Dimanche 19 avril, un exceptionnel tribunal d'exception, mais surtout un réglage fantaisiste du thermostat, et Badaluc LVI était fait comme un rat..., comme Ratatouille diront certains. Tels étaient les ingrédients qui allaient précipiter le « Michel-Ange de la margherita », pour paraphraser un juge « Gafinhaïre del Coucut » un poil caustique, dans un brasier à faire pâlir les gazinières kercorbaises.
Et pourtant ! Il flottait sur les cours en cette fin de semaine dédiée à Saint Parfait, des senteurs transalpines ne laissant aucune place au doute. C'était à l'occasion de la visite en Kercorb de sa Majesté Badaluc 56e du nom, aux vies multiples, et passé maître dans l'art de la fabrication de pizzas cuites au four à bois. A l'heure où le recyclage a le vent en poupe, c'est donc tout naturellement que notre illustre visiteur s'était rapproché samedi du Cours d'Aguesseau, au plus près de la forge de Maître Louis.
Sous un beau ciel bleu, Chalabre et ses invités étaient au rendez-vous de la tradition, persuadés que la compétence d'un pizzaïolo ne se mesure pas à la hauteur de sa toque. Invité à parader sur le boulevard, « Zieux bleus » allait se voir offrir des ponts d'or par un Comité de Carnaval tutoyant les sommets. Ainsi, sous l’ancienne halle aux blés parée et bondée jusqu’au dernier gradin, « Il maestro de la pasta » recevait les clefs de la ville, des mains des autorités assermentées.
Que la fête commence, elle allait commencer dès la nuit tombée, quand masques et carabènes engageaient une sarabande courtisane autour de leur farinier préféré. Emmenés par l'ardent tempo des « Entre Nous », nos carnavaliers respecteront à la lettre un planning exclusivement consacré à la fête, jusqu'à bien tard.
Et donc le lendemain n'allait être que chagrin et consternation, à l'heure où un tribunal étalait son insondable ingratitude, hormis bien sûr « Mestre Refresco Barral de l'Esturgat », assisté pour l'occasion par « Mestre Pisoline su Poltrone e Sofa ». L'accusation menée tambour battant par « Mestre Dolentizo » et « Donna Lolita del Bourdil » sa « griefière » relèvera maintes doléances, la faille dans le thermostat étant la moindre.
Quatre gouttes de pluie n'allaient pas suffire à inverser le cours de l'Histoire, Badaluc le 56e prenait congé de la place Charles-Amouroux, avec la même dignité que ses illustres prédécesseurs. A la conclusion de brillantes plaidoiries, aussi brillantes que le travail réalisé par le jeune collectif de Carnaval, artisan d'un beau succès, et qui mérite de sincères félicitations pour cette édition 2026. Badaluc LVI est mort, vive Badaluc LVII.
p.s : A la lecture d'une lettre oubliée par inadvertance dans leur toque/case, il apparaît que les magistrats remercient sincèrement le régisseur Sylvain et l'envoyé spécial de la presse, toujours présents à leurs côtés,... dès lors qu'ils portent la robe.
n.b : Pour les esprits critiques, toujours prêts à agiter l’épouvantail de l’erreur judiciaire, les minutes du jugement de sa Majesté Badaluc LV sont disponibles ci-après :
2026 Minutes du jugement Badaluc le 56e.pdf
Les albums 2026 Réception Badaluc LVI, 2026 Nocturne Badaluc LVI 001 et 002, 2026 Jugement Badaluc LVI sont en ligne


Juste après les citrons (44e), le capitaine gardois Enzo Ludovico réduit la marque sur pénalité, mais le RHPC remet le dispositif en route pour scorer consécutivement à six reprises. Eliot Floch passe deux nouvelles pénalités (50e, 56e), imité à la 61e par Pierrick Marcerou, avant que Clément Azam ne signe un doublé derrière la ligne d'en-but (66e, 76e), Eliot Floch assurant une dernière transformation. Le mot de la fin reviendra aux maillots à damier, avec un essai à la 80e mn signé Joan Peralta, transformé par Maxime Albouy.