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Chalabre - Page 2

  • Carnet noir

    raphaël arjona garcía

    Photo archives, Juillet 2002

    Jeudi 15 janvier en l'église de Labastide-sur-l'Hers, un dernier hommage était rendu à Monsieur Raphaël Arjona García, décédé à l'âge de 95 ans. Une disparition qui renvoie vers les dimanches de l'USC XI des années 50, club présidé par Léon Dumay. Le ballon rond bénéficiait lui aussi et déjà de l'entente entre les villages de Labastide-sur-l'Hers, Le Peyrat et Chalabre.

    Titulaire au poste d'inter, un poste aujourd'hui disparu, Raphaël Arjona García évoluait entre son ailier et son avant-centre. « Un vrai lièvre » dixit un de ses jeunes supporters qui ajoute, « Raphaël était très sympathique, rieur, et toujours de bonne humeur ». Ce que les plus jeunes sociétaires du club avaient pu vérifier au mois de juillet 2002, lors du Cinquantenaire du club. Raphaël avait refait le chemin à l'envers et retrouvé avec bonheur quelques uns de ses anciens coéquipiers de l'USC XI. L'espace d'un jour, une nouvelle feuille de match avait pris forme sous les platanes de la place Charles-Amouroux.

    En ces tristes circonstances, très sincères condoléances à son fils Raphaël, à ses petits-enfants Anthony et Morgane, à toutes les personnes que ce deuil afflige.

    raphaël arjona garcía

    A l'occasion des 50 ans du FCC

    De gauche à droite, debout, André Deramond, Hyppolite Sarasseca, Auguste Giana (Piédalu), Raphaël Arjona, Jean Alabert, Ginès Lorca, Jean Martinez. Accroupis René Alegre, Floréal et Georges Vidal

    Photo archives, Juillet 2002

    raphaël arjona garcía

    US Chalabre XI, Années 1950

    De gauche à droite, debout : Roger Dumay, Georges Cazas, Jeannot Alabert, Grimault, Juàn Segurana, Raphaël Arjona. Accroupis, Fernando Cuetara, José Garcia, André Deramond, Miquel Vidiella, Lucien Martin, Alfred Hernandez

  • Vie et mort des platanes de nos cours

    platanes chalabre

    Cours d'Aguesseau 14 février 2023

    Au rythme de la rénovation des cours de la cité chalabroise, engagée au printemps 2017, plusieurs platanes ont été abattus, remplacés peu de temps après. Comme ce fut le cas notamment sur le cours d'Aguesseau en février 2023 (photo ci-dessus). Avec la dernière tranche de travaux engagée fin 2025 sur le cours Colbert, d'autres de nos « sentinelles géantes » s'apprêtent à disparaître du paysage urbain. Après une étude et l'avis d'un cabinet d'ingénierie arboricole, un dossier de déclaration d'abattage a été déposé, pour les arbres plongeant leurs racines au plus profond de l'ancien cours de la Treille. Au nombre de vingt-quatre, certains d'entre eux ont déjà été replantés, mais il semble que nombre des troncs bicentenaires restant, vivent leurs derniers instants. En 2001 et 2002 déjà, des arbres malades et menaçant de casser, avaient été mis à bas par les bons soins des services communaux (2001), ou ceux du District du Chalabrais (2002).

    En témoignent les deux photos ci-dessous, prises à un an d'intervalle.

    platanes chalabre

    Cours d'Aguesseau, Janvier 2001

    De gauche à droite, Jean-Marie Barra, Jean-Claude Marty (à la tronçonneuse), Nicolas Serano

    platanes chalabre

    Cours Sully, Janvier 2002

    De gauche à droite, Nicolas Serano, Cédric Courdil, Christian Rivals, Jean-Marie Barra, Jean Alabert

    Comme déjà évoqué ici dans un passé proche, « Ces sentinelles géantes qui nous gratifient de leur ombre généreuse par les chaudes journées d’été » affichent pour les plus anciennes, plus de 205 ans. « Enracinés au plus profond des cours Dr Joseph Raynaud, Colbert, Sully et d’Aguesseau, noms historiques et évocateurs, ces platanes ont eux aussi, leur histoire » (cf. Tome II, José Navarro, Il était une fois Chalabre).

    Retranscrit ci-après, un compte-rendu municipal, tel que le citoyen chalabrois aurait pu le lire aux alentours de 1820 :

    « L’an mil huit cent dix neuf et le dixième jour du mois de novembre, à l’hôtel de ville de Chalabre en séance du conseil municipal, réuni en conformité de l’autorisation donnée le 8 octobre dernier par M. le préfet de l’Aude, pour une session extraordinaire de huit jours, à l’effet de délibérer sur les objets dont des circonstances particulières l’ont empêché de s’occuper pendant la session constitutionnelle. Présents : M. le comte de Bruyères-Chalabre, chevalier des ordres royaux de Saint-Louis et de la légion d’honneur, maire présidant le conseil ; MM. Jean Vencaïné, Vincent Cavailler, Francis Audouy, Marc-Antoine Lasale le Turc, Joseph Lasale Jeune, Jean Chaubet Aîné et Jean-François Bézard Falgas, membres du dit conseil. En laquelle assemblée, un membre a dit que la petite ville de Chalabre est entourée d’un large cours qui sert de rue et en même temps de promenade, que ce terrain spacieux pourrait sans aucun inconvénient être planté de deux rangées d’arbres qui rendraient la ville plus agréable et même plus saine.

