L’article en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du lundi 30 avril 2001.

Louis Vives a également rendu hommage à son ami Jean Tisseyre
Photo archives, Avril 2001
Argelès-sur-Mer, Saint-Cyprien, Le Barcarès, Rivesaltes, Septfonds, Bram, Le Vernet d’Ariège, Gurs, beaucoup plus proche de nous, Rivel. Des noms qui résonnent pour certains comme des lieux de villégiature, mais qui possèdent en réalité un triste point commun : tous abritèrent de 1939 à 1944 des centres de séjour surveillés où furent « hébergés » ceux que Pierre Laval, chef du gouvernement pétainiste et ministre de l’Intérieur, considérait comme des « indésirables ».
Un triste qualificatif parce qu'ils avaient les premiers eu le courage d’affirmer leurs opinions politiques et dénoncé le danger d’une guerre contraire à l’intérêt de la nation, de la république et de toutes les libertés. Républicains espagnols, réfugiés allemands, militants communistes, syndicalistes, patriotes, résistants et Juifs auront ainsi transité dans le camp de Rivel. Devenus un instrument politique entre les mains du gouvernement de Vichy, les centres d’internement comme celui de Rivel allaient fournir dès l’invasion de la zone sud en 1942, la principale population des camps de la mort.
Samedi 21 avril, l’association des résistants, déportés, internés et emprisonnés politiques (ARDIEP), réunie au pied de la stèle de Rivel a salué la mémoire de celles et ceux qui connurent l'enfer des camps d'internement. Parmi les nombreux intervenants rappelant les heures noires vécues en ces lieux, Louis Vives a tenu à rendre également hommage à son ami Jean Tisseyre, disparu en ces premiers jours d'avril, et aux côtés duquel il réalisa de multiples recherches sur l'histoire du camp de Rivel.

Internés du camp de Rivel