En septembre 2004, les amis de Kiki lui avaient préparé un bel anniversaire, riche en surprises (photo archives, Jean-Pierre Petiteville).
Mercredi 24 avril était accompagné vers sa dernière demeure, Christian Huillet, décédé à l'âge de 68 ans, en son domicile de la rue du Barry-Saint. Né à Chalabre le 2 septembre 1944, « Kiki » Huillet était une figure du Kercorb, dont le parcours aura été intimement lié à celui de la boulangerie familiale de la rue du Capitaine Danjou. Une vie active entièrement dédiée à la confection d'un pain quotidien, élaboré dans le pétrin de «Chez Yoyo», institution chalabroise, ultime dépositaire de la formule du tougnol et du mille-feuilles.
Supporter des rugbymen de l'USC XV, le regretté « Kiki » parvenait à se procurer quelques rares moments de liberté, qui lui offraient l'occasion de rejoindre ses amis du Club Cyclo du Chalabrais. Fidèle élément de la garde rapprochée de Roger Caux, trésorier du club, et avec l'aval de son président François Lopez, il sacrifiait à la sortie annuelle de septembre sur les pentes ariégeoises du Couserans. Danseur de valse émérite, « Kiki » n'hésitait pas à pousser la chansonnette, offrant régulièrement à ses nombreux amis, une interprétation exclusive de la Valse amoureuse.
Victime d'ennuis de santé depuis 2009, Christian Huillet avait sensiblement modifié ses habitudes, et sa présence s'était faite plus rare sur les cours. La cérémonie civile célébrée mercredi sous les cèdres de Saint-Pierre, a permis à une assemblée recueillie de lui adresser un dernier adieu, avant son inhumation dans le caveau familial.
En ces douloureuses circonstances, sincères condoléances à Monique sa belle sœur, à Bruno et Anne ses neveux, à toutes les personnes que ce deuil afflige.
L'ami Kiki (à droite) au sommet du Port de Lers, en route vers Saint-Girons avec ses amis cyclos (photo archives, Octobre 1982).
La commémoration du souvenir des victimes et des héros de la Déportation sera célébrée aujourd'hui dimanche 28 avril à 11h 30, au monument aux Morts. Cette journée intégrée dans le cadre des cérémonies dites mémorielles, permettra de délivrer un message de paix, aujourd’hui indispensable, pour lutter contre la résurgence des discours racistes, antisémites et xénophobes. Les citoyens chalabrois et les corps constitués, accompagnés des jeunes générations, se retrouveront au monument aux Morts.
Les "jaune et noir" du Souilhe FC seront difficiles à manoeuvrer.
Romain Sicre a redonné du lustre à la création familiale (Photo Michel Brembilla).
Juché sur un échafaudage mis à disposition par les services municipaux, Romain Sicre a effectué une restauration parfaite et de manière bénévole, entre deux visites furtives jusqu'à l'ancienne usine Franzone, où sa Majesté Carnaval avait trouvé gîte et couvert.
Le président Michel Brembilla et son équipe adressent de chaleureux remerciements aux services municipaux, mais aussi et surtout à Romain, qui a dans le même temps assuré la mise en place de diodes lumineuses du plus bel effet. Sur une façade gracieusement mise à disposition par Nicolas Serrano, la croix au douze points du cours Henri d'Aguesseau va donc continuer à éclairer la nuit, et à diffuser sa symbolique solaire et zodiacale.
La fête fut totale, malgré un final inattendu.
La main vissée à l'oreille droite, tel le disc jockey accompli, l'illustre invité d'avril sera charitablement promené le long des cours chalabrois, sur une musique assez éloignée de son registre de prédilection. Détail futile, car dans le même temps, Badaluc XLV jubilait à la vue de balcons et fenêtres pavoisés, sous les vivats de citoyens chalabrois honorés pour deuxième fois en ce faste mois d'avril. Ici et là, fusaient comme toujours, des commentaires médisants, façon "deux fois à huit jours d'intervalle, cela est peu". Qu'importe, les notes seront certes moins martiales que le samedi précédent, mais l'arrivée sous la halle ne sera rien moins que triomphale, les autorités rompues à l'exercice faisant assaut de témoignages de bienvenue, avant de remettre les clefs de la ville et d'accorder l'investiture au prince de Carnaval.
A l'annonce du verdict, certains ne pourront contenir leur colère.