut imaginer le Cours Colbert accueillant les nemrods chalabrois, de retour d'une matinée consacrée à une battue aux renards. L'année 1961 était bien engagée, et les membres de la société de chasse présidée par Alfred Arnou, bénéficiaient d'une autorisation leur permettant d'aller harceler Maître Renard sur les terres voisines de La Mouillère, commune de Chalabre. Après avoir envoyé deux goupils "ad patres", et avant de remiser les fusils, l'équipe pose devant l'objectif de Maurice Mazon, sur les marches du cabinet du docteur Lazare Anduze-Acher. A l'aide d'un fusil espagnol de marque Ugartechea, et d'un calibre 16 muni de canons juxtaposés (chevrotines), André Naudy et François Sanchez avaient, ce jour-là, porté deux coups fatals à la colonie de ce que d'aucuns appellent nuisibles. Quant aux chiens présents sur le cliché, pas cabots pour deux sous, ils avaient simplement l'habitude d'accompagner leur maître photographe sur chaque événement enrichissant le quotidien de la cité chalabroise.

    Un grand merci à Francine Sanchez Gayet pour la photo, et à André Naudy pour la précision de ses souvenirs.

  • C’était hier : Rugby : L’US Kercorb déjoue et quitte la scène en 16e

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du mercredi 25 mai 2005.

    us kercorb xvLes Chalabrois n’ont pu jouer leur partition habituelle (photos archives, Mai 2005).

    La belle aventure de l’USK s’est terminée dimanche sur le terrain de Cugnaux (Haute-Garonne) face à la bonne, mais pas imprenable équipe de Gondrin (Gers). Les deux formations ayant les mêmes couleurs, les Chalabrois avaient revêtu une tenue noire, signe prémonitoire d’un après-midi aux couleurs de temps.

    Au coup de sifflet de M. Lansalot (Côte basque), Olivier Saint-Martin donne le coup d’envoi du match sous une pluie discontinue. Dans le premier quart d’heure, l’équipe de Gondrin profite de l’appui du vent et des nombreuses pénalités sifflées contre les Chalabrois, pour occuper le terrain adverse.

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    Les Gersois ouvriront la marque dès la cinquième minute pour un hors-jeu dans un regroupement. Après ces moments de flottement, l’USK va réagir et une très belle attaque partie des 22 mètres aboutira très près de la ligne d’en-but. Olivier Saint-Martin fera fructifier cette première incursion en passant la pénalité qui ramène son équipe à égalité 3 à 3. C’est à compter de ce moment que l’USK va balbutier son rugby.

    Dès le renvoi au centre, un mauvais dégagement qui ne trouve pas la touche, une relance gersoise, un coup de pied à suivre dans l’angle étrangement déserté par la défense du Kercorb, et Gondrin marque un essai qui porte le score à 8-3. Les Chalabrois vont revenir un instant sous les poteaux gersois, mais une pénalité bien placée ne sera pas tentée. Gondrin se dégage et arrive à la mi-temps avec cinq points d’avance.

    A l’entame de la deuxième période, les hommes d’Olivier Carbonneau vont essayer de reprendre le match en main pour revenir au score. Une domination de quelques instants qui ne donnera rien, les Gondrinois ayant posé des barbelés en défense. Profitant des nombreuses fautes de mains des Chalabrois, les gars du Gers vont par de petits, mais précis coups de pied en touche, camper dans les quarante mètres audois. Ces derniers vont encaisser un deuxième essai qui porte le score à 13-3. A dix minutes du trille final, une énième pénalité augmentera l’écart entre les deux équipes (16-3), et ne laissera plus planer aucun doute sur l’issue de cette rencontre. D’autant que les jeunes Chalabrois multiplient les fautes de main dans leurs tentatives d’attaque et donnent trop de ballons de relance en ne trouvant pas les touches, face à une équipe gersoise qui n’en demandait pas autant.

    Ce 1/16e de finale de championnat de France perdu 16 à 3 laissera comme un goût d’inachevé et nourrira quelques regrets dans le camp du président Thomas Cuaresma. Mais cette équipe est jeune, et capable de réserver encore quelques belles émotions, pour la saison prochaine, tel ce titre de Champion des Pyrénées acquis de haute lutte après une finale intense qui reste une très belle récompense pour les « Bleu et Blanc ».

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    Supporters sur la pelouse de Cugnaux

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    Défaite et frustration 

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    Un président...

