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Chalabre - Page 4

  • C’était hier : Julien Saddier promu capitaine sapeur-pompier

    L’article en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du samedi 30 décembre 2000.

    julien saddierJulien Saddier signe un brillant parcours

    Photo archives, 2000

    Héritiers d’un corps de sapeurs-pompiers créé au printemps 1951, les pensionnaires du centre de secours Charles-Jean-Cabanier ont toujours fait honneur à leurs aînés. Nos soldats du feu n’ont jamais failli à leur mission, la cérémonie de remise de fourragère le 16 décembre dernier en est le témoignage. Issu de ce jeune et dynamique groupe, Julien Saddier vient d’obtenir avec succès le concours d’entrée dans le corps professionnel des Pompiers de Paris, où il avait déjà servi dans le cadre de son service militaire, de 1995 à 1996.

    Avant cela, une scolarité chalabroise marquée par l’obtention du premier prix départemental du concours national de la Résistance, amènera Julien Saddier à fréquenter le lycée nationalisé mixte de Limoux, où il décroche le Bac B. Un parcours qu‘il va poursuivre en IUT à Lorient puis à La Ciotat avant de réussir un DEUG à la faculté de Rouen. Ultime étape avant la présentation à Paris du concours qui lui vaut aujourd’hui l’attribution du grade de capitaine, et l’entrée dans le cercle très fermé des Pompiers de Paris. Sportif accompli, ce rugbyman qui opère en seconde ligne, est aussi un fervent collectionneur de tout ce qui se rapporte à la seconde guerre mondiale.

    En adressant de vives félicitations à Julien Saddier et aux siens, nous saluerons également les récentes promotions de Thierry Cnocquart et David Lara, pompiers professionnels respectivement sapeur auxiliaire au centre ariégeois de Foix et matelot dans le bataillon des marins-pompiers de Marseille. Sans oublier Philippe Cnocquart, ancien cadet lui aussi des sapeurs chalabrois, actuellement capitaine et responsable à ce titre, du centre d’intervention et de secours de Foix.

  • C'était hier : Quand Chalabre était l’autre pays du camembert

    L'article en ligne avait paru dans l'Indépendant, édition du samedi 26 décembre 2020. Un article plus complet sur les activités de Louis Leplomb a été publié dans le Tome XVI, édité en mai dernier par l'association Il était une fois Chalabre.  

    louis leplomb

    Cette coque était réglée sur l’heure du laitier

    Photo archives, mars 2019

    Lequel était là le premier, du petit bois de chêne ou de la Renault Nova 4, pour laquelle le temps s’est définitivement arrêté ? Ce vestige automobile, auquel était autrefois attelé une remorque, appartenait à Georges Garros († 1963), métayer à la ferme de Saint-Antoine. Avec les travaux de l’exploitation, Georges Garros collectait au quotidien, le lait en bidons d’aluminium, sur un secteur allant de Chalabre à Sainte Colombe-sur-l’Hers et Montbel (Ariège). Cette activité était destinée à approvisionner la fromagerie sise sur la route de Lavelanet, juste après la maison du Foulon Nord, aujourd’hui appelée L’Escale.

    louis leplombGeorges louait ainsi ses services à André Louis Leplomb (photo), natif de Paris (XVe), établi là depuis le 1er janvier 1954. Avec le concours de son épouse Geneviève, née Röösli, le fromager Leplomb avait acquis une belle renommée au-delà du Kercorb et du Plantaurel réunis. Il avait également anticipé les avantages du marketing, comme en témoigne l’étiquette accompagnant sa production (photos ci-dessous).

    louis leplomb

    Une réclame d’époque, en faveur du Délicieux

    © Photos Collection Raymond Crampagne

    Au volant de sa fourgonnette Peugeot, immatriculée 699 BM 11, notre fromager partait vendre sa production sur les marchés de la région. Le 24 novembre 1960, il quittera Chalabre pour Villefranche-de-Rouergue, tandis que Georges Garros poursuivra son travail de collecte pour la laiterie voisine de Rieucros (Ariège). Voilà comment la cité du Kercorb laissait échapper un label de caractère, c’était il y a soixante ans tout juste.

    louis leplomb

  • Carnet noir

    philippe gérard

    Les Chalabrois ont appris avec une grande tristesse le décès de Monsieur Philippe Gérard, enlevé à l'affection des siens le lundi 29 décembre à l'âge de 67 ans. Un dernier hommage lui sera rendu lundi 5 janvier en l'église Notre-Dame de Chalabre, où une bénédiction sera célébrée à 10 heures. La cérémonie d’incinération aura lieu à 13 h 15 au crématorium de Trèbes.

    Philippe repose à la chambre funéraire de la Rose à Chalabre, où les visites seront possibles les mercredi 31 décembre, vendredi 2 et samedi 3 janvier, de 14 heures à 17 heures.

    En ces douloureuses circonstances, très sincères condoléances à ses fils Cyril et Quentin, à Justine et Maude ses belles-filles, à ses soeurs Josy et Dominique, à Giulia, Mila et Nino ses petits-enfants, à toutes les personnes que ce deuil afflige.

  • Dans les pas de Maurice Mazon, vers l’oppidum du Mayné

    maurice mazon

    © Photo Maurice Mazon

    Le Tome XVI édité en mai 2025 par l'association Il était une fois Chalabre, consacre un sujet dédié à Maurice Mazon, « Le photographe du pont du Blau » (1894-1970). Au fil du récit, il apparaît que l'homme au Rolleiflex était également passionné par les fouilles archéologiques, des fouilles qu'il avait pu mener pendant ses temps de loisirs. Au guidon d'une bicyclette équipée pour embarquer tout le « barda », Maurice Mazon partait ainsi prospecter en un lieu perché référencé sous le nom d'oppidum du Mayné.

    maurice mazon

    A quelques heures de l'hiver 2025, retour à l’oppidum du Mayné, par un sentier escarpé, guidés par la canne et par les mots de Christophe Roncalli : « Le vendredi 19 décembre, trois passionnés d’histoire locale se sont rendus sur le site de l’oppidum du Mayné, sur la commune de Bélesta. Une visite à la fois d’observation et de mémoire, placée sous le signe de la transmission : celle d’un savoir construit pierre après pierre, de génération en génération.

    Aux confins de l’Ariège et de l’Aude, dans la haute vallée de l’Hers, le Mayné occupe un vallon pentu, ceint de reliefs escarpés et clos par un à-pic dominant la résurgence de Fontestorbes. Un emplacement défensif, mais contraint, qui abrita un habitat groupé occupé du milieu du IIᵉ au Ier siècle avant notre ère.

    maurice mazon

    Les premières observations remontent à la fin des années 1940 : Jean Tricoire signale alors l’intérêt du site, bientôt relayé par Maurice Mazon. Son travail patient, mené sur le terrain, contribue à faire connaître le Mayné et inspire les recherches ultérieures. Trente ans plus tard, en 1982 et 1983, Jean Louis Hygounet prolonge ces premiers travaux par des sondages confirmant l’intérêt archéologique du lieu, l’un des rares sites d’habitat groupé identifiés sur les contreforts nord pyrénéens.

    La visite de décembre s’inscrit dans cette continuité. En suivant les pas de Maurice Mazon, les visiteurs rappellent combien chaque contribution, aussi modeste soit elle, participe à la construction d’une mémoire commune. L’histoire du Mayné témoigne ainsi de ce lien fertile entre générations de chercheurs, où la passion et la curiosité deviennent un ciment entre passé, présent et avenir ».

    maurice mazon

    maurice mazon

    La cité de Bélesta depuis l’oppidum du Mayné

    maurice mazon