L’ensemble vocal du Kercorb a offert une très belle soirée à ses invités.
La bonne humeur était au rendez-vous, vendredi 10 juin, à l’occasion du spectacle annuel offert par le groupe vocal du Kercorb et Jean Brunet son maître de choeur. Délocalisés vers la place Charles-Amouroux, les choristes de l’ensemble Esalabra ont pris plaisir à célébrer trente années dédiées au beau chant et à la complicité.
Devant un parterre d’invités toujours aussi fidèles, l’anniversaire aura été brillamment fêté, grâce à la prestation d’artistes évoluant aux frontières du professionnalisme, leur maîtrise du chant en canon plaide pour eux. Emotion et séquences drôles ont alterné au fil d’un programme riche en nouveautés, thèmes gais ou mélancoliques se succédant au gré des prestations divertissantes de comédiens aux talents confirmés. A ce propos, le docteur Guéritou en aura rassuré plus d’un, grâce à une prestation venue écarter le spectre d’un désert médical en Kercorb (photo ci-dessous).
Le docteur Guéritou siègera-t-il dans le prochain gouvernement ? La question est posée
La multiplicité des talents que recèle l’institution née voilà maintenant six lustres, empêche de citer des noms, mais toutes et tous méritent les félicitations les plus vives. Pour un concert à l‘issue duquel Edouard Garcia fondateur de la chorale, a reçu un hommage appuyé de ses pairs, et la médaille de la ville, de la part de Jean-Jacques Aulombard, maire de Chalabre.
Le concert était dirigé par Jean Brunet (à gauche)
Edouard Garcia reçoit la médaille de la ville des mains de Jean-Jacques Aulombard
Une distinction partagée avec Sophie...
... et ses partenaires de chant
Maurice Rouzaud, choriste de la première heure...
... a gratifié l'assistance d'une intervention dont il a le secret
Tandis que dans son cabinet, une sommité de la médecine...
... a délivré des diagnostics très affûtés
Noëlle et Josy n'ont rien perdu du spectacle
Au cours du mandat confié en 1931 à l'équipe municipale et à son premier magistrat Emile Fitaire, les Chalabrois désireux d'apprendre le solfège furent invités à se faire connaître auprès des services de la commune. Ce projet allait être favorablement accueilli d'autant que la méthode proposée était entièrement gratuite. Très vite une trentaine d'enfants vont régulièrement se retrouver au rez-de-chaussée de la mairie (actuel secrétariat) où Auguste Arnou (photo) s'évertue à leur transmettre sa passion pour la musique. Facile pour certains, hermétique pour d'autres, le dur apprentissage du solfège va en décourager plus d'un, si bien que les rangs s'éclaircissent devant la baguette improvisée mais néanmoins experte de M. Arnou. Quelques élèves réussiront à se familiariser avec les blanches, les noires et autres doubles croches, pour accéder à la récompense suprême, jouer d'un instrument de musique. Nos jeunes musiciens mettront alors leurs dons au service de la fête pour animer les bals, jusqu'à la guerre et l'interdiction de toute manifestation festive.
Parmi les musiciens se trouve Louis Amat, neveu de Marie-Jeanne Pons (photo), épouse d'Antoine Pons, laquelle intervient auprès de la brigade en soulevant un détail de taille : Philippou se trouve sur le territoire de l'Ariège, les gendarmes chalabrois sont donc intervenus sur un périmètre dont ils n'avaient pas la responsabilité. Plus grave, ils ont agit sans autorisation, celle que le commandant de brigade de Laroque-d'Olmes dont dépend le secteur, était le seul habilité à délivrer. En deux temps trois mouvements l'affaire est réglée, l'anecdote est rangée au fond du sac à partitions et nos musiciens signeront leur premier contrat d'après-guerre à Mérial puis Pomy, Rennes-le-Château, Coustaussa, et bien d'autres encore.
Christophe, Bernard, Claudine et David ont conclu avec un clin d’oeil au grand Georges (Photos archives, octobre 2001).
