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Patrimoine - Page 76

  • Métairies et nano-sciences au programme de l’Université Populaire en Kercorb

    upek,eric fabre,simon tricard

    Photo archives Juillet 2011

    Samedi 22 août, l’UPEK propose une promenade commentée sur le sentier des métairies, au départ de la mairie de Peyrefitte-du-Razès (9 h 30). Elle se fera en compagnie d’Eric Fabre, maître de conférences des universités, habilité à diriger des recherches en histoire moderne et contemporaine. Concepteur de cette promenade thématique, Éric Fabre emmènera de métairie en ruine en métairie en ruine, en décrivant l’abandon des habitats isolés aux XIXe et XXe siècles. Il expliquera quand, pourquoi et comment des maisons tombent en ruine alors que les champs et pâturages deviennent des boisements.

    Il dédicacera son livre « Les métairies en Languedoc, désertion et création des paysages (XVIIIe-XXe siècles) ». Le livre est actuellement épuisé mais l’auteur apportera les quelques exemplaires qui lui restent (25 €). Le retour est prévu vers 15 heures, au terme d’un itinéraire de 10km et 300 m de dénivelé. Les chaussures de marche sont impératives, et le bâton conseillé. Prendre le casse-croûte pour midi et de l’eau (il n’y en a pas sur l’itinéraire).

    Ce rendez-vous est gratuit pour les adhérents, la participation est libre pour les non adhérents. Sur réservation auprès de Gisèle 06 16 32 24 44 ou upek11@laposte.net

    upek,eric fabre,simon tricard

    Les nano-sciences et leur impact sur notre quotidien seront au programme, dimanche 23 août sous la halle de Chalabre, avec une conférence sur les nanotechnologies, initialement prévue le 17 mai dernier. Elle sera animée par Simon Tricard, chargé de recherche au CNRS. Après un doctorat en chimie à l’Université Paris-Saclay en 2009, il a effectué des travaux de recherche à l’Université d’Harvard aux Etats-Unis. Il travaille actuellement au LPCNO à Toulouse (Laboratoire de Physique et Chimie des Nano-Objets), où il s’intéresse aux propriétés chimiques et physiques d’objets nanométriques. Un aspect de sa recherche vise à créer des synergies où ces objets interagissent les uns avec les autres.

    Que représente un nanomètre ? Pourquoi la matière peut-elle avoir des propriétés différentes à des tailles si petites ? De quels outils dispose-t-on pour observer et contrôler cette matière à de très petites échelles ? Que sont les nanosciences, les nanotechnologies ? Le but de cette conférence est d’aborder quelques concepts clés liés aux nanosciences, afin de mieux comprendre certains enjeux, illustrés par des exemples issus de notre quotidien. Des sujets de recherche actuelle aux perspectives prometteuses seront aussi présentés.

    Pour ces deux animations, merci de vous inscrire à l'avance, soit par courriel à upek11@laposte.net, soit par téléphone à Gisèle au 06 16 32 24 44. Ils et elles le regrettent, mais les animateurs de l’UPEK, « ne sommes plus en mesure d’offrir le moment de convivialité et vous demandons de respecter les gestes-barrière, merci de votre compréhension ».

  • Stage de greffe en écusson à Nébias

    Engagée dans la sauvegarde du patrimoine fruitier local, l’association Atout Fruit propose un stage de greffe en écusson sur le site de Nébias, mardi 18 août, de 9 h à 12 h 30. Cette animation s’inscrit dans le cadre des stages de greffe d’été des arbres fruitiers. Dans l’agréable cadre de la pépinière départementale de l’Aude, chacun découvrira les différentes techniques de greffes et disposera de jeunes porte-greffes en pleine terre, afin de s’exercer grâce à des conseils personnalisés. Et ce faisant, de contribuer à la création des fruitiers qui rejoindront le Conservatoire ouvert de la Voie Verte. Tarif adhérents 15 €, non adhérents 25 € (inscriptions et renseignements au 07 77 77 95 02).

    Par ailleurs, chacun est invité à soutenir le Conservatoire fruitier ouvert de la Voie Verte, dans le cadre du Budget participatif du Département de l'Aude. Le vote est réservé aux citoyens audois mais tout le monde peut en parler dans son réseau. Le choix en faveur du Conservatoire constituerait un sacré coup de pouce pour l’association, qui propose de soutenir également trois autres projets à découvrir sur le site. Pour voter, rendez-vous sur https://bit.ly/atoutfruit, puis créer un simple compte et choisir trois autres projets à soutenir.

  • Du communal à la communale

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    Au mois de juillet 2003, l'association Il était une fois Chalabre dévoilait la première plaque de son circuit de découverte à travers la vieille capitale du Kercorb. Depuis l'hôtel de ville et son cachot, jusqu'à la rue Terre-Blanche et ses bains, la visite emmène le promeneur jusqu’au groupe scolaire, qui rassemble Ecole Louis-Pergaud et Collège Antoine-Pons.

