Année 1934 sur l'avenue du Pont-Neuf, avec un plan resserré sur un groupe de Chalabrois réunis devant la maison de la Famille Lacroix, à l'angle de l'allée du château.
Photo Collection Eva Argenton
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Année 1934 sur l'avenue du Pont-Neuf, avec un plan resserré sur un groupe de Chalabrois réunis devant la maison de la Famille Lacroix, à l'angle de l'allée du château.
Photo Collection Eva Argenton
Année 1934, sur l'avenue du Pont-Neuf
La Famille Lacroix est réunie sur le pas de porte de la maison. Deux boeufs rentrent au bercail où « las grepios » chargées de fourrage les attendent.
(Photo Collection Eva Argenton)
Il n’est jamais trop tôt pour évoquer les souvenirs.
Après plusieurs prises de contacts calées in extremis à la faveur de pauses sanitaires, le projet de réalisation d’un film autour de la mémoire locale a amorcé un éminent tour de manivelle. Yannick Séguier, auteur, metteur en scène et réalisateur, était dernièrement présent en pays chalabrais, accompagné de Jean-Michel Clanet, son assistant technique. Le duo équipé de caméras sur pied et de matériel de prise de sons, a investi l’ancienne salle du conseil municipal, la finalité étant une collecte des témoignages de Chalabroises et de Chalabrois.
Après quelques mots de bienvenue, le contact est établi, Yannick Séguier et son invité engagent la discussion, tandis que Jean-Michel Clanet assure en toute discrétion les premières prises. Ainsi vont se succéder les témoins d’un temps passé, témoins encouragés à retracer des histoires de vie, histoires qui diffèrent au gré des générations placées dans le champ de la caméra. Sous l’impulsion de Jacques Mamet, vice-président de la communauté de communes des Pyrénées Audoises, un groupe de travail a pu établir un panel représentatif d’intervenants témoins d’un Chalabre d’hier, peut-être pas complètement oublié, et qui va continuer à exister sous la caméra de Yannick Séguier.
Les premiers enregistrements ont eu lieu les 10 et 11 mai derniers, et un prochain rendez-vous a été fixé au lundi 21 et mardi 22 juin. Encore deux semaines d’attente et la micro-cravate sera de retour, élément indispensable à la collecte de la parole et des souvenirs, avec des témoins cette fois d’une Chalabre industrielle et agricole, d’une cité confrontée aux privations. L’ensemble de ce considérable travail de collecte sera ensuite proposé à la diffusion sur support numérique, puis remis à la commune, partenaire du projet aux côtés de la CCPA.
La reprise du cycle de conférences proposée par l’Université Populaire en Kercorb qui devait avoir lieu dimanche 30 mai à 17 h à la Maison du Lac de Montbel, est différée à une date ultérieure. Le conférencier Stéphane Bourdoncle, devait intervenir sur le thème « Un patrimoine immatériel occitan, les noms de lieux en Kercorb ».
Quercorb ou Kercorb ? Y aurait-il un rapport avec Querigut, Queribus voire Carcassonne, ou Carol ? Le point commun ? Quercòrb désigne la roche, le rocher, kar-, mais aussi còrb, désignant l’adjectif « courbe ». Autant de questions qui vont encore un peu rester en suspens.