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Art - Page 2

  • Un Salon de Printemps avec Alain Poincheval

    alain poincheval

    Du samedi 25 avril au dimanche 3 mai, la cité de Démouville (Calvados) accueillera son 34e Salon de Printemps. L'occasion pour les visiteurs de découvrir ou redécouvrir l'univers d'Alain Poincheval, invité d'honneur de cette nouvelle édition.

    Revenu sous les cieux normands, après avoir confié aux bons soins des Chalabrois un « Chevalier à la triste figure » et son fidèle écuyer Sancho Panza, Alain Poincheval sera présent aux côtés de nombreux exposants, accompagné de ses sculptures d'ombres, de ses personnages et de quelques unes de ses toiles.

    alain poincheval

  • C'était hier : Leslie Ficcaglia, une artiste sur le cours Colbert

    L'article en ligne avait paru dans l'Indépendant, édition du dimanche 18 avril 2021.

    leslie ficcaglia

    La question n’est pas de savoir qui de Leslie ou de Jean Filou est le plus connu, mais plutôt de savoir pourquoi tous deux ont élu domicile en Kercorb. En fait, il faut revenir à l’année 2006, lorsque Leslie M. Ficcaglia découvre d’abord Ste Colombe-sur-l’Hers, avant d’acheter un bien sur Chalabre, au mois de décembre de l’année suivante. Loin de son New Jersey natal, Leslie avoue qu’elle pense quelquefois à Port-Elizabeth et à sa ferme en bord de rivière. Mais ce qu’elle languit surtout, ce sont ses deux enfants et ses deux petits-enfants. Une absence qu’elle arrive à combler un peu aux côtés de Jean Filou, son compagnon de tous les instants.

    Aujourd’hui retraitée, Leslie a délaissé son métier de psychologue, exercé dans les établissements scolaires et dans les hôpitaux, en même temps qu’elle s’occupait d’un grand jardin où élevage et cultures faisaient bon ménage. Désormais, appareil photo autour du cou, elle explore la campagne et crée des tableaux à partir de ses propres photographies (photo ci-dessous), vues locales mais aussi portraits, réalisés sur commande. Sa spécialité étant le « portrait dans un cadre naturel », avec un faible pour les portraits d’enfants, et tous ces lieux que l’on peut côtoyer sans pour autant les voir.

    leslie ficcaglia

    Bien loin de son studio surplombant la Manumuskin River, elle reste membre de l'American Society of Portrait Artists et se souvient de l’enfant qui emportait avec elle un carnet de croquis, pour saisir toutes les occasions de dessiner les personnes et les objets qu'elle rencontrait. Le choix de ses sujets reflète à la fois sa formation en psychologie et son intérêt marqué pour l'environnement. Leslie Ficcaglia s'intéresse depuis longtemps à l'écotourisme comme moyen de protection des ressources, et a été à ce titre, membre du conseil d'aménagement du canton de Maurice River pendant près de vingt ans, et vice-présidente du conseil d'aménagement du comté de Cumberland. A ce titre, Leslie Ficcaglia œuvre en faveur des rivières et des animaux rares qui évoluent dans cet environnement. Et pour la petite histoire, outre la marche et la lecture, Leslie cultive son jardin sur les bords de l'Hers. Il faut savoir pour être complets, que la biographie de Leslie figure dans le Who's Who américain.

    Pour plus de renseignements lficcaglia@igc.org ou mauriceriver.igc.org

    Le site web de peinture de Leslie : http://www.leslieficcaglia.org

    leslie ficcaglia

    Jean Filou, très jaloux des créations de Leslie 

  • Le charme de Rivel s'expose

    le charme de rivel

    Une nouvelle édition des rencontres organisées autour du « Charme de Rivel », aura lieu du samedi 4 au mardi 7 avril. Comme le précise le collectif rivélois par la voix de Mirela Vasile :

    « Depuis 2019, tous les deux ans, le petit village de Rivel organise son exposition avec les artistes du village, un mélange entre les artistes qui habitent à Rivel ou qui ont leurs racines et histoires ici, et des artistes invités de villages voisins.

