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C'était hier - Page 103

  • C'était hier : Rugby : Chalabre enlève le titre de 5e série

    L'article en ligne avait paru dans la Dépêche, édition du lundi 20 avril 1970 (sous la plume du journaliste sportif J.P. Gizard).

    us chalabroise xv

    Une belle attaque des Chalabrois emmenée par Jean-Denis Navarro

    Photos archives, Avril 1970

    A Capendu : US Chalabre bar ES Cazouls-les-Béziers, par 8 à 3, après prolongations. Score à la mi-temps : 0-0, et 3-3, à la fin du temps réglementaire. Pour les vainqueurs : Un essai de Christian Sicre (93e minute) ; une pénalité de Bach (80e minute). Pour les vaincus : Un drop-goal de Garcia (44e minute). Arbitrage de M. Bagaza.

    Cette finale fut loin de tenir toutes ses promesses non seulement parce que le temps maussade et froid a nuit à son déroulement mais aussi, et surtout, en raison de la faiblesse de l'arbitrage de M. Bagaza. Si, finalement, la victoire est venue récompenser la meilleure équipe, en l'occurrence Chalabre, il faut bien reconnaître que les Audois furent à deux doigts de la laisser échapper.

    us chalabroise xv

    Une échappée héraultaise stoppée par Robert Guay

    On jouait en effet les arrêts de jeu, lorsque les Chalabrois bénéficièrent d'une pénalité accordée sur la ligne de 22 mètres face aux poteaux cazoulins, pour une irrégularité d'Oustric. Le demi d'ouverture Francis Bach n'eut aucune peine à mettre les deux équipes à égalité car, jusque là, les Héraultais, bien que dominés outrageusement, menaient au score, grâce à un drop-goal obtenu en début de seconde de mi-temps par le demi de mêlée Garcia. Durant les prolongations, Chalabre, mieux soudé et plus cohérent, obtint la victoire à la 93e minute, grâce à un essai du troisième ligne Christian Sicre, que l'ouvreur Francis Bach transformait.

    Chalabre a donc parfaitement mérité son succès et sans un nombre incalculable de maladresses, il est probable que l'addition eût été plus lourde pour les Cazoulins.

    Les meilleurs furent Paul Bénet, Francis Bach, Robert Théron, Christian Sicre et Michel Fourcassa. Côté cazoulin, seuls Oustric, et la troisième ligne : Guiraud, Navarre et Greffe se montrèrent sous un bon jour, mais dans l'ensemble, les Stelliens déçurent énormément sauf durant les quarante-cinq premières minutes.

    us chalabroise xv

    L'US Chalabroise XV version 1969-1970

    De gauche à droite, debout : Daniel Calbo, Jean-Claude Sicre, Jean Salvat, Maurice Hygounet, André Cathala, Michel Fourcassa, Christian Sicre, Robert Guay. Accroupis : Jean-Claude Sanchez, Daniel Delpech, Jean-Denis Navarro, Robert Théron, Paul Bénet, Francis Bach, Henri Sancho. Absents sur la photo : Jean-Claude Baby, Claude Lasserre, Serge Murillo, Jean-Pierre Sariège. Entraîneur Jacques Montagné, président Raymond Fort, vice-président Roger Raynaud, secrétaire trésorier Christian Amouroux.

    us chalabroise xv

    Laverdure, grand supporter chalabrois, s'était peint le crâne (rasé) en bleu et blanc. Il fut évidement très remarqué

  • C'était hier : RCC « Tout à la main ! »

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du mercredi 19 avril 1995.

    us chalabre xv

    Prêts pour relever le défi

    Photos archives, Avril 1995

    Le triste mois de novembre dernier infligeait aux supporters du ballon ovale en Kercorb, une de ces pénalités qui font basculer un match en quelques secondes. Faute de combattants, le combat au sens noble du terme cessait, et les anciens assistaient avec impuissance à la chute de la Maison Rugby. Cinq mois d’abstinence auront peut-être suffi pour redynamiser une équipe dirigeante qui est aujourd’hui disposée à relever le défi, et à mettre sur pied une formation, issue du canton du Chalabrais. Structurée autour de Guy Garros, restaurateur à Sainte-Colombe-sur-l’Hers, cette nouvelle famille dirigeante fait appel à toutes les bonnes volontés du canton qui aspirent à apporter leur pierre à l’édifice, étant bien entendu que tous les secteurs seront les bienvenus. A ce propos, le nouveau staff dirigeant espère que son appel du pied en direction du Val de Lambronne ne restera pas lettre morte.

    Ainsi remis à flot, ce nouveau club repartirait en championnat des Pyrénées 4e série, et retrouverait sur sa route, les clubs de Bélesta, Bonnac, Montgaillard, La Tour-du-Crieu,… dans une poule où les déplacements à effectuer seraient relativement courts.

