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Commémorations - Page 57

  • Le Capitaine Jean Danjou et la bataille de Camerone

    Mémorial Camerone.jpgHier vendredi 30 avril, la ville mexicaine de Camarón de Tejeda dans l'Etat de Veracruz, honorait le 147e anniversaire de la bataille de Camerone, qui opposa légionnaires français et patriotes mexicains en 1863 (photo archive ci-dessus). Une commémoration à laquelle participait le ministre de la Défense Hervé Morin, une première, alors que la Légion étrangère célébrait dans le même temps sa fête annuelle à Aubagne.

    Le combat qui eut pour cadre l'hacienda de Camerone est un épisode que nul n'ignore en Kercorb, berceau du capitaine Danjou. L'expédition du Mexique fut décidée par Napoléon III en 1861, pour contrer l'expansion des États-Unis et leur domination sur tout le continent américain. Napoléon III utilisera le prétexte du non-paiement d'une dette contractée par le gouvernement libéral de Benito Juarez, pour envahir le Mexique et tenter d'y établir une monarchie, proposée à l'archiduc Maximilien, frère de l'empereur d'Autriche.

    Le 30 avril 1863, un bataillon d'une soixantaine de légionnaires français est envoyé en éclaireur pour ouvrir la voie aux soldats en route vers Puebla. Les légionnaires, sous le commandement du capitaine Jean Danjou, se retrouvent pris au piège face à 3000 Mexicains. Le bilan des opérations est sans appel, malgré leur résistance et leur courage, les soldats du corps expéditionnaire ne seront que cinq à échapper à la mort.CameroneTableau.jpg 

    Ce combat ne serait pas resté dans les mémoires si le lieutenant-colonel Francisco Talavera, qui dirigeait les troupes mexicaines, n'avait pas choisi d'épargner les survivants. Quand les légionnaires accepteront de se rendre, c'est à la condition qu'ils puissent conserver leurs armes. Une requête à laquelle le colonel Angel Lucido Cambas répondra par ces mots : "On ne refuse rien à des hommes comme vous ".  (Photo Source : Musée de l'Armée)

    Au-delà de ce fait d'armes, la commémoration de « Camerone » est une célébration symbolique, partagée entre anciens adversaires loyaux et respectueux. L'occasion pour les habitants de Camarón de Tejeda de célébrer un épisode de leur histoire, en profitant de la rencontre entre deux cultures.

    Pour mémoire, Camarón de Tejeda et Chalabre sont jumelées depuis le 20 septembre 2004. Actuellement, seul le blason offert ce jour-là par Marco Antonio Menes Couttolenc, alors « señor presidente del pueblo de Camarón », témoigne de l'événement (photo ci-dessous). Camerone (Armoiries).jpgDeux flacons de terre issue du mausolée franco-mexicain et de la fosse commune où reposent le Capitaine Danjou et ses légionnaires avaient également été offerts à la ville de Chalabre. Par cette démarche, Marco Antonio Menes Couttolenc transmettait « le salut affectueux de ses compatriotes au peuple français ». Près de six ans plus tard, les liens tissés en cette fin d'été 2004 semblent distendus, et les espoirs placés dans ce jumelage, évaporés. Il reste à espérer que le temps n'efface pas définitivement l'heureuse initiative du Colonel Michel Auzias, artisan de ce rapprochement. Certes, un océan sépare Chalabre de Camarón de Tejeda  et il importe donc de rester raisonnable. Suffisamment pour espérer voir un jour figurer l'information indiquant au promeneur de passage qu'il entre dans le village natal de la figure emblématique de la Légion étrangère, enterrée à Camarón de Tejeda.

  • L’hommage aux victimes de la Déportation

    DSC_0541.JPGChristian Guilhamat a donné lecture d'un message à l'adresse des jeunes générations.

    La cérémonie à la mémoire des victimes de la Déportation a été célébrée dimanche 25 avril au monument aux Morts où élus et anciens combattants se sont retrouvés derrière les porte-drapeaux Louis Arcizet, François Grauby et Lazare Hernandez. Cette commémoration dédiée aux milliers de victimes de la barbarie nazie aura permis de raviver la flamme du souvenir.chg.JPG

    Les anciens du comité de la Fnaca autour de leur président Gérard Couteau ont observé une minute de silence, aux côtés de Christian Guilhamat, Yves Bachère et Evelyne Garros, représentants la municipalité. La faible participation à ce rendez-vous de la mémoire et notamment l'absence de représentants des jeunes générations n'a pas manqué d'interpeller. Un discret mais respectueux hommage a toutefois été rendu, 65 ans après la libération des camps de la mort.    

