
Le lundi 27 avril était accompagné vers sa dernière demeure Georges Sié, décédé en son domicile du Cours Sully à l'âge de 95 ans. Né à Sonnac-sur-l'Hers le 12 septembre 1930, il était devenu Chalabrois dès ses premières années, aux côtés de Gaston et Lucienne ses parents, venus habiter au Bourdil. Après les bancs de l'école de la rue du Chalabreil, le conscrit Georges Sié effectuera son service militaire au Maroc, dans l'armée de l'air.
Peu après son retour, il fonde un foyer avec Paulette Magna, jeune Chalabroise, et vient résider Cours Sully, avant d'intégrer l'effectif de tourneurs sur métaux des établissements Anglade. Une petite entreprise installée en bordure du canal, dans le quartier du Moulin. Quand la direction choisit de déplacer son activité vers l'Aveyron et Marcillac-Vallon, au milieu des années 1950, Georges Sié effectue le déplacement. Il reviendra en Kercorb, au terme d'une brève période au sein de l'usine de décolletage sur métaux, qui cessera son activité en septembre 1957. Il rejoint ensuite l'unité de fabrication de chaussures Canat, où il exercera ses compétences au sein de l'atelier mécanique, jusqu'à l'heure de faire valoir ses droits à la retraite.
Avec son jardin du pont de l'Hers, Georges Sié affectionnait également les randonnées en montagne et la pêche en lac, notamment sur les hauteurs du Capcir, vers Puyvalador et Matemale. Une autre de ses passions était la photo, ce qui l'avait amené à se doter d'un petit studio équipé au-dessus du Blau, juste en face d'une autre chambre noire. George Sié laisse le souvenir d'une personne appréciée pour sa grande discrétion et d'une nature très sociable.
Après la bénédiction célébrée en l'église Notre-Dame de Chalabre, Georges Sié a été accompagné vers sa dernière demeure, où il repose aux côtés de ses parents et de son épouse, décédée en août 2005. En ces tristes circonstances, très sincères condoléances à Raymond son frère, à Paulette sa belle-soeur, à Christian son cousin, à toutes les personnes que ce deuil attriste.
Dimanche 10 mai sera célébré le 163e anniversaire du combat de Camerone, cérémonie à la mémoire du Capitaine Jean Danjou et de ses hommes, qui s’illustrèrent au cours d’une bataille devenue le symbole du sacrifice jusqu’au don de soi. Célébrée chaque année à Chalabre, village natal du Capitaine Danjou, la première commémoration de Camerone (30 avril 1863) n’aura lieu qu’en 1906. Elle se fait dans le petit poste de Ta-Lung au Tonkin, dans le nord de l’Indochine française, à l’initiative du lieutenant François, désireux d’apporter une plus grande cohésion à ses troupes, par l’exaltation du combat de leurs glorieux aînés.









