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  • Une toiture s’effondre rue du Pont-Vieux

    boulangerie calboLe temps pousse les pierres.

    Les pluies abondantes ajoutées à l’usure du temps, sont certainement à l'origine de l’effondrement du toit qui autrefois abritait la boulangerie Calbo. Aux environs de 12 h 30, vendredi 27 février, un fracas assourdissant est venu secouer la rue du Pont-Vieux, avant qu’un amas de pierres, et deux poutres, ne viennent atterrir sur le sol. Dans le même temps, la toiture ensevelissait les étages inférieurs, tandis que l’unique passante présente sur les lieux, s’en tirait avec une belle et légitime frayeur. Une maison voisine rue des Bains-douches a également été affectée, le déplacement brutal des poutres fragilisant le mur porteur mitoyen.

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    Les dommages sont considérables et la rue du Pont-vieux offre désormais l’image d’une artère sinistrée. Car dans le prolongement de l’ancienne boulangerie-pâtisserie Calbo, seuls résistent les vestiges des anciens établissements Franzone, dont la toiture s’était en partie effondrée sous le poids de la neige tombée à l’hiver 2010. Avant un incendie survenu en février 2012.

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    Avec le projet municipal de bâtir une maison de santé sur des friches à venir, il est certain que la vieille maison Calbo a choisi de mourir de sa belle mort, avant l’arrivée des pelleteuses. Les brumes de poussières une fois dissipées, il ne reste que le souvenir d’un privilège perdu, celui de se régaler d’un pain au chocolat ou d’un tougnol, le matin sur le chemin de la communale. Les lieux ont été sécurisés par les services municipaux, et l’accès vers le quai du Chalabreil s’effectue via la rue du Presbytère.

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  • David Compston tire le portrait de Kaptain Newbury

    A l’évidence, le locataire du n° 8 de la rue du Pont-de-l’Hers possède plusieurs cordes à son arc.

    bp portrait award,david compston,kaptain newburyL’artiste et son modèle, dans l’atelier de la rue du Pont-de-l'Hers.

    Quand il ne transforme pas la toute première fabrique de chaussures du Kercorb en gîtes douillets pour sportifs, quand il ne fait pas souffrir son vélo sur les pentes des cols pyrénénens, David Compston prend sa palette, et il peint. Autodidacte touche-à-tout, il excelle également dans l’art de croquer le portrait, et a décidé d’inscrire une de ses œuvres au concours « BP Portrait Award ».

    Avec trente-six années d’existence, ce rendez-vous proposé aux artistes novices, est considéré comme le plus prestigieux concours de peinture de portrait au monde. Subventionné par une compagnie pétrolière britannique (1er prix 30.000 livres), le « BP Portrait Award » vise à développer l'art du portrait, et à offrir à des talents méconnus, l'opportunité de se faire connaître sur le marché de l'art.

    Un concours très prisé     Il s‘agit pour les candidats, de présenter une oeuvre récente, créée dans l’année et non signée. En 2014, 2377 artistes en provenance de 71 pays, ont vu leur création estimée par un panel de juges qui sélectionnent dans un premier temps, 500 œuvres. Une deuxième sélection retiendra 55 œuvres, qui seront exposées à la National Portrait Gallery de Londres, du jeudi 18 juin au dimanche 20 septembre 2015.

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    Pour relever le challenge, David Compston, citoyen chalabrois originaire du  Comté de York, a tiré le portrait de son voisin et ami, Kaptain Newbury. Artiste et metteur en scène, ce dernier apparaît sur la toile tel qu’en lui-même, guitare en mains, charentaises aux pieds, couvé par le regard épris de la belle Daisy Moonshine, assuré de la complicité d’un vrai verre à pied. Instantanés du présent, mêlés à quelques fantômes du passé, tel est le portrait d’un teenager du Norfolk avec lequel David Compston est en lice, pour une première sélection. Verdict ce vendredi 27 février.

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  • Football : Un dimanche mi-figue mi-raisin pour le FCC

    fc chalabre football,us salles-sur-l'hersBruno Desjardins a signé un retour gagnant avec le FCC II.

