Au terme d'un séjour en altitude sur les Monts Tataubas, JIEL a retrouvé cette quiétude des Monts de Laprade, qui l'inspire.
Ode du Cazal en l’an 2022
Des troubadours parlent d’une contrée lointaine,
Où un peuple déluré à la folie certaine,
Près d’une vieille bâtisse à l’allure mystique,
Sainte Marie-Madeleine venue, cède au fantastique.
Les anciens à la très vénérable parole burlesque,
Jurent qu’en ce lieu à l’histoire rocambolesque,
Naquit dans une grange, non point un prophète ;
Mais entourée de drôles d’hurluberlus, la Sainte Fête.
Sous le soleil déclinant d’un beau soir de juillet,
Nul ne sait plus quelle saison figure au calendrier ;
La neige restée sourde aux incantations répétées,
A roulettes et dans la brume, le tour de ville est dévalé.
Le jour suivant, tandis que l’ovalie a toujours la côte,
Déjà une odeur parfumée de « mounges » flotte ;
Les convives envoûtés les dégustent dans l’ivresse,
Au son échevelé de cuivres magiques d’allégresse.
Puis vient le jour tant attendu des joutes diaboliques,
Où sur des brouettes aux contours empiriques,
Des pilotes de tous âges, de tous sexes, de toutes folies,
S’adonnent à des jeux ancestraux devant une foule ébahie.
Enfin, dans la douceur du soir, la mine déconfite,
Le « Festejaïre » des derniers instants profite ;
Le coeur en joie, fidèle à son immuable vérité :
« Fais de ta vie un rêve et du rêve une réalité ».
JIEL

Il sera à Tarascon-sur-Ariège en août prochain, pour y recevoir le 4e prix du concours de poésie libre, accompagné par le prix spécial du jury, deux prix décernés par les éditions Vox Scriba. JIEL est en effet l’heureux lauréat d’un concours inscrit dans le cadre des « Estivades Poétiques », qui auront lieu les samedi 20 et dimanche 21 août prochains, au pied de « ce roc qui hébergeait autrefois les géants descendus des montagnes de Foix » (Gérard de Nerval).