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    ... peut précéder un autre président

  • En route vers le Pas

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    L'ouverture de l'accès au Pas-de-la-case annoncée pour le lundi 1er juin prochain, offre l'occasion d'un petit retour en arrière, quand les Cars Mot emmenaient les jeunes Chalabrois vers les sommets. Ils observent ici une pause dans le Port d'Envalira.

    cars mot

    Tous ne peuvent être cités, mais sont reconnaissables sur la photo, Tony Mot et Maurice Mazon (à gauche), José Garcia, Jean Ferrier, Laurent Trujillo, Joseph Faure, Jean Montoro, Robert Berland, Jean Triat, Roger Laffont, Daniel Valença, Yves Saddier, Louis Icre, Gérard Martinez, Claude Huillet, Henri Lopez, Christian Conte,...

  • C'était hier : Pierre-Louis Fabre, victime des nazis, a désormais sa rue

    L’article publié aujourd’hui, avait paru le lundi 23 mai 2005, dans le journal l’Indépendant. Il rendait compte d’une cérémonie à la mémoire d’un jeune Chalabrois, tombé sous les balles de l’occupant, le 27 juillet 1944. Deux mois auparavant, Auguste Cathala, dont le souvenir sera célébré en septembre à Montjardin, avait également été assassiné par les hordes nazies.

    pierre-louis fabre,arac,rhin et danube chalabreUne plaque commémorative rappelle la tragique journée du 27 juillet 1944 (Photo archives, 8 mai 2005).

    La capitulation des armées du IIIe Reich, commémorée le dimanche 8 mai dernier, a connu un émouvant prolongement avec l’inauguration de l’allée Pierre-Louis Fabre, en mémoire d’un jeune Chalabrois victime des balles allemandes. Une initiative à mettre à l’actif de l’Association Républicaine des Anciens Combattants (Arac), représentée par MM. Louis Calvet et Pierre Puech, et financée par la section Rhin-et-Danube de Chalabre. L’occasion pour Maurice Rouzaud de retracer dans le détail et avec émotion cette tragique journée.

    En ce jeudi 27 juillet 1944, un important détachement de l’armée d’occupation allemande investit de grand matin, la petite ville de Chalabre. Prévenus très tôt, beaucoup d’hommes jeunes ou plus âgés, tentèrent de fuir afin d’échapper à une rafle ou à d’autres mesures de représailles.

    Installés en divers points stratégiques autour de Chalabre, les ennemis ouvrirent le feu au fusil mitrailleur, sur les hommes qu’ils apercevaient dans les champs. Plusieurs otages furent arrêtés et emmenés à Foix pour y être interrogés. Ils devaient être relâchés quelques jours plus tard. Mais à Chalabre, l’un des hommes fut mortellement atteint sur les flancs de la colline de Terre-Blanche. Il avait tenté de s’échapper depuis sa maison située à la sortie de la ville, rue du Capitaine-Danjou. Il avait franchi le Blau pour monter vers la colline. Il s’appelait Pierre-Louis Fabre, au village on l’appelait Pierrot Fabre.

    pierre-louis fabre,arac,rhin et danube chalabreSon père était décédé deux ans auparavant. Sa mère n’avait plus que lui. Il avait seize ans. Pour ses camarades plus chétifs, c’était un grand. C’était un bon copain, un musicien plein de vie, un peu bagarreur comme les enfants l’étaient tous à cet âge. « Il était notre ami. A 14 ans, 15 ans, 16 ans, on sort de l’enfance, on est adolescent. A cet âge-là, on ne pense pas à la mort, et c’est bien normal : on a toute la vie devant soi, on aime la vie. Cette vie, Pierrot l’a brutalement perdue en ce 27 juillet 1944, victime de la soldatesque fasciste hitlérienne. Je n’oublierai jamais ce triste cortège qui passa à un mètre de moi sur le pont du Blau en fin d’après-midi : quatre hommes de Chalabre, ramenant le corps de Pierrot à sa pauvre maman » rappelait Maurice Rouzaud.

    Il concluait en remerciant vivement les membres de l’association Rhin et Danube, l’Arac, les élus, d’avoir eu la délicatesse de placer cette plaque, qui rappellera à tous les Chalabrois et surtout aux jeunes, le souvenir de Pierre-Louis Fabre, « notre ami, enfant de Chalabre, enfant mort à 16 ans ».

    pierre-louis fabre

    Pierrot Cantié, Pierrot Fabre, Emile Pousse, en mai 1944 sur le pont du Blau.