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Chalabre - Page 3

  • C'était hier : La chapelle du Calvaire... ressuscitée

    L'article en ligne avait paru dans l'Indépendant, édition du lundi 11 mars 1996.

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    Frédéric Paillard († Juin 2024) montre les fissures du contrefort, qui menacent le clocher

    Photo archives, Février 1996

    Le « Mont Calvaire » qui domine Chalabre au nord, est perché d'une chapelle dont l'origine remonte au XIe siècle, remaniée ensuite au cours des différentes périodes (XIIIe, XVIIe, XIXe). Ce lieu délaissé voire oublié depuis quelques années bénéficie depuis peu des soins d'un ouvrier spécialisé, requis par la municipalité chalabroise et l'ASPAK, association présidée comme chacun sait par Mme Marie-Louise Saddier.

    Ancien artisan et compagnon du tour de France, Frédéric Paillard restaure depuis mai 1995 ce lieu de prières et de pèlerinages, en se mettant au service des Chalabrois soucieux de la préservation des anciens ouvrages. En dix mois de travail, nombre de réparations ont été réalisées, avec parfois la collaboration des employés municipaux, notamment lors de la réfection partielle de la toiture. Le mobilier intérieur, les statues et toiles anciennes, les menuiseries ont tour à tour été traitées et restaurées avec le plus grand soin, afin d'endiguer les assauts de la moisissure, des vers et autres insectes destructeurs. Frédéric Paillard s'est également chargé d'effectuer un inventaire des travaux restant à réaliser et un premier bilan laisse entrevoir un chantier qui pourrait être étalé sur plusieurs années, la réfection des murs extérieurs étant devenue indispensable (piquetage et recrépissage).

    Plusieurs projets susceptibles d'apporter une manne financière ont été évoqués, tels l'organisation de concerts de musique les beaux jours venus, de repas champêtres ou encore des processions, telles qu'elles se déroulaient dans un passé relativement proche.

    Au début de l'ère chrétienne, juste un simple oratoire aurait figuré sur le mont, l'origine de l'édifice actuel pouvant être situé au début du XIe siècle. Le choeur de la chapelle représente la partie d'origine la plus ancienne (roman tardif), divers agrandissements et remaniements auraient eu lieu notamment au XVIIe, date supposée de l'aménagement du chemin de croix, comme en atteste les dates des trois croix placées en façade sud de la chapelle (1605, 1610, 1620). L'agrandissement final serait du milieu du 19e siècle d'après la date située sur la clef de voûte du centre, 1842. Anciennement appelée « chapelle de réparation », la chapelle du Calvaire était un lieu à caractère pénitentiel, dédiée au Christ et à la Vierge, Notre Dame des 7 douleurs, dont la statue figure à la nef sud. Un petit ermitage accolé à la chapelle fut habité en permanence jusqu'au milieu du XIXe siècle, par une succession d'un ou deux ermites de vocation.

    Ceux qui prétendent n'avoir jamais connu de vendanges en Kercorb en seront pour leurs frais, puisque les coteaux du Mont Calvaire étaient recouverts de vignes qui faisaient vivre une petite corporation de vignerons. Ces derniers se réunissaient une fois par semaine, le dimanche matin, dans une cabane commune de base circulaire (la hutte ronde), où ils déjeunaient ensemble avant de partir à la messe de Chalabre. Démantelé en 1907 après la terrible épidémie de phylloxéra, le vignoble fut détruit, seuls les plus fortunés des vignerons replantèrent un cépage américain, les autres, ruinés, durent trouver une autre activité. Ce petit rappel historique permet d'évoquer également les cloches données en 1630 par Jehan Antoine de Bruyères, fondateur du couvent des pères capucins, qui desservaient la chapelle au XVIIe siècle.

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    Ces cloches résonneront elles à nouveau dans l'espace chalabrois, Frédéric Paillard s'emploie sans compter afin de pourvoir à la restauration de ce lieu privilégié, en espérant parfois le retour des « marguilliers » du Calvaire, congrégation appartenant dans les années 1700 à la « fabrique » paroissiale, et qui prenait part aux dépenses inhérentes au nécessaire entretien de la chapelle.

    Sources, « Chapelle du Calvaire, Recueil tiré des archives de Chalabre » Marie-Louise Saddier                             

  • FNACA : 64e anniversaire du Cessez-le-feu en Algérie

    cessez-le-feu en algérieDans la perspective de la Journée nationale d'hommage aux Morts pour la France pendant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie, commémorée le jeudi 19 mars prochain, Michel Sallès président du Comité local FNACA de Chalabre communique :

    « 2026, il y aura 64 ans exactement que le cessez-le-feu était proclamé en Algérie. Plus de 30 000 militaires français tués pour la plupart à l’âge de 20 ans. En cette date anniversaire, le Comité local FNACA de Chalabre invite l’ensemble des administrés et tous ceux qui le désirent à assister à la cérémonie du souvenir qui se déroulera devant le monument aux morts de Chalabre. Une délégation du conseil municipal de Puivert sera présente et déposera une gerbe devant le monument aux morts. Une gerbe sera déposée devant le monument aux morts de Puivert.

    Programme : 11 heures, rassemblement devant la mairie de Chalabre, cours Sully, départ en musique et en cortège vers le monument aux Morts. 11 heures 30, lecture de l’allocution par le président du Comité FNACA de Chalabre, dépôt de gerbes par les autorités de Chalabre et de Puivert. Sonnerie aux morts, minute de silence puis refrain Marseillaise joué par le groupe Batucada. 11 heures 45, dislocation et apéritif d’honneur en mairie de Chalabre offert par la municipalité ».

  • C'était hier : Villefort : Frédéric Paillard ouvre les portes de l’église Saint-André

    L'article en ligne avait paru dans l'Indépendant, édition du dimanche 7 mars 2021 

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    La statue de Saint-André, visible au-dessus de l’autel

    Photos archives, Février 2021

    Au printemps 1996, la chapelle du Calvaire à Chalabre avait bénéficié de soins d’un ouvrier spécialisé requis par la municipalité et l’association pour la sauvegarde du patrimoine artistique en Kercorb (Aspak), présidée alors par Marie-Louise Saddier. Ancien artisan ébéniste et compagnon du tour de France, Frédéric Paillard ( † Juin 2024) s’était employé durant dix mois à restaurer mobilier, statues, toiles, ainsi qu’une partie de la toiture et cela en collaboration avec les employés de la commune.

    Néo retraité parti de Chalabre et devenu Villefortois depuis le printemps dernier, il a décidé d’employer un peu de son temps libre au service de l’église Saint-André de Villefort. Autrefois, les « marguilliers », membres de la congrégation appartenant à la fabrique paroissiale, prenaient part aux dépenses inhérentes au nécessaire entretien des lieux de culte. Mais c’était dans les années 1700. Moins nombreux aujourd’hui, ils comptent en la personne de Frédéric Paillard, un digne successeur, défenseur du patrimoine et passionné d’histoire. Il propose également des visites commentées, sur rendez-vous.

    frédéric paillard,église saint-andré de villefort

    Un instrument à clavier est venu enrichir le mobilier de ce lieu saint

    frédéric paillard,église saint-andré de villefort

    La sacristie va faire l’objet de soins particuliers