Comme en 2020 avec le saxo d’Alexandre Augé, les balcons vont s’animer (Photo archives, août 2020).
En attendant l’été, et parce que le printemps est déjà là, l’association Chalabre en Sérénade s’est résolue à faire son assemblée générale en ligne, arrêtant ainsi le bilan d’un millésime 2020 particulier à plusieurs titres. En effet, bien que la 3e édition du festival n’ait pu être maintenue dans son format habituel, la fête aura tout de même été au rendez-vous, avec une mise en musique de la bastide, quarante-huit heures durant.
A l’heure des bilans, le président Raymond Crampagne (photo archives, février 2020) a fait preuve d’un optimisme raisonnable, avant de confirmer l’approbation du rapport d’activités et du bilan financier. Après l’élection des candidats au conseil d’administration, un vote a permis de renouveler la confiance aux animateurs d’un bureau composé de Raymond Crampagne (président), Fabienne Canal (secrétaire) et Jean-Jacques Desmecht (trésorier). Il sera épaulé dans sa tâche par Arlette et Robert Brown, Gérard Canal, Marie-Annick Crampagne, Bernadette Larrue, Julie Prochowski, Peter Reid et André Sips. Sans oublier le duo Fred Bourdy et Freddy Zerbib, aussi discret sur scène, que performant en coulisses.
La 4e édition du festival se déroulera du 4 au 8 août prochains, selon le programme prévisionnel suivant : Mercredi 4 août à partir de 20 h, Street Jam Concert devant l’hôtel de France. Jeudi 5 août à 18 heures, ouverture du Festival à la mairie, suivie des « Sérénades aux balcons ». Chanteurs et musiciens se produiront sur les balcons des cours Sully et cours Docteur Joseph-Raynaud. A 21 h, concert sous la halle.
Vendredi 6 août à 18 h, « Sérénades aux balcons ». Chanteurs et musiciens sur les balcons des cours d’Aguesseau et cours Colbert. A 21 h, concert sous la halle, suivi du Jazz Club au théâtre Georges-Méliès.
Samedi 7 août, marché local sous et autour de la place Espérance-Folchet à partir de 10 h (exposition d’artisanat d’art, musique dans les rues, restauration rapide). A 21 h, grand concert gratuit, Les Grandes Sérénades. Pop, rock, soul, blues, jazz, chanson française, bel canto, musique du monde, puis Jazz Club au théâtre Georges-Méliès. Dimanche 8 août à 11 heures, Gospel à l’église Notre-Dame.
Très vite une trentaine d’enfants vont régulièrement se retrouver au rez-de-chaussée de la mairie (actuel secrétariat) où Auguste Arnou s’évertue à leur transmettre sa passion pour la musique. Facile pour certains, hermétique pour d’autres, le dur apprentissage du solfège va en décourager plus d’un, si bien que les rangs s’éclaircissent devant la baguette improvisée mais néanmoins experte de M. Arnou (photo). Quelques élèves réussiront à se familiariser avec les blanches, les noires et autres doubles croches, pour accéder à la récompense suprême, jouer d’un instrument de musique. Nos jeunes musiciens mettront alors leurs dons au service de la fête pour animer les bals, jusqu’à la guerre et l’interdiction de toute manifestation festive.
Parmi les musiciens se trouve Louis Amat, neveu de Marie-Jeanne Pons (photo, épouse d’Antoine Pons), laquelle intervient auprès de la brigade en soulevant un détail de taille : Philippou se trouve sur le territoire de l’Ariège, les gendarmes chalabrois sont donc intervenus sur un périmètre dont ils n’avaient pas la responsabilité. Plus grave, ils ont agit sans autorisation, celle que le commandant de brigade de Laroque d’Olmes dont dépend le secteur, était le seul habilité à délivrer. En deux temps trois mouvements l’affaire est réglée, l’incident est rangé au fond du sac à partitions et nos musiciens signeront leur premier contrat d’après-guerre à Mérial, puis Pomy, Rennes-le-Château, Coustaussa, et bien d’autres encore.


Comment naquit la boudègue ? Sophie Jacques-Serano raconte son apparition il y a bien longtemps… Comment une chèvre devint un instrument de musique, quel rôle jouèrent dans cette histoire une fée-mitoune, le petit Tistou et l’ours « Pèdescauç » ?