    Le samedi 8 avril dernier s’est tenue aux Cèdres, une assemblée au cours de laquelle futurs joueurs et futurs dirigeants ont pris des engagements sérieux, sur lesquels repose la viabilité du « Rugby Club Cathare », qui ne voudra pas se contenter de faire de la figuration. Un club de rugby à la dimension du canton est en train de voir le jour, souhaitons lui un bel avenir et espérons que cette future équipe de copains parviendra à forger une identité à ce qu’il faudra bientôt appeler le « RCC ».

    us chalabre xv

  • C’était hier : Monseigneur Planet en visite à la chapelle du Calvaire

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du dimanche 18 avril 2010.

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    Monseigneur Planet et l'abbé Cazaban ont accueilli les fidèles

    Photo archives, Avril 2010

    A l'image des chemins empruntés par les pèlerins faisant route vers Saint-Jacques de Compostelle, le sentier qui mène jusqu'à la chapelle du Calvaire connaît une fréquentation grandissante. Depuis plusieurs mois maintenant, la chapelle échappe ainsi à sa solitude, grâce à l'initiative de l'Association pour la Rénovation de la Chapelle, présidée par Yves Saddier. A l'image de la congrégation des « marguilliers », qui prenait part dans les années 1700 aux dépenses inhérentes au nécessaire entretien du calvaire, l'association oeuvre afin de rendre son lustre d'antan à un lieu de prières qui servait à la réparation des âmes. 

    A l'instigation des bénévoles réunis autour du président Yves Saddier et de Jean-Jacques Aulombard directeur de l'hôpital local, une centaine de personnes se sont retrouvées jeudi 15 avril, pour assister à une messe célébrée par Monseigneur Planet, Evêque de Carcassonne. Ce dernier était assisté en la circonstance par l'abbé Raymond Cazaban et les religieuses de la Présentation de Marie. Cette cérémonie très émouvante dans la chapelle rénovée a été suivie d'un repas fraternel partagé face aux Pyrénées enneigées. Chacun a pu apprécier la qualité des travaux effectués, lesquels effacent au fil des jours les marques laissées par le temps sur la petite chapelle dédiée à Notre Dame des Sept Douleurs.

  • C'était hier : Célébrations pascales à Notre-Dame

    L'article en ligne avait paru dans l'Indépendant, édition du jeudi 16 avril 2020.

    Après le virus, « il faudra remettre tout à plat dans une mondialisation détraquée »

    abbé raymond cazabanPhoto archives, Avril 2003

    Depuis près d’un mois, les lieux de prière n’accueillent personne mais en cette semaine pascale, la nef de l’église Notre-Dame emplie de lumière, a tout de même vibré. A la faveur des messes du Jeudi saint et du dimanche de Pâques, célébrées à huis clos par l’abbé Raymond Cazaban. « Il faut garder le sourire ! ». De retour de sa promenade quotidienne, l’abbé Raymond Cazaban, échange quelques mots, à distance, en arborant ce sourire « qui doit nous aider à poursuivre le chemin ».

    Quelle perception avez-vous de la crise que nous traversons ?

    « Plus qu’une crise, nous sommes soumis à la virulence d’un virus que nous ne connaissions pas. Il passe nos frontières, il mord, il tue. Tout ou presque s’est arrêté. Partout. Nos rêves, jusqu’à la démesure, nous ont renvoyé à la mesure humaine et nous avons eu peur ».

    Cette situation peut-elle s’inscrire dans le temps ?

    « Déjà le sida nous avait laissé un goût amer, n’épargnant ni vieux ni jeunes. Nous n’avions contre lui ni remède, ni contre poison. Il a fallu longtemps… Nous avions même accusé tel ou tel de s’être laissé prendre par sa faute. Aujourd’hui nous n’oserions plus ».

    Que vous inspirent les attitudes induites par cette pandémie ?

    « Sourcilleux comme nous sommes de la moindre atteinte à nos libertés, nous avons accepté d’un seul coeur de perdre nos aises et nos mobilités, pour ne pas risquer d’être complices de l’épidémie. J’aime que nous soutenions nos soignants, diplômés ou bénévoles. Ils sont chaque jour les plus exposés pour soigner et guérir. Ils ont aussi des enfants, des amis, dont la crainte du pire tourmente leur prière et leur espérance ».

    A qui s’adressait votre homélie de Pâques, à huis clos ?

    « Je prie pour les milliers de familles en deuil. Je sais qu’elles seront inconsolables. Le prix du sang, quand il faut le payer, est à prix cher, pour tous ceux qui demeurent confinés et qui connaîtront l’après ».

    Comment pressentez-vous cet après ?

    « Après ? Il faudra tout remettre à plat, dans une mondialisation détraquée, où les sous se feront plus rares, dans nos entreprises mises à mal. Et le virus ne sera pas pour autant éradiqué : il continuera à vivre dans nos rues. Tandis que notre science tentera de le vaincre, notre générosité, renouvelée dans ce drame, se saura plus humaine dans le respect de nos fragilités ».