    En conséquence, il en fait la proposition comme d’une chose utile, désirée et sollicitée même par les habitants. Le conseil, adoptant la proposition et ses motifs, a délibéré qu’il sera fait une plantation d’arbres des deux côtés du cours qui entoure la ville et la sépare de ses faubourgs. Laquelle plantation sera même prolongée sur l’avenue de Limoux jusqu’au pont en pierre sur le Chalabreil. Qu’à cette fin, M. le maire se concertera avec l’architecte voyer de la ville ainsi qu’avec les ingénieurs des Ponts et Chaussées, quant à la partie du cours dépendante de la grande route, pour tout ce qui est relatif à l’espèce en qualité des arbres les plus convenables à la localité, à leur nombre, leur arrangement, leur plantation, de même que sur les moyens d’assurer leur conservation.

    Le conseil vote, en outre, une somme de 500 F pour cette dépense, sauf à augmenter ou diminuer, laquelle somme sera allouée dans le budget 1820 ».

    platanes chalabre

    Le Cours Colbert sous la neige

    Photo Leslie Ficcaglia

  • C’était hier : Tourisme : Objectif Pyrénées-Cathares

    L’article en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du mardi 23 janvier 1996.

    1996 Objectif Pyrénées Cathares 001.jpg

    Les Pyrénées Cathares seront l’une des priorités du développement du Chalabrais

    Photos archives, Janvier 1996

    Les prestataires touristiques et les élus du district se sont réunis dernièrement dans le cadre du projet de développement du Chalabrais, pour valider les axes forts du tourisme pour les prochaines années. Une expertise des équipements touristiques a en effet été réalisée cet été et cet automne par le bureau d’études De Visu, et a permis à partir des lacunes constatées et matière touristique (faible fréquentation des équipements existants, peu de réseaux commerciaux, vieillissement de certains équipements, gîtes communaux par exemple, manque de certaines prestations,…) de mobiliser ceux qui le souhaitent autour de plusieurs projets liés : au développement des activités « Pêche », à l’organisation de l’activité « Randonnées » qui passe nécessairement par une redéfinition des sentiers pédestres, à la tradition artisanale et aux produits du terroir, susceptibles d’être développés dans le cadre du Musée du Quercorb à Puivert.

    1996 Objectif Pyrénées Cathares 002.jpg

    Des groupes de travail se sont ainsi constitués et le résultat de leur réflexion aboutira en avril prochain à la définition du projet touristique global. En ce qui concerne la promotion et la communication, il a cependant été affirmé qu’un indispensable rapprochement avec les territoires voisins était à faire, afin d’intégrer le Quercorb dans un espace plus grand, celui de la destination Pyrénées Cathares.

  • C’était hier : La drôle de machine à vapeur d’Aristide

    L’article en ligne avait paru dans l’Indépendant, édition du mardi 23 janvier 2001. 

    aristide peyronnie

    Aristide Peyronnie, « brulou de vin » depuis un demi-siècle 

    Photo archives, Janvier 2001 

    « Autrefois on buvait un peu plus de gnole ». C’est sur ce constat teinté d’un peu d’amertume et de beaucoup de nostalgie que l’ami Aristide Peyronnie remet un peu de bois dans le fourneau de sa drôle de machine. Un imposant alambic (700 kg) qui lui permet de produire les 1 000 degrés auxquels peut prétendre tout ayant droit, c’est-à-dire tout exploitant agricole (baptisé bouilleur de cru), récoltant des fruits provenant de sa propriété et cotisant à la Mutualité sociale agricole (MSA). 

    Ce privilège est à présent encadré par l’Etat et une ordonnance de 1960 supprime la transmission aux descendants (pas aux conjoints) de cette franchise qui disparaîtra donc avec les ayants droits.  

    Peu à peu privé de clients, le métier d’Aristide est directement menacé, mais notre bouilleur ambulant continue à distiller tout son savoir-faire. Comme si de rien n’était et comme il le fait depuis toujours, depuis cinquante années consacrées à de drôle de métier. Originaire de Massat (Ariège), la patrie des bouilleurs, notre sympathique    

    « brulou de vin » possède comme personne l’art de séparer les vapeurs d’eau et d’alcool. Autour de lui les discussions vont bon train, pomme, prune ou poire, Aristide est passé maître dans l’alchimie des parfums fruités. Après Sonnac-sur-l'Hers et Villefort, l’alambic d’Aristide va distiller son divin nectar du côté de Puivert, aux pieds de la Dame Blanche.