Suite à l'étude faisant apparaître un grand nombre de rapaces vivant sur le site concerné, la Compagnie du Vent renonce au projet.
La Compagnie du Vent abandonne le projet de ZDE (photos Yves Saddier).
Lundi 17 juin, le théâtre municipal accueillait une réunion publique organisée à l'initiative de la Compagnie du Vent, porteuse d'un projet de parc éolien sur la commune de Corbières (359 ha-40% du territoire communal-et une puissance maximale de 31 MW). En présence d'une assemblée au sein de laquelle les opposants renouvelaient ostensiblement leur position, les intervenants ont rappelé les diverses étapes inscrites dans la démarche de création de cette zone de développement éolien (ZDE), initiée en 2009. Avant de faire part du résultat de l'expertise avifaune effectuée sur le secteur de Corbières et Matous, laquelle souligne la grande richesse du cortège des rapaces forestiers nicheurs (aigle botté, milan royal, vautour fauve).

Face au rapport d'experts, concluant à la présence de très forts enjeux naturels, la Cie du Vent se voit contrainte de réduire le parc initialement envisagé. Sur les quinze mâts prévus, seuls onze pourraient être érigés. Or les quatre éoliennes à supprimer, car situées en crête et donc plus impactantes, seraient également les plus productives.
Les alternatives d'implantation étant limitées de par le relief accidenté sur les hauts de la vallée de Lambronne, et devant les nombreuses mesures compensatoires à prévoir pour pallier les impacts sur les rapaces, la Cie du Vent annonçait sa décision de ne pas poursuivre le développement du projet éolien de Corbières.
Elle soulignait en conclusion, comment transparence et concertation auront pu prédominer, avec notamment la mise à disposition des expertises naturalistes aux services de l'Etat et à la LPO, insistant sur sa contribution à la connaissance scientifique d'un secteur jusqu'ici peu étudié. Avant de remercier l'ensemble des personnes ayant contribué au développement ou s'étant exprimé sur ce projet tout au long de ces dernières années.
L'ancienne gendarmerie abritait il y a peu, le centre socio-culturel.
Le dernier recueil de "Il était une fois Chalabre" est arrivé.
Cette nouvelle et superbe réalisation, confiée aux ateliers de l'imprimerie du Noisetier à Lavelanet, est le fruit de plusieurs mois de prospection, d'écriture, conclus par quelques séances de corrections appliquées, et angoissantes. Les lecteurs accueillis en ce samedi des fêtes de l'Ascension, ont eu la primeur de découvrir un Tome XI au fil duquel photos et photos de classe du milieu du siècle dernier, alternent avec les écrits et recherches de Fabienne et Georges Canal, Gaston Maugard, Serge Fournié, Philippe Cnocquart, Josette Taffet-Brzesc et Jean-Pierre Boulbès.
Incursions dans le passé du pays chalabrais, qui démontrent que les frictions politiques sont bien antérieures à l'an 2000, qui présentent la fiche militaire des conscrits de l'an 1908, l'espace urbain et le Férial depuis la Révolution jusqu'en 1850. Ou bien encore, les proverbes de ma Mère et les exploits de l'aviateur Brindejonc des Moulinais, posant son Morane-Saulnier entre les fermes de Saint-Antoine et Saint-Martin. Un sommaire varié, dont le point d'orgue est le chapitre ranimant l'activité de métairies érigées en périphérie de la capitale du Kercorb, dont les ruines fantomatiques pour certaines, se retrouvent aujourd'hui au milieu de nulle part.
Avant d'inviter l'assemblée à célébrer la bonne santé de l'association, Michel Brembilla saluait la fidélité de ses adhérents et remerciait les membres actifs, avec une mention pour José, maître d'oeuvre dans les ateliers du Noisetier. Il remettait ensuite à Christian Guilhamat, maire, un Tome XI qu'il est à présent possible de se procurer en mairie, ou chez José Sanchez, rue du Capitaine Danjou. 
La tour du Bourgat
Les ruines de la ferme de Roquefère.