  • Du Blau au Chalabreil

    Commémoration du 19 mars 1962.

    La commémoration du cessez-le-feu marquant la fin de la guerre en Algérie s'est déroulée le vendredi 19 mars au pied du monument aux Morts où étaient réunis les Anciens d'Algérie et d'Afrique du Nord, membres du comité chalabrois de la Fnaca présidé par Gérard Couteau. A leurs côtés, les autorités civiles et les représentants des amicales des anciens combattants, précédés par les porte-drapeaux. La cérémonie du 48° anniversaire de la fin des combats a été rehaussée par les prestations des écoliers de Louis Pergaud et des choeurs de l'ensemble vocal Eissalabra. Après le dépôt de gerbe, la lecture de l'Ordre du jour du général Ailleret et du Manifeste national de la Fnaca, l'assistance rendait hommage aux soldats du contingent tombés en Algérie. Le cortège a ensuite rejoint la mairie pour le traditionnel vin d'honneur, en clôture d'une journée fortement marquée par le souvenir des camarades disparus au cours de dix années de combat en Algérie, au Maroc et en Tunisie. 

    Un nouveau service à la bibliothèque.

     La bibliothèque municipale est une des dix bibliothèques du département choisies par la Bibliothèque départementale de l'Aude pour offrir des contenus multimédia en ligne. Ce projet pilote initié par le conseil général (coût environ 8000€), donnera la possibilité de bénéficier d'un accès privilégié à un service de vidéos à la demande de la chaîne télévisuelle ARTE, à l'extranet de la Cité de la Musique et à une sélection de titres de presse. Ces services sont disponibles au n° 4 de la rue des Bains-douches, pour plus de renseignements, contacter Noëlle Danjou au 04 68 69 49 06.

    Bourse aux vêtements.

    L'association « Bon'action » organise une bourse aux vêtements le samedi 10 avril de 9h à 18h. Les stands seront installés sur les cours Colbert et d'Aguesseau, dans le prolongement du marché hebdomadaire. Le prix de l'emplacement a été fixé à 3€ pour 5 mètres, 1€ le mètre supplémentaire. Réservations au 06 07 56 55 93 ou 04 68 69 27 38 (HR). 

  • Ils ont fait Fluris !

    Fluris 2009 .jpgUne tradition vieille de 312 ans a été perpétuée. 

    Le charivari annuel organisé à la mémoire du Sieur Jacques Fleury, collecteur d'impôt fauché par la camarde le 13 décembre 1697 dans la nuit chalabroise, s'est déroulé comme prévu en ce froid dimanche de Ste Luce. Le tout dans une ambiance très bonne enfant, il faut dire que la moyenne d'âge des tireurs de traîneaux n'était guère élevée, les adultes préférant se tenir à distance, comme s'ils avaient voulu déléguer à leurs cadets l'entière gestion de l'événement.

    A 18h précises et autour d'une halle enveloppée dans la pénombre, là-même où notre collecteur à la chambre à sel devait tristement pratiquer le coupable forfait qui lui coûterait la vie, les petits « arrossegaïres » ont entamé un tour d'honneur endiablé. Au premier « Vei fan les ans que tueron Fluris ! », les traîneaux ont commencé à virevolter sur un pavé aussi étincelant que la nuit était ténébreuse. Un trio de meneurs composé de Clément, Thomas et Pierre allait très vite passer aux commandes, emmenant vers les cours Colbert, Sully et d'Aguesseau leurs compagnons de charivari. Arrivés à hauteur de l'ancienne épicerie La Ruche, que les plus de soixante-dix ans ont bien connu, la jeune troupe recevait un renfort de choix en la personne de Maurice. Comme aux plus beaux jours de ses jeunes années, ce dernier haranguait le cortège, faisant monter un nouveau et tonitruant « Vei fan les ans que tueron Fluris ! ».

    Fluris Blog II.jpg« Arrossegaïre » un jour, « Arrossegaïre » toujours.

    La bruyante commémoration allait continuer de plus belle, jusqu'à ce que la fatigue n'ait raison des petits organismes. L'heure était venue de rejoindre la table familiale où une bonne soupe, salée mais sans plus, allait ranimer des organismes mis à rude épreuve par une tradition qui semble avoir quelques beaux jours devant elle.