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  • Cérémonie du souvenir au camp d’internement de Rivel

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    Pour le devoir de mémoire et par respect pour les victimes de tous les totalitarismes, une cérémonie se déroulait le samedi 30 mai aux abords des derniers vestiges du camp dit de « La scierie de la Prade ». Autour du comité de coordination animé par l’ARDIEP (association des résistants, déportés, internés et emprisonnés politiques ) et l’ARAC (association républicaine des anciens combattants), le souvenir des victimes du système vichyssois a été honoré en présence de Jérôme Artigues, maire de Rivel, Joëlle Chalavoux et Marie-Ange Larruy, conseillères départementales, Jacques Mamet et Julien Saddier, maires de Chalabre et Sonnac-sur-l'Hers, Patrick Bacot président de l’ANACR-Aude, Georges Sentis, historien, aux côtés des représentants des Guerrilleros républicains espagnols, de l'UFAC, FNDIRP, FMD.

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    Cette cérémonie célébrée au pied d'une stèle érigée voilà tout juste 30 ans par Michel Salinas, Gaston Delpech et Bernard Egger, a également permis de rendre hommage à Mmes Françoise Pagès et Andrée Zdrojower, chevilles ouvrières de ce rendez-vous, disparues en octobre 2025.

    Après février 1939 et les camps du Roussillon, camps du mépris, l’engrenage devait s’accélérer avec un gouvernement de Vichy allant au-devant des désirs de l’occupant, pour faire de ces centres de rétention un lieu de transit vers les camps d’extermination.

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    Les intervenants ont ainsi évoqué le destin de ceux que Pierre Laval chef du gouvernement de Philippe Pétain et ministre de l’intérieur, considérait comme des « indésirables ». Républicains espagnols, réfugiés allemands, militants communistes, syndicalistes, patriotes, résistants et juifs auront transité par le camp de Rivel, avant une déportation vers l'Afrique du Nord et les camps de la mort.

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    Intervention de Henri Steiner

    Photo archives, Avril 2000

    En avril 2000 et à quelques mètres des baraquements qui se dressent encore à proximité de la gare de Rivel, Henri Steiner († 2023) avait rappelé la stratégie subie par les victimes des camps d'internement du sud de la France. Autant de lieux de mémoire sur lesquels il invitait chacun à remplir sans cesse le nécessaire devoir de vigilance :

    « Avec la menace du temps qui passe, les mots changent mais la réalité demeure. Le droit de parler est d’abord un devoir, un devoir de fidélité à la mémoire de toutes les victimes des heures noires du siècle qui se termine ».

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    Après le dépôt de gerbes, l’assemblée s'est transportée jusqu’au monument aux Morts de Rivel, où Jérôme Artigues, maire, a évoqué un passé rivélois marqué par la proximité de ce « centre de séjour surveillé ».

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  • Rivel : 30e anniversaire de la création de la stèle de l'ancien camp de détention

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    La stèle du camp de Rivel, érigée en 1996 par les Limouxins Michel Salinas et Gaston Delpech

    Photo archives, Mai 2019 

    Le rendez-vous annuel organisé à l’initiative de l’Arac (association républicaine des anciens combattants) et de l’Ardiep (association des résistants, déportés, internés et emprisonnés politiques) aura lieu samedi 30 mai, sur le site de l’ancien camp de Rivel.

    Situé à quatre kilomètres de Chalabre, au lieu-dit « la scierie de la Prade » (Moulin de l’Evêque est une appellation plus récente), l’endroit était jusqu'en 1939, la propriété de Guy Pierre, résidant à Toulouse. Le gouvernement français ayant alors ordonné aux préfets du sud de prévoir une arrivée massive de réfugiés, le terrain situé à 200 mètres de la gare de Rivel-Montbel (ligne Bram-Lavelanet), se transformera en un centre de séjour surveillé, placé sous la garde du lieutenant François-Paul Bonnet. A la fin de l’année 1940, le camp clôturé de plaques de ciment surmontées de barbelés accueillera 253 « indésirables ». Nom donné à des syndicalistes et communistes, lesquels seront transférés le 28 janvier 1941 vers Saint Sulpice-la-Pointe dans le Tarn. Le camp de Rivel accueillera ensuite des Allemands fuyant le régime nazi, et des juifs de toutes nationalités ayant cru trouver en France une terre d’asile. En août 1942, le jour de la « rafle du Vèl d’hiv », tous seront transférés à Bram, les uns étant ensuite dirigés vers Rivesaltes, les autres subissant la déportation vers Auschwitz, via le camp de Drancy.

