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Chalabre - Page 3

  • C'était hier : La Marseillaise a retenti à Sonnac-sur-l’Hers

    L'article en ligne avait paru dans l'Indépendant, édition du dimanche 4 septembre 2011. 

    sonnac-sur-l'hers

    Roland Fourcassa n’a pas hésité à offrir la tournée générale

    Photo archives, Août 2011

    C’est le rendez-vous des amateurs désireux de faire quelques pas de danse avant la rentrée de septembre, et c’est à Sonnac-sur l’Hers, petit village du Kercorb qui oeuvre pour sa pomme. En ce dimanche dédié à Saint Augustin, patron des chiffonniers, et après un vide-grenier réussi, musique et danse étaient à l’honneur, grâce aux prestations de la banda « Entre nous », et de l’orchestre « Baïlamor ». Autant dire que le climat sur la place du village était des plus festifs, jeunes et moins jeunes obtenant satisfaction grâce aux artistes emmenés par Christophe et Tonton Kéké.

    Sous le soleil et en parfaite harmonie, tango et paso-doble alternaient avec « Paquito chocolatero » et « la Boiteuse », lorsque nos musiciens fendaient la foule comme un seul homme, avant de ramener avec eux, l’ami Roland Fourcassa. Comme chacun sait, ce Sonnacois crédité de trente-deux années d’investissement au service de la communauté et de la fête, a été sacré champion de France de ball-trap, fosse européenne, le 24 juillet dernier. Distinctions qui valaient à l’intéressé, l’honneur de monter sur la plus haute marche d’un podium improvisé, avant que ses amis musiciens n’exécutent une vibrante Marseillaise, à donner des frissons. Une partition plutôt inattendue mais très sympathique, insérée avec bonne humeur dans le programme musical 2011. Rendez-vous en septembre 2012, pour une nouvelle fête, et un nouveau titre ?

  • Le cours Colbert, sa canopée, son avenir

    Dans le cadre des travaux de rénovation des cours de la bastide, lesquels vont entrer dans leur dernière phase avec la réfection du cours Colbert, Eric Fabre, Docteur en écologie, habilité à diriger des recherches en histoire moderne et contemporaine, propose son analyse de la situation :

    « J'ai vu que, depuis quelques années, la commune de Chalabre réhabilite le centre du village, avec en particulier la réfection des réseaux vieillissants d'eau et d’égout. Ces travaux impactent effectivement les arbres présents.

    Je suis sensible à la présence de ces platanes, dont certains sont très âgés.

    Mais c'est justement leur âge qui est leur fragilité principale puisque, comme le document en ma possession (ndlr : Rapport du diagnostic visuel et sonore du SMDA) l'indique, "tous les arbres matures présents présentent des défauts majeurs".

    Donc que faire avec ces arbres qui sont de toute façon prêts à mourir ?

    Certes, il est toujours possible de prolonger un peu la durée de vie des arbres, mais au prix d'un surcoût des travaux engagés. Cela ne fait que repousser le choix de planter de nouveaux arbres.

    L'état sanitaire de ces arbres est aussi une préoccupation de la collectivité qui est juridiquement responsable. Lorsqu'une branche tombe sur une voiture ou, pire, un piéton, les considérations de protection des vieux arbres ne font guère le poids face aux dégâts occasionnés.

    Je pense qu'il faut privilégier une gestion raisonnée de ces arbres : on a trop attendu pour les remplacer par des arbres sains, capables d'apporter rapidement de l'ombrage aux rues, sans risque de chute de branche, de dégâts aux façades, etc.

    Ce qui fait qu'aujourd'hui la commune est obligée de tout couper d'un coup, et donc de créer un dégât visuel qui mettra du temps à être réparé.

    Le véritable problème n'est donc pas d'abattre ces arbres, dont la structure est affaiblie, mais de ne pas avoir géré leur vieillissement en assurant des plantations dans les décennies précédentes. Maintenant, quels arbres conseiller ? des arbres qui puissent rapidement "faire" ce qu'on attend d'eux : de l'ombre et un support de biodiversité.