    Cette année, nous vous convions à l'exposition Le Charme de Rivel, sur le thème La Gravité et la Grâce, pendant le week-end de Pâques, du samedi 4 au mardi 7 avril. Pour cette 4e édition, nous proposons un nombre plus réduit d'exposants. Si les éditions précédentes regroupaient plus d’une vingtaine d'exposants chaque fois, en 2026 seulement 14 exposants investiront l'espace de la salle des fêtes de Rivel, afin de pouvoir entrer plus dans l’univers de chaque exposant, et d’avoir des projets plus variés avec des installations, des performances et des arts plastiques multiples ».

    Installations (Lô, Mirela Vasile, Duncan Ravenhall, Alan Boscollo-Bigneli), peinture (Jean-Claude Courdil, Anni Farror, Giskie), dessin (Claire Courdil), bas-relief (HETA), photographie (Gérard Cezera, Christian Lagarde) et parmi les invités de cette édition, l’artiste Lou Perdu de Ste Colombe sur L’Hers/Paris avec une installation et des dessins, et Cécile Huybrechts de Puivert/Belgique avec une performance en mouvement.

    L’exposition sera ouverte pendant les quatre jours de 10 h à 18 h, avec de nombreuses animations : Samedi 4 avril à 11 h, vernissage suivi d’un apéro. A 16 h, concert de piano avec Geoffrey Thomas (gratuit). Dimanche 5 avril à 11 h, rencontre avec les artistes, performance mouvement/dance Cécile Huybrechts. A 16 h, concert de harpe avec Aliénor Bouvier (participation libre et nécessaire). Lundi 6 avril à 11 h, rencontre avec les artistes. A 16 h, visite poétique de l’exposition avec Laurence Bourgeois. Mardi 7 avril (11 h et 16h), rencontre avec les artistes et visites scolaires, performance mouvement/dance de Cécile Huybrechts. A 18 h, finissage musical, animé par « Rivel per Totis ».

    Le collectif d’artistes vous attend nombreux pour ce 4e rendez-vous avec l'art.

  • « Si, par hasard, sur l'pont des Arts,... »

    david compston

    A Chalabre, les murs ont des visages et des histoires à raconter

    Au détour d'un Pont du Blau offrant la promotion éternelle à la marque Forvil, ancêtre du gel coiffant, le promeneur a l'impression d’être observé. Depuis quelque temps en effet, de drôles de personnages font leur apparition, ils vous regardent passer, l’air très tranquille. A l’origine de cet éclair artistique, Dave Compston, installé rue du Pont de l'Hers et touche-à-tout un brin artiste.

    david compston

    Armé de pinceaux, d'une échelle et de vieilles photographies, il ressuscite des figures d’un autre siècle directement sur la pierre fatiguée. Face à un street-art version patrimoine, loin de slogans mystérieux, le quidam découvre des silhouettes pleines de caractère, parfaitement intégrées, comme si elles avaient toujours été là. Les œuvres de Dave Compston se fondent dans le décor, jouent avec les fissures et le temps qui passe, on ne les voit pas tout de suite, le talent est discret.

    david compston

    Les mains dans les poches, coiffé d'un chapeau mou, ce personnage inspiré par un vieux cliché tiré de la boîte de souvenirs d'une « nonna » de Toscane, rappelle étrangement le souvenir du sculpteur Paul Manaut, résidant jadis de l'autre côté de la rue (1882-1959). Un singulier hasard, mais une belle manière de redonner vie aux ruelles de la vieille cité, de surprendre les passants et de rappeler que l’art peut naître juste à côté. Il suffit d’un mur, d’une vieille photo, et d’un voisin inspiré. Et quand c’est un kid du Yorkshire qui s’en charge, c'est parfois avec humour, toujours avec élégance.

    david compston