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    Derrière les barbelés, les visages des « Indésirables »

    camp de rivelCette cérémonie du souvenir se déroulera à partir de 10 h, avec une conférence de Georges Sentis, salle municipale (photo archives, Mai 2016). A 11 h 15, cérémonie au pied de la stèle bâtie en 1996 par les Limouxins Michel Salinas et Gaston Delpech. Jérôme Artigues, maire de Rivel, accueillera les représentants des associations d’anciens combattants et leurs porte-drapeaux, avec les élus.

    L’assemblée se rendra ensuite au monument aux Morts de Rivel (12 h), au terme de la cérémonie, un vin d'honneur offert par la municipalité sera partagé dans la salle des fêtes.

  • C'était hier : Une cérémonie à la mémoire des « indésirables »

    L’article en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du lundi 30 avril 2001.

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    Louis Vives a également rendu hommage à son ami Jean Tisseyre

    Photo archives, Avril 2001

    Argelès-sur-Mer, Saint-Cyprien, Le Barcarès, Rivesaltes, Septfonds, Bram, Le Vernet d’Ariège, Gurs, beaucoup plus proche de nous, Rivel. Des noms qui résonnent pour certains comme des lieux de villégiature, mais qui possèdent en réalité un triste point commun : tous abritèrent de 1939 à 1944 des centres de séjour surveillés où furent « hébergés » ceux que Pierre Laval, chef du gouvernement pétainiste et ministre de l’Intérieur, considérait comme des « indésirables ».

    Un triste qualificatif parce qu'ils avaient les premiers eu le courage d’affirmer leurs opinions politiques et dénoncé le danger d’une guerre contraire à l’intérêt de la nation, de la république et de toutes les libertés. Républicains espagnols, réfugiés allemands, militants communistes, syndicalistes, patriotes, résistants et Juifs auront ainsi transité dans le camp de Rivel. Devenus un instrument politique entre les mains du gouvernement de Vichy, les centres d’internement comme celui de Rivel allaient fournir dès l’invasion de la zone sud en 1942, la principale population des camps de la mort.

    Samedi 21 avril, l’association des résistants, déportés, internés et emprisonnés politiques (ARDIEP), réunie au pied de la stèle de Rivel a salué la mémoire de celles et ceux qui connurent l'enfer des camps d'internement. Parmi les nombreux intervenants rappelant les heures noires vécues en ces lieux, Louis Vives a tenu à rendre également hommage à son ami Jean Tisseyre, disparu en ces premiers jours d'avril, et aux côtés duquel il réalisa de multiples recherches sur l'histoire du camp de Rivel.

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    Internés du camp de Rivel

  • Rivel : Le souvenir des victimes du camp a été honoré

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    Aux côtés de Marie-Ange Larruy, les fils et amis des « indésirables » ont perpétué le souvenir

    A l'initiative de l’Arac (association républicaine des anciens combattants) et de l’Ardiep (association des résistants, déportés, internés et emprisonnés politiques), une cérémonie était organisée samedi 17 mai, à la mémoire des victimes du gouvernement de Vichy. Situé à quatre kilomètres de Chalabre, le lieu-dit « la scierie de la Prade », situé près de la gare de Rivel-Montbel, s'était transformé en 1939 en un centre de séjour surveillé, à la demande du gouvernement français.

    Les travaux commencés en octobre 1939 seront terminés à la fin de l’année 1940 et le camp clôturé de plaques de ciment surmontées de barbelés accueillera 253 « indésirables ». Un qualificatif attribué par Pierre Laval, chef du gouvernement de Philippe Pétain et ministre de l’intérieur, à ceux qui avaient choisi d’affirmer leurs opinions politiques. Pour dénoncer le danger d’une guerre contraire à l’intérêt de la nation, de la République et de toutes les libertés.

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    Samedi, au pied d'une stèle érigée sur une parcelle léguée à la commune par Renée Nogherotto et Jérôme Bernard, la mémoire des « indésirables » a été honorée. Avec l'évocation du conflit en Ukraine, du sort du peuple palestinien, Marie-Ange Larruy, conseillère départementale, a rappelé le devoir de transmettre un passé qui ne doit pas être oublié. Pour l'ANACR de l'Aude, Patrick Bacot (photo ci-dessus) est également revenu sur les heures noires vécues en ce lieu, et sur la fragilité d'une paix mondiale.

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    A quelques mètres des baraquements qui se dressent à proximité de l'ancienne gare de Rivel, une stèle a été fleurie, qui s'évertue à résister au temps qui passe. La cérémonie à laquelle participaient également Julien Saddier, maire de Sonnac-sur-l'Hers et le major Franck Dessimoulie, pour la compagnie de gendarmerie de Chalabre et Belvèze-du-Razès, s’est poursuivie au monument aux Morts de Rivel où Jérôme Artigues, maire, a rendu un hommage aux morts pour la France (photos ci-dessous).

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