    Je pense sincèrement que le collectif que vous mentionnez devrait être proactif sur cette question du remplacement des arbres plutôt que de s'arcbouter sur la sauvegarde d'arbres qui de toute façon vont rapidement mourir. Car c'est bien là le sort commun de tout être vivant : s'affaiblir après avoir atteint son plein développement, puis mourir.

    Les ormeaux qui ornaient les rues des villes et villages méridionaux ont été remplacés dans le courant du XIXe siècle par des platanes (espèce importée d'Orient : le platane n'est pas endémique d'Europe). Maintenant ces platanes ont vieillis et doivent eux-même être remplacés. Je ne vois là rien d'anormal d'un point de vue socio-biologique.

    Il y a donc urgence à être force de proposition pour choisir des arbres qui remplissent les fonctions qu'on leur demande, puisque ces vieux platanes sont malades et destinés à une mort rapide. Outre le choix d'essences (notez bien que je mets un pluriel : la diversité est aussi un critère à intégrer), il faut voir comment optimiser la croissance de ces nouveaux arbres.

    Quelles sont les expériences conduites ailleurs ? Comment les villes en transition opèrent-elles ? Un parangonage serait ici très utile. Ce qui me gène à Chalabre, ce n'est pas de supprimer des arbres qui de toute façon vont bientôt mourir, mais que le projet n'ait pas inclus une réflexion globale intégrant une large végétalisation des espaces de circulation ».

    Eric Fabre conclue en renvoyant vers quelques informations concernant la végétalisation urbaine :

    https://www.cerema.fr/fr/actualites/vegetaliser-espaces-urbains-quelles-essences-planter-ou

    https://www.tela-botanica.org/2025/03/quelles-especes-darbres-planter-en-ville/

    https://www.nature-en-ville.com/sites/nature-en-ville/files/document/2024-04/Guide%20de%20l%27arbre%20urbain.pdf

    https://agirpourlatransition.ademe.fr/collectivites/conseils/adaptation/vegetalisation

  • Plantations d’arbres sur les cours

    Le texte qui suit rend compte d'une délibération municipale datée du 10 novembre 1819, portant sur « Plantations d’arbres sur les cours ». Elle a été extraite des archives de la maison commune par les bons soins de Roland Combes, expert en cotes et autres ballots d'archives.

    « L’an mil huit cent dix neuf et le dixième novembre, à l’hôtel de ville, en séance de conseil municipal réuni en conformité de l’autorisation donnée le huit octobre dernier par M. le Préfet pour une session extraordinaire de huit jours …………..

    En laquelle assemblée un membre a dit que la petite ville de Chalabre est entourée d’un large cours qui sert de rue et en même temps de promenade, que ce terrain spacieux pourrait sans aucun inconvénient pourrait être planté de deux rangées d’arbres qui rendrait la ville plus agréable et même plus saine. En conséquence il en fait la proposition connue d’une chose utile, Désirée et sollicitée même par les habitants.

    Le conseil adoptant la proposition et ses motifs a délibéré qu’il sera fait une plantation d’arbres des deux cotés du cours qui entoure la ville et la sépare de ses faubourgs, laquelle plantation sera prolongée sur l’avenue de Limoux jusqu’au pont en pierre sur le Chalabreille, qu’à ces fins M. le maire se concertera avec l’architecte voyer de la ville ainsi qu’avec Messieurs les ingénieurs des Ponts et chaussée quant à la partie du cours dépendante de la grande route pour tout ce qui est relatif à l’espèce ou qualité des arbres les plus convenables à la localité, à leur nombre, leur arrangement, leur plantation, de même que sur les moyens d’assurer leur conservation. Le conseil vote en outre une somme de cinq cent francs pour cette dépense laquelle somme sera allouée dans le budget de 1820. Et ont les délibérants signé, après lecture ».

    (ph f 032 et 033 Archives municipales M de Chalabre série D 12)

    arbres sur les cours

    arbres sur les cours