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Commémorations - Page 59

  • Le sacrifice d’Auguste Cathala n’est pas oublié

    A. Cathala.jpgLa mémoire d'Auguste Cathala assassiné par l'occupant nazi le 23 mai 1944 à la ferme du Roudié a été honorée dimanche 24 mai au pied de la stèle érigée à l'initiative des anciens FTPF. Une cérémonie émouvante qui a rassemblé autour de la grande famille d'Auguste Cathala, élus, Montjardinois, Chalabrois et les porte-drapeaux de la coordination des anciens combattants. A leurs côtés, le maire Jacques Laffont, revenu auprès de ses administrés après de sérieux ennuis de santé, Roger Rosich conseiller général, René Chort président départemental de l'ANACR et Casildo Sanchez président de l'Amicale des guerrilleros espagnols.

    Après un dépôt de gerbe effectué par les soeurs d'Auguste Cathala, Jacques Laffont retraçait cette journée et l'interminable calvaire subi par un jeune homme de dix-neuf ans, dont le sacrifice allait permettre aux éléments du maquis « Faïta » d'échapper à la soldatesque nazie pour prolonger encore leur mission de résistance. L'occupant arrivé très tôt et en force à la ferme des Vinsous sait qu'un groupe de résistants a établi son campement dans les environs. Il demande à Marius Cathala le père de famille de le conduire jusqu'à la ferme du Roudié. Auguste proposera alors d'accompagner la troupe. En prenant le chemin le plus long, le fils aîné de la famille Cathala savait que les maquisards seraient en mesure de voir la colonne allemande se diriger vers eux. Comprenant alors qu'il a été dupé, l'occupant nazi accompagné par la milice locale s'acharnera sur Auguste Cathala avec une indescriptible sauvagerie.Auguste Cathala Portrait.jpg

    Au soir de ce 23 mai, son corps atrocement mutilé sera retrouvé dans les décombres du Roudié incendié. Le 25 mai il est inhumé dans le petit cimetière de Montjardin, à la nuit tombée les maquisards viendront déposer sur sa tombe un bouquet de fleurs ornées d'un ruban tricolore. Soixante-cinq années après, le souvenir du sacrifice d'Auguste Cathala et de ses camarades de lutte ne s'efface pas des mémoires.

    (voir complément d'informations sur le site  http://sergefournie.unblog.fr)

               Auguste Cathala

  • Cérémonie du souvenir au camp d’internement du Moulin de l’Evêque

    Rivel 16 Mai 2009.jpgLe 28 janvier 1941, 253 militants syndicalistes étaient transférés vers le camp de St Sulpice la Pointe (Tarn), après avoir séjourné dans les baraquements du camp de Rivel. Moins connu que Rivesaltes, Gurs, Le Vernet d'Ariège ou le Récébédou, le camp de Rivel fut de 1939 à 1941 un centre de séjour où furent « hébergés » ceux que Pierre Laval ministre de l'Intérieur de Philippe Pétain considérait comme des « indésirables».

    Ce transfert s'inscrivait dans la logique d'une politique qui consistait « à purger la France de ces éléments indésirables sans nationalité ». Après février 1939 et les camps du Roussillon, camps du mépris, l'engrenage devait s'accélérer avec un gouvernement de Vichy allant au-devant des désirs de l'occupant, pour faire de ces centres de rétention un lieu de transit vers les camps d'extermination.

    Pour le devoir de mémoire et par respect pour les victimes de tous les totalitarismes, une cérémonie se déroulait le samedi 16 mai au pied de la stèle érigée en 1996 près des derniers vestiges du camp. Autour du comité de coordination des anciens combattants réunis à l'initiative de l'ARDIEP et de l'ARAC, le souvenir des internés a été honoré en présence de Jean-Paul Dupré député, Jean-Pierre Salvat maire de Rivel, Roger Rosich conseiller général, René Chort président de l'Anacr de l'Aude, Serge Pagès membre du bureau national de l'Arac, Marie-Ange Larruy pour le parti communiste ainsi qu'une délégation du Tarn.Rivel 16 Mai 2009 blog ter.jpg

    Serge Pagès a transmis le message de l'ARAC

    En l'absence d'Andrée Zdrojower souffrante, il revenait à Gaston Delpech de présider une cérémonie empreinte de simplicité, ponctuée par des interventions rappelant la stratégie subie par les victimes des camps d'internement du Midi de la France. Autant de lieux sur lesquels chacun était invité à remplir sans cesse le nécessaire devoir de vigilance : « Avec la menace du temps qui passe, les mots changent mais la réalité demeure ».

    Une gerbe a été déposée au monument aux morts de Rivel. Rivel 16 Mai 2009 blog.jpg
  • Commémoration du 8 mai

    8 Mai 2009.jpgLe 64e anniversaire de la capitulation sans condition des derniers dirigeants du IIIe Reich et de la victoire des armées alliées sur les forces hitlériennes a été marqué par une cérémonie solennelle à laquelle se sont associés les élus de la municipalité, le conseiller général Roger Rosich, les associations d'anciens combattants, la gendarmerie avec le maréchal des logis chef Michel Canilhac, les sapeurs-pompiers de la caserne Jean Cabanier et les citoyens chalabrois. Le devoir de mémoire se partage et il doit aussi se transmettre, mais l'absence de ces jeunes écoliers ouvrant la marche en des temps peu lointains, passe de moins en moins inaperçue.

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    Drapeaux en tête, le cortège s'est élancé depuis la mairie, précédé par le quintette « Batucada ». Après une minute de recueillement et un dépôt de gerbe devant la maison natale du docteur Joseph Raynaud, tué le 7 juillet 1944 avec ses compagnons du maquis gersois de Meilhan, le cortège rejoignait le monument aux morts. Un dépôt de gerbe effectué par Geneviève Carbou et Evelyne Garros adjointes au maire précédait la lecture du message du secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, donnée par Christian Guilhamat. Les solistes mirapiciens exécutaient brillamment les sonneries, parachevant le vibrant hommage rendu aux victimes de tous les combats. La cérémonie se poursuivait avec un retour vers le centre de la bastide pour un tour de ville en musique, conclu par une aubade et l'apéritif partagé dans la maison commune.  

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  • A la mémoire des "Indésirables"

    André Zdrojower.JPGL'Arac (association républicaine des anciens combattants) et les membres de l'association des résistants, déportés, internés et emprisonnés politiques (Ardiep) invitent les citoyens à venir se recueillir avec leurs familles le samedi 16 mai à 11h 15 au pied de la stèle érigée à la mémoire des internés du camp de Rivel. La cérémonie à laquelle prendront part des élèves de l'école de Rivel et du collège Antoine Pons de Chalabre permettra de rendre hommage aux déportés et victimes des camps de la honte.

    La cérémonie sera présidée par Andrée Zdrojower (Ardiep) et Serge Pagès (Arac).