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Commémorations - Page 54

  • Le mardi 23 mai 1944, à la ferme du Roudié

    auguste cathala,montjardin,jacques laffontJacques Laffont a évoqué le souvenir d’Auguste Cathala.

    La mémoire d’Auguste Cathala, assassiné le 23 mai 1944 par l’occupant nazi, a été honorée dimanche au pied de la stèle érigée par les FTPF à l’entrée du village de Montjardin. Avaient répondu à l’invitation de Jacques Laffont, maire de la localité, les anciens combattants et leurs porte-drapeaux, Louis Arcizet (Prisonniers de guerre et déportés), Marcel Deshayes (Anacr), François Grauby (Rhin et Danube), Lazare Hernandez (Fnaca) et Casildo Sanchez (Aage-FFI). A leurs côtés, la famille d’Auguste Cathala, les élus, les représentants de la gendarmerie, MM. Charles Biart, Jean-Jacques Aulombard conseiller général, et l’ensemble vocal Eissalabra. René Chort président départemental de l’Anacr était excusé.

    auguste cathala,montjardin,jacques laffontAprès le dépôt des gerbes, Jacques Laffont évoquait la chronologie des événements qui allaient précipiter le destin du fils aîné de Marius et de Marie Cathala, âgé de 19 ans. Harcelé par ceux qui seront bientôt ses bourreaux et qui le poussent sur le chemin devant les conduire jusqu’aux résistants, Auguste Cathala sait qu’il faut gagner du temps. Il choisira d’abord d’ignorer le chemin le plus court, puis, arrivé dans une clairière, il signale sa présence. Ainsi alertés, les membres du maquis « Faïta », établis dans la ferme du Roudié, échapperont aux griffes d’une colonne allemande, appuyée par la milice de Chalabre. Auguste Cathala subira l’acharnement et la barbarie de la horde, supplicié et mutilé, il sera abandonné dans la ferme incendiée. La veille, dans la ferme des « Vinsous », Auguste Cathala avait partagé le repas familial avec Paul Alcantara, André Riffaut, Lolo Mazon, et l’imminence d’un débarquement avait été évoquée.

    Après une minute de silence et de recueillement, les choristes d’Eissalabra dirigés par Edouard Garcia ont offert une émouvante interprétation du Chant des Partisans. Jacques Laffont concluait la cérémonie en remerciant la nombreuse assemblée venue honorer la mémoire et le sacrifice d’un fils de Montjardin. Chacun était ensuite invité à redescendre vers la place du village, pour un vin d’honneur offert par la municipalité.

  • Comme un trait d’union invisible avec Camerone

    camerone,aaleLe piquet d’honneur du 4e Régiment Etranger était associé à l’hommage rendu par les anciens de la Légion étrangère.

    Samedi 14 mai était honorée la mémoire des combattants tombés le 30 avril 1863 lors de la bataille de Camerone. La cérémonie mise en place par l’AALE (Amicale des anciens de la Légion étrangère) a d’abord eu pour cadre l’église St Pierre où une messe a été célébrée par les Soeurs de la Présentation de Marie. Légionnaires vétérans et Chalabrois ont ensuite rejoint le monument aux Morts aux côtés du piquet d’honneur du 4e Régiment Etranger basé à Castelnaudary. Après le salut aux drapeaux et les sonneries parfaitement assurées par le clairon du détachement, Christian Guilhamat maire de Chalabre et Jean-Jacques Aulombard conseiller général procédaient au traditionnel dépôt de gerbe.

    camerone,aaleLa nombreuse assistance ralliait ensuite le coeur du village et la maison natale du Capitaine Jean Danjou où était lu le récit du combat de Camerone. Formés en carré dans l’hacienda mexicaine de « Camaròn de Tejeda », les soixante-trois hommes du Capitaine Jean Danjou tiendront pendant dix heures face aux partisans des colonels Milàn et Gambas. A la tombée du jour, seuls trois légionnaires sont encore debout et seront épargnés, le caporal Louis Maine originaire de Mussidan en Dordogne, les légionnaires Geoffroy Wensel (Nettrich-Prusse) et Laurent Constantin (Bruxelles-Belgique).camerone,aale

    Comme le déclarerait plus tard Marco Antonio Menes Couttolenc, ancien maire de Camaròn et artisan du jumelage avec Chalabre, « Ce qui s’est passé ce jour-là a dépassé le temps et s’est transformé en légende. Le respect mutuel que se sont témoigné les adversaires lors de cette bataille, s’est paradoxalement transformé en un symbole de l’amitié franco-mexicaine ».  

     camerone,aaleLe caporal Louis Maine

    La cérémonie s’est poursuivie dans la maison commune, autour d’un vin d’honneur offert par la municipalité. Auparavant, l'AALE avait remercié les élus et la ville de Chalabre, pour l'accueil réservé.

