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Commémorations - Page 50

  • Le hameau de Lescale se souvient du 9 août 1944

    Le dimanche 5 août, toutes les associations de résistants et combattants volontaires de l’Aude ont célébré le 68e anniversaire des événements d’août 1944.

    lescale,gaston bauzou,eliane argelèsJeanne Cazenave a remis en mémoire la tragédie.

    « Le poteau télégraphique est en fleurs ». Lorsque les habitants du petit hameau de Lescale entendent ce message diffusé par la BBC dans la nuit du 15 au 16 mars 1943, ils ne peuvent imaginer ce qu’un futur proche leur réserve. Soixante-quatre ans après les événements tragiques survenus le 9 août 1944 au pied du Maquis de Picaussel, le hameau de Lescale a rendu un vibrant hommage aux siens, survivants et disparus, à l’occasion d’une cérémonie qui rassemblait devant la « Baraque du Souvenir » inaugurée en août 2011, les habitants du village martyr et leurs enfants.

    Faut-il rappeler que le hameau de Lescale, au-dessus de Puivert, fut entièrement détruit par le feu le 9 août 1944 ? Soupçonnés de soutenir l’action des maquisards de Picaussel, les habitants de Lescale avaient ainsi subi les représailles menées par l’occupant nazi, mis en échec face aux résistants emmenés par Lucien Maury, alias Franck, et Marius Olive, alias Simon. La vie s’organiserait ensuite, les habitants du hameau étant relogés dans d’inconfortables baraques en bois.

    lescale,gaston bauzou,eliane argelèsOlivier Delcayrou, secrétaire général de la préfecture, salue un vétéran.

    Réunies en cette journée anniversaire, les autorités civiles et militaires au premier rang desquelles Gaston Bauzou maire de Puivert, Marcel Lajou et Charles Biart, partisans du maquis de Picaussel, Marcel Rainaud sénateur de l’Aude, Olivier Delcayrou secrétaire général de la préfecture représentant le préfet, Annie Bohic-Cortès et Jean-Jacques Aulombard, conseillers généraux des cantons de Quillan et Chalabre, Jean-Emmanuel Prost (Onac), le capitaine Vidal (Cie gendarmerie de Limoux), Robert Mondange (Souvenir français), le colonel Vigneron (délégué militaire départemental), et les porte-drapeaux des associations d’anciens combattants.

    lescale,gaston bauzou,eliane argelèsGaston Bauzou a délivré un vibrant appel à la vigilance.

    Après une messe célébrée par l’abbé Raymond Cazaban en l’église Saint-Etienne, épargnée par les flammes lors de l’incendie du hameau, Eliane Argelès présidente de l’association des « Amis de Lescale », souhaitait la bienvenue à chacun. Elle invitait Jeanne Cazenave à présenter un rappel historique des événements, avant que Josiane Hograindleur, alors enfant lorsque Lescale n’était qu’un alignement de baraquements, ne témoigne des souvenirs laissés par cette douloureuse période. A l’image de Gaston Bauzou et de son émouvant message humaniste, chacun des intervenants saluera la mémoire de celles et ceux qui défendirent les valeurs de la République, combattants de l’ombre et habitants du hameau. Avant le dépôt de gerbes, Olivier Delcayrou saluait l’esprit de la Résistance, ainsi que toutes les actions entreprises afin que le devoir de mémoire survive aux derniers témoins d’une période noire de notre histoire. 

  • Commémoration de la prise de la Bastille

    14 juillet 2012.jpgChristian Guilhamat a procédé au dépôt de gerbe.

    Célébrée samedi 14 juillet, la fête de la Liberté réunissait Chalabroises et Chalabrois, qui depuis la maison commune, ont rejoint en musique le monument aux Morts. Le cortège ouvert par les solistes du groupe Batucada, les porte-drapeaux, les représentants des anciens combattants et les élus du conseil municipal, a fait une halte devant la maison natale du Docteur Joseph Raynaud, tombé aux côtés de ses hommes au maquis de Meilhan (Gers).

    Après le traditionnel dépôt de gerbe au pied de la stèle imaginée par Jean Magrou, Christian Guilhamat, maire, donnait lecture d’un message de paix et de fraternité. Les sonneries venaient clôturer cette cérémonie patriotique. C’était ensuite le retour vers le cours Sully, où le premier magistrat invitait l’assistance à entrer dans la maison commune. Le traditionnel vin d’honneur clôturait le 223° anniversaire de la prise dela Bastille.  