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    Sur le portail duquel il est écrit comment le 2 novembre 1821, cet espace aujourd’hui réservé à des élèves studieux, et appartenant alors au conseiller Audouy, avait été acheté par la municipalité pour y faire un foirail. Périmètre que les Chalabrois jusqu’alors appelaient « l’Horte », et qui deviendrait très vite « le Communal », lieu de rendez-vous des foires animalières. Comme en témoignent les clichés signés sous l’objectif de Maurice Mazon. 

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    Un article intitulé « Images d’hier », mis en ligne le vendredi 5 juin dernier et illustré avec des photos d’archives Maurice Mazon, montrait la deuxième transformation du « Communal » au tout début des années 1950, lorsque le chantier de construction de l’Ecole des Filles et de l’Ecole des Garçons avait été engagé.

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  • « Il fut un temps était Uxello Briga, aujourd’hui Chalabre »

    Sous ce titre, l’article publié est signé Frédéric Paillard, auteur de recherches historiques sur le passé de la commune.

    frédéric paillard

    La colline de Terre Blanche

    « Quand Paris s’appelait Lutèce, Chalabre s’appelait Uxello Briga. Le confluent de la rivière fut toujours l’endroit idéal pour édifier un poste de gué ou un lieu stratégique d’habitation de groupe (leude ou péage sur le transit de marchandises), ce qui fut certainement le cas pour l’oppidum de l’ancien Chalabre surnommé « Uxello briga ». Ce qui signifie haute garnison (caractère militaire) en celtique ancien c’est à dire en gaulois, la langue parlée ici il y a 2 000 ans, avant l’arrivée des Romains en 150 avant Jésus-Christ, dans la Narbonnaise. Cette langue était parlé dans toute la Gaule à l’exception des dialectes ligure et ibérique. Donc ce lieu perché en hauteur au sud est de Chalabre actuel était la place forte de ces temps anciens, situé au confluent de trois rivières, par ordre d’importance, l’Hers vif, le Blau, le Chalabreil. Cette place était pratiquement défendue et sécurisée de deux côtés, versant ouest (l’Hers), versant est (le Blau). Restait le côté sud de l’oppidum à sécuriser. On retrouve sur place à cet endroit, regardant vers Puivert, les terrassements qui pouvaient ou devaient supporter une palissade défensive.

    Cette place représentait surtout une position de contrôle des vallées et une sécurisation en cas d’invasion. Mais n’excluait pas qu’il y pu avoir d’autre habitat de cette époque sur d’autres collines environnantes. La possibilité aurait été que la colline de Roquefère au sud-ouest de Chalabre, surmontant l’actuel lac de Montbel, aurait été la métropole celtique du Kercorb, avec habitations de populations d’agriculteurs, d’éleveurs et d’artisans, avec tout ce que cela comporte.

    La colline du Mont Calvaire aurait été réservée aux cérémonies de culte et peut être l’emplacement d’une nécropole (cimetière). Il est établi à 90 % des cas, que la construction d’une chapelle par les Chrétiens, dans un endroit isolé loin d’un village, aurait été une manœuvre tactique pour faire oublier aux populations locales de l’époque, leurs idoles du polythéisme (dédié certainement au soleil d’où le dieu Belenos ou à la lune Belisama ou encore à la fertilité, la déesse mère Serona).

    L’actuel plateau de Catobas, au sud de la colline de Terre Blanche en se dirigeant vers Puivert, aurait été également un grand village celtique relativement bien défendu par ces contrevallations naturelles. Il est certain qu’il est difficile de retrouver des vestiges à moins de pratiquer des fouilles archéologiques approfondies, car toutes les constructions de l’époque ont été rasées et les pierres descendues avec les charrettes à bœufs pour reconstruire un village en contrebas, à l’époque de la paix romaine de – 100 à 300 après JC. Il est pratiquement certain de retrouver au dessus de chaque localité, le village du moyen âge à mi-pente et le village celtique ou gaulois au sommet sur les crêtes.

    frédéric paillard

    Sur les hauts de Rivel, aux Bouichous 

    (au 2e plan, les lacets du col de Boyer)

    Sur les quinze communes du canton de Chalabre, nous avons pratiquement à chaque fois cet exemple (Montjardin = Montgarden = le Mont Gardien). Rivel avec au dessus du village, les hauteurs et les restes du château de Pendel, qui était certainement à l’époque gauloise, un mini oppidum. D’ailleurs le mot Pendel signifie en celtique ancien la petite tête = la petite colline qui dominait et contrôlait la vallée du Riveillou et la combe menant à Puivert, où aurait existée, comme les anciens le disent, une voie romaine descendant à proximité de la chapelle Ste Cécile, remontant par Les Bouichous via Montpénédy et rejoignant l’oppidum de « Paris del coutche » au sud de Sainte-Colombe, un oppidum qui daterait de l’âge du Bronze.

    On estimerait la première implantation celtique à 1800 avant JC par la tribu des Parisi venant de l’île de France, la même origine que la souche ayant créé Paris. Leur nom donna le nom de l’actuelle capitale de France qui à l’époque romaine s’appela « Lutèce ». Après quelques recherches, on découvre une chapelle romaine à l’est de l’oppidum en arrivant de Ste Colombe. Les paysans du coin appelèrent cet endroit « Paris del coutch », le Paris des courges, car à une époque lointaine on a gardé le souvenir qu’en ce lieu on y fit pousser des courges ».