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jiel - Page 16

  • Quand JIEL se livre, puis se dévoile

    Avec un nouveau mois de novembre annoncé, cette fenêtre ouverte sur la vie chalabroise s’apprête à célébrer une année de coopération avec l’ami JIEL. Depuis bientôt douze mois en effet, et derrière le voile d’un humble anonymat, ce dernier a partagé quelques strophes, rassemblées en vingt-et-un poèmes que nos fidèles lecteurs ont été invités à découvrir.

    Il est permis aujourd’hui d’annoncer que certains de ces poèmes ont été retenus pour être diffusés par la revue littéraire « Pro/p(r)ose », dans laquelle les lecteurs pourront retrouver trois poésies déjà publiées sur le blog de Chalabre, cette fois dans un environnement différent.

    Une revue dont la parution est accessible par le biais du lien ci-dessous : 

    https://proprosemagazine.wordpress.com/2021/09/26/le-puzzle-suivi-de-bobine-de-ma-vie-plenitude/

    jielCet événement nous amène à révéler l’identité d’un poète qui bien sûr reste ici le bienvenu, et que la cité du Kercorb connaît on ne peut mieux. Depuis la rue d’En Plumet, JIEL a petit à petit élargi son champ d’action, faisant ses classes à Louis-Pergaud, apportant son précieux concours aux sociétés de sport locales et départementales, avant de parachever son émancipation sur les hauteurs du Hameau du Cazal.

    Citoyen intermittent du Kercorb pour raisons professionnelles, Jean-Louis Sanchez garde Chalabre au cœur, et remercie les lecteurs qui ont consacré quelques minutes de leur temps à la lecture de ses écrits. Ecrits d’un Chalabrois attaché à son terroir.

  • Dieu est malheureux

    Après l'ouverture le 8 septembre dernier du procès des attaques terroristes perpétrées le 13 novembre 2015, JIEL revient avec un texte qu'il avait écrit dans les heures ayant suivi les attentats.

    Dieu est malheureux

    Le créateur suprême et miséricordieux,

    Parmi les belles a choisi la plus bleue ;

    Celle dont la palette aux mille couleurs

    Eclairait tout l’univers de sa sainte lueur.

    Ce fut sur la terre qu’il conçut les humains,

    Une oeuvre magistrale préservée du Malin

    Qui n’avait que l’amour pour seule ambition,

    Pour unique horizon l’éternelle compassion.

    Il manda en ces lieux ses plus fidèles messagers,

    Fit bâtir partout des palais de prières pour partager,

    Submerger le monde des valeurs de tempérance

    Pour tracer dans la foi le chemin vers la tolérance.

    Si nombreux tous ces fidèles qui sont des sages

    Même si leur faiblesse est le reflet de leur image ;

    Ils vénèrent leur créateur, guide spirituel des hérauts,

    Dignes de la confiance que leur accorde le très haut.

    Pourtant ici bas trop de brebis égarées en armes

    Ont souillé les divines écritures de sang de larmes ;

    Dieu ne sait que faire pour leur rendre la raison

    Car toutes les prières partout refusent le pardon.

    Si Dieu est dans la peine c’est que l’homme le veut,

    Il croyait en ces peuples du monde pourtant si pieux,

    Mais la force de la foi se déchire sur la lame rougie ;

    Dieu est malheureux car le diable a soufflé la bougie.

    JIEL

  • Sans ponctuation ? : « , ! ; ».

    Du bon usage des points, tel est le propos qui obsède JIEL en cette fin d'été. « En mettre ou ne pas en mettre, that is the... » ou mieux vaut-il dire, « ... telle est la question ? ». Car point n'est notre dessein, de froisser les sujets atteints d'anglophobie chronique (ceci est une parenthèse).

    Sans ponctuation ? : « , ! ; ».

    Un poème est une chanson
    Mais chacun écrit sa mélodie
    Nulle place pour la ponctuation
    Qui installe trop d’interdits

    Ne vous en laissez point conter
    Allez donc vagabonder soyez libre
    Haussez le ton ou osez vous apitoyer
    Comme bon vous semble il faut lire 

    Le point cette petite tache sans raison
    Quelles que soient vos envies
    Vient dicter sa loi vous interrompt
    Peu soucieux de la cadence choisie

    La virgule discrète au détour d’un mot
    Vous alerte sur votre souffle qui baisse
    Vous prend-elle vraiment pour un sot
    Qui seriez sans elle pris de faiblesse

    Le point virgule ce mystérieux intrus
    N’a d’autre dessein que de vous molester
    Car en sa présence le lecteur est perdu
    Devez vous ralentir stopper ou sauter

    Droit dans ses bottes le point d’exclamation
    Ce tapageur révolté se pose la question
    Car près de son cousin d’interrogation
    Est-ce là sa place dans la conversation

    Les deux points comme majordome
    Sont là pour vous annoncer les guillemets
    Puis malgré vous ça papote et fredonne
    Que vous aimiez ou pas il faut s’accoutumer

    Cessez de nous importuner signes égarés
    Retournez vers la prose votre maison
    Ne nous en veuillez pas de vous remercier
    Mais votre présence bride notre passion

    Un poème est une chanson
    Mais chacun sa partition
    La mélodie est plus belle sans ponctuation


    Chers lecteurs ne soyez point troublés !
    Le poète ne se plait-il pas à provoquer ?
    Car je vous le dis sans ambages :
    « En vous penchant délicatement
    Sur des poèmes parfois capricieux,
    Vous dévoilerez un secret ! la certitude
    Que privé de ces charmants petits signes, 
    Le vers est pareil à une fleur sans parfum ;
    Et que le mot se languit sans ponctuation ».


    JIEL

  • Le nouveau camarade

    A quelques heures d'un grand rendez-vous dans la cour de récré prévu pour le jeudi 2 septembre, JIEL se souvient. 

    Le nouveau camarade

    Dans la cour d’une petite école de village,
    Les enfants excités accueillaient ce matin,
    Événement inhabituel, un nouveau visage.
    En quelques minutes fut adopté le galopin...

    Sans retenue ni calcul comme sont les bambins,
    Chacun voulait partager jeux ou éclats de rire.
    Quand la cloche tinta, tous pour saisir sa main,  
    Trop heureux de pouvoir partager son pupitre.

    Le maître ramena le calme et distilla sa leçon.
    La journée passa ainsi dans une belle euphorie,
    De la présentation au partage avec ce petit garçon.
    A la cloche, la ruée fut mémorable vrai charivari !

    Chacun avait mille choses à raconter à sa famille.
    Le soir au diner ce fut l’unique sujet de conversation,
    Entre courses folles, marelle et pitreries avec Camille,
    Il fut même difficile de se coucher dans l’exaltation.

    Le lendemain, les mamans devant l’école endormie
    Attendaient impatientes celui qui la veille tint la vedette.
    Quand elles virent enfin ce grand sourire de bonhomie,
    Surprise ! car les potaches n’avaient pas décrit ses pommettes.

    Les enfants en effet ne retinrent de ce mioche que l’essentiel,
    Ce qui à leurs yeux méritait d’être raconté et puis voilà !
    Dans leurs histoires ils avaient oublié un détail superficiel,
    Que la peau de Camille était aussi noire que du chocolat.

    JIEL