  • Le souvenir d’Auguste Cathala reste présent dans les mémoires

    auguste cathala,le roudié,les vinsousUn rendez-vous du souvenir empreint d’émotion et de recueillement (photos Serge Fournié).

    Le destin tragique d’Auguste Cathala, assassiné le 23 mai 1944 par l’occupant nazi à la ferme du Roudié, a été évoqué dimanche 27 mai au pied de la stèle érigée par les FTPF. Une journée du souvenir à laquelle ont pris part aux côtés de Jacques Laffont, maire de Montjardin, les anciens combattants et leurs porte-drapeaux, Louis Arcizet (Prisonniers de guerre et déportés), Manuel Montoro (Anacr), François Grauby (Rhin et Danube), René Authier (Fnaca) et Casildo Sanchez (Guerrilleros Espagnols-FFI). A leurs côtés, la famille d’Auguste Cathala, les élus, René Chort président départemental de l’Anacr, Charles Biart, Gérard Couteau président de la Fnaca, et l’ensemble vocal Eissalabra.

    En rappelant les circonstances de la sinistre expédition menée par une colonne allemande venue de Carcassonne, guidée par six miliciens jusqu’à la ferme de la Famille Cathala (Les Vinsous), Jacques Laffont a remémoré les dernières heures d’un enfant de Montjardin âgé de 19 ans. Ce dernier, sommé de conduire l’occupant nazi jusqu’à la ferme du Roudié, remontera l’étroite vallée du Chalabreil, résolu à tromper ses futurs bourreaux, et à sauver les résistants du Maquis Faïta, remisés sur les hauteurs de Montjardin. En empruntant le chemin le plus long, Auguste Cathala réussira à alerter les compagnons de Michel Riffaut et Paul Alcantara, mais il sera alors torturé et mutilé avec une indescriptible sauvagerie.

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    Après une minute de silence et de recueillement, la chorale « Eissalabra » dirigée par Edouard Garcia a offert une émouvante interprétation du Chant des Partisans (photo ci-dessous). Jacques Laffont concluait la cérémonie en remerciant la nombreuse assemblée venue perpétuer le souvenir d’Auguste Cathala, martyr de la Résistance.

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  • « Manchots » et « Badalucs » se testent sur le stade Roger-Raynaud

    Roger Raynaud Ascension 2012.jpg

    Simone Raynaud et Thomas Rossi, un échange inter générationnel, entre émotion et respect.

    Une bougie d’anniversaire était soufflée en ce samedi des fêtes de l’Ascension, un an après l’inauguration officielle du complexe sportif Roger-Raynaud. L’occasion pour rugbymen et footballeurs, de se retrouver sous la bannière commune des vétérans, sur ce périmètre autrefois nommé « Champ Legrand ». Qu’il soit parti à la conquête d’un ballon ovale, ou d’un ballon rond, chacun aura tenu en cette journée festive, à rendre hommage au regretté Roger Raynaud, disparu le 16 septembre 2010.

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    Hommage au "Ravageur"     Après les mots de bienvenue, Thierry Cnocquart président de la confrérie des « Badalucs », évoquait la mémoire du « Ravageur », et soulignait le rôle qui fut le sien auprès de la jeunesse sportive chalabroise (photo ci-dessus). Présente au pied du mémorial élevé en bord de piste, Simone Raynaud son épouse, recevait un beau bouquet de fleurs, remis par les jeunes pousses du Kercorb en la personne de Thomas Rossi, leur capitaine.

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    Sous la direction alternée de Christian et Olivier, arbitres non officiels mais compétents, plusieurs rencontres vont ensuite s’enchaîner, selon la formule d’un mini tournoi qui verra ballon rond et ovale rouler de concert. Une belle façon pour les « Badalucs » rugbymen, de lancer leur saison, et pour les « Manchots » footballeurs, de clôturer la leur. Dans des conditions idéales, plusieurs éléments auront su démontrer leur polyvalence, tel un Gérald d’ordinaire buteur, et intraitable sur sa ligne de but, ou encore Yves, ailier de poche doublé d’un plaqueur acharné (photos ci-dessus).

    Dans la bonne humeur et sans trop de bobos pour des organismes somme toute usés, cette belle journée s’est poursuivie place Charles Amouroux, où un nouveau tiers-temps a prolongé le rendez-vous du souvenir.

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