    Un album-photo Camerone 2011 a été mis en ligne.

  • L’anniversaire du 8 mai a été célébré dans l’intimité

    8 mai 002.jpgChristian Guilhamat a fleuri le monument à la mémoire des enfants de Chalabre tombés au combat.

    La cérémonie marquant le 66e anniversaire de la capitulation sans conditions de l’Allemagne nazie célébrée dimanche 8 mai, aura été empreinte d’une certaine indifférence, eu égard au très faible écho recueilli par les invitations officielles. Fort heureusement, la prestation impeccable des musiciens de Batucada, avec notamment une interprétation sans faille des sonneries, aura permis à ce rendez-vous de la mémoire de conserver toute sa solennité.

    8 mai,batucadaIl était 11h à l’horloge de Notre-Dame, lorsque le cortège s’élançait depuis le portail de la mairie, précédé par les porte-drapeaux Louis Arcizet, Gilbert Barthez, François Grauby et Lazare Hernandez, suivis par les élus de la municipalité, le conseiller général Jean-Jacques Aulombard, les anciens combattants et une poignée de Chalabrois.

    Après une minute de recueillement et un dépôt de gerbe devant la maison natale du docteur Joseph Raynaud, tué le 7 juillet 1944 avec ses compagnons du maquis gersois de Meilhan, le cortège rejoignait le monument aux Morts. Un dépôt de gerbe effectué par Christian Guilhamat maire précédait la lecture du message du secrétaire d’état aux Anciens combattants. Les solistes mirapiciens exécutaient brillamment les sonneries, parachevant le vibrant hommage rendu aux victimes de tous les combats. La cérémonie se poursuivait avec un retour vers le centre de la bastide pour un tour de ville en musique, conclu par une aubade et l’apéritif partagé dans la maison commune. 

    8 mai,batucada  

  • A la mémoire des « Indésirables »

    L’étude réalisée par MM. Louis Vives et Jean Tisseyre, publiée en 1992 dans le bulletin de la Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude (SESA), recèle de précieux témoignages sur ce que fut le parcours des personnes ayant séjourné de 1940 à 1944, dans le camp d’internement de Rivel. Une structure érigée sur ordre du gouvernement français, donné aux préfets du Sud de la France, afin de faire face à l’arrivée éventuelle de réfugiés. Ceux que Pierre Laval chef du gouvernement pétainiste considérait comme des « indésirables » avaient les premiers, eu le courage d’affirmer leurs opinions politiques en dénonçant le danger d’une guerre contraire à l’intérêt de la nation, de la république et de toutes les libertés. Républicains espagnols, réfugiés allemands, militants communistes, syndicalistes, patriotes, résistants et juifs allaient ainsi être « hébergés » dans le camp de Rivel. Rivel mais aussi Argelès sur Mer, St Cyprien, Rivesaltes, Septfons, Bram, Le Vernet d’Ariège, Gurs, des centres d’internement devenus un instrument politique entre les mains de Vichy, et qui allaient fournir dès l’invasion de 1942, la principale population des camps de la mort.

    Louis Vives.jpgLouis Vives a retrouvé les derniers témoins du camp de Rivel (photo archives Avril 2001).

    Lundi 16 mai, l’association des résistants, déportés, internés et emprisonnés politiques (Ardiep) et l’Arac, association républicaine des anciens combattants, se réuniront au pied de la stèle du camp de Rivel afin d’honorer la mémoire de celles et ceux qui connurent l’enfer des camps d’internement. Les élèves du collège Antoine-Pons de Chalabre seront associés à cette journée du souvenir, aux côtés d’Andrée Zdrojower et Serge Pagès, coordinateurs d’une cérémonie qui débutera à 10h 45, sur le site de l’ancien camp, au lieu-dit « la scierie de la Prade ».