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Patrimoine - Page 43

  • Visages d’un temps passé

    Ce cliché saisi voilà près de six décennies, permet de remettre en mémoire les visages de deux de nos anciens, immortalisés en train de prendre le temps, assis sur un banc quelque part dans Chalabre. Au risque de paraître irrespectueux, ce qui n’est pas l’intention de cette comparaison, ces deux grands-pères assis sur un banc ne sont pas sans rappeler les personnages principaux d’un roman de René Fallet, porté avec succès au cinéma. A gauche, François Abat (1883-1968), mutilé de guerre, avait perdu son bras droit à la guerre de 1914-1918. A droite et lui tenant compagnie, Jean Bourrel, dit Mascare (1872-1963).

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    François Abat et son ami Jean Bourrel, dit Mascare

  • L'agenda d'Atout Fruit

    atout fruit

    Après une journée dédiée aux plants et une fête réussie autour de l'ancienne gare de Chalabre le dimanche 9 mai (photo Aurélien Moralès), l'association Atout Fruit propose un nouveau rendez-vous le mercredi 26 mai, de 14 h 30 à 17 h à Laroque-d’Olmes (Ariège). Elle lance pour cela un appel à bénévoles, afin de mener à bien une cueillette de fleurs de sureau sur la Voie Verte.

    « Quoi de mieux qu’une petite balade printanière sur la Voie Verte pour aller cueillir des fleurs ? Toutes les petites mains sont les bienvenues pour le tri des fleurs post-récolte ! Les fleurs serviront à la production de gelée (et autres ?), n’hésitez pas à vous inscrire à l’atelier transformation ! ».

    Inscriptions et renseignements auprès de Christine au 06 56 80 23 66, rendez-vous sur le parking de la Voie Verte à Laroque-d’Olmes, aux abords de l'ancienne gare.

  • Une rivière, un pont, des tracas

    Il faut se transporter au 4 février 1806 pour prendre connaissance d’une délibération municipale relative à la construction d’un pont en charpente sur la rivière de l’Hers, d’où il ressort :

    « 1/ Qu’il ne s’est présenté aucun adjudicataire pour ces travaux malgré affiches et publications. Que cette absence a pour cause la répugnance qu’ont les ouvriers du pays qui ne savent ni lire ni écrire, pour le mode de soumission indiqué par le Préfet, et qu’ils ignorent le calcul des nouvelles mesures imposées.

    2/ On observe que les bois de sapin des forêts de Bélesta et de Rivel sont impropres pour être mis sur l’eau parce qu’ils sont trop gras et qu’ils se pourrissent malgré toutes les peintures à l’huile. Cette mauvaise qualité du bois demeure établie par l’expérience des habitants de Camon concernant leur pont qui s’est écroulé très peu de temps après sa construction malgré toutes les précautions prises.

    3/ On ne peut trouver des poutres en chêne d’une longueur conforme à la dimension du plan du Sieur Mazières, Ingénieur ; c’est le cas ainsi que la commission l’a représenté dans sa précédente délibération du 20 Vendémiaire dernier d’ajouter à ce plan une 6e travée ; que ce changement ne saurait diminuer la solidité de l’ouvrage puisque le pont qui vient de crouler par vétusté était établi sur 6 palées et une pile en maçonnerie de 2 m 60 de large qui formait la 7e palée, et que malgré cette division en 8 travées il a néanmoins existé pendant environ 1 siècle.

     Le conseil demande que le nouveau pont soit construit en chêne divisé en 6 travées qui seront formées par 5 palées et les 2 culées ».

    Et en date du 3 avril, « Soumission est faite au Sieur Jean Melliès charpentier de Chalabre pour la construction de ce pont en chêne sur les mesures du plan Mazières

    à 125. le mètre cube de bois neuf

       12.35 le mètre cube de maçonnerie à chaux et à sable

       66.48 le mètre cube de pierre de taille

         2.34 le mètre cube de gravier

         0.60 le mètre carré de crépi

         2.0 le mètre carré de peinture à l’huile

         1.50 le kilog. de fer ».

    rivière hers

    Vues plus contemporaines du Pont de l'Hers, au tout début et début du siècle dernier

    rivière hers

  • La croix du col de Saint-Benoît

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    Après le virage en épingle qui permet de revenir sur Chalabre à la sortie de Saint-Benoît, une stèle surmontée d’une croix se dresse dans les premiers virages qui ouvrent la montée du col. Grâce à l’étude faite en 1995 par Robert Roncalli et Gilbert Huillet sur les sobriquets de Chalabre (Tome II, Il était une fois Chalabre), il apparaît que cette pierre mémorielle fait le lien avec M. Bourrel, Chalabrois d’hier, surnommé « Mascaré ». Voici ce que nos amis Robert et Gilbert avaient pu recueillir :

    « M. Bourrel était le père de Jeanne. Un ancêtre qui habitait à la ferme de Courtalpla (ndlr : vers le sommet du col de Festes), était charbonnier, son visage était souvent recouvert de noir de charbon de bois. Autrement dit, il était « mascaré ». Cet homme fut assassiné par des voleurs de grands chemins à Saint-Benoît, sur le bord de la route, pour lui voler les quelques pistoles qu’il avait sur lui. Quand vous passerez sur la route de Limoux, à Saint-Benoît, vous verrez une croix qui indique le lieu du crime ».

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    Le clocher de Saint-Benoît

    Photo Maurice Mazon