    Dimanche 22 février, les deux formations seniors en déplacement à Salles-sur-l’Hers, ont connu des fortunes diverses. En ouverture, les réservistes du FCC II ont parfaitement maîtrisé leur sujet en enlevant le gain du match sur la marque de 4 à 1. Le onze du Kercorb imposera très rapidement son jeu, et inscrira trois buts par Théo Rosich, Christopher Gomez (photo ci-dessous) et Adrien Lognon. Un large score clôturé avec une superbe réalisation de Bruno Desjardins, élément polyvalent du club, gardien, juge de touche, et buteur.

    fc chalabre football,us salles-sur-l'hersLa deuxième manche du match opposant la Piège au Kercorb, tournera à l’avantage des Salhersiens. D’entrée, ces derniers vont mettre la pression sur la défense du FCC qui concède un coup-franc à la 3e minute. Malgré un sauvetage d’Alex Cassagnaud, les « orange et noir » de l’USSH qui ont bien suivi, ouvrent la marque (1-0). Le FCC va courir après le score, jusqu’à la 30e minute et une frappe croisée de Fabien Conte, bien servi par Cyril Leris.

    A la pause, les deux équipes sont à égalité et le deuxième temps offre une multiplication d’actions de part et d’autre, qui ne seront pas converties. Alex Cassagnaud aligne les parades sur sa ligne, mais à l’ultime minute de jeu, le onze de la Piège inscrit le but de la victoire, sur une action plus que litigieuse, et visiblement entachée d’un hors-jeu. Score final 2 à 1, en défaveur d’un FCC qui stagne en fin de classement, avec deux matches de retard.          

  • C’était hier : La trêve s’éternise pour l’US Kercorb

    L’article mis en ligne aujourd’hui, avait été publié dans le journal l’Indépendant, édition du vendredi 25 février 2005.

    us chalabre kercorbBenjamin Defernez et ses partenaires, à nouveau contraints au repos forcé (Photo archives, Janvier 2005).

    Sans être exceptionnelles pour la saison, les conditions climatiques compliquent sérieusement le déroulement des rencontres programmées sur la pelouse du stade Lolo Mazon. Après un premier report du choc au sommet entre La Tour du Crieu et l’US Kercorb prévu le 19 février dernier, il semble que la mise à jour du calendrier ne soit pas tout à fait à l’ordre du jour. Et, malgré ses prédispositions à absorber une surabondance de précipitations, la pelouse chalabroise sera une fois encore interdite à toute pratique sportive.

    Le XV du président Thomas Cuaresma, qui devait renouer avec la compétition ce dimanche en accueillant les Ariégeois de Bonnac pour le compte du Challenge Crédit agricole, observera donc une journée de repos supplémentaire. Une situation qui complique la tâche du duo Vitaux-Saint-Martin, entraîneurs de l’USK, chargés d’entretenir la motivation de leurs troupes, à l’heure d’entamer la dernière ligne droite avant les phases finales. Le match capital face à La Tour du Crieu pour l’attribution de la première place, sera vraisemblablement disputé le 13 mars prochain, intercalé entre les deux dernières rencontres du championnat de 4e série, contre l’Entente Castelmauroux-l’Union en Haute-Garonne, et Castelginest (31) à Chalabre. Si les partenaires du capitaine Olivier Carbonneau parviennent à respecter leur tableau de marche, une qualification directe pour les demi-finales est envisageable. Et au jeu toujours dangereux des pronostics, l’Union serait le dernier obstacle à surmonter afin de décrocher le billet pour la finale. Pour l’heure, les quinzistes chalabrois rongent leur frein, en attendant la clémence des cieux. 

  • De Toulemon à Toulemon, le parcours d'un tracteur, de marque Ferguson

    ferme toulemon,jean-pierre boulbèsJean-Pierre Boulbès sur son Ferguson TEC n° 26.773, le lundi 23 février 2015.

    A l’heure où la plus grande ferme de France accueille ses premiers visiteurs, Porte de Versailles à Paris, il est un témoin encore très actif, témoin d’un passé déjà lointain, quand nos vertes campagnes s’ouvraient à la mécanisation. 

    Témoin mais aussi et surtout acteur, ce tracteur à essence de marque Ferguson, aura eu la particularité d’avoir été acheté à trois reprises, par une même famille de propriétaires. L’histoire commence au début de l’année 1956, un tracteur d’un gris bleu rutilant, fait sa première sortie des ateliers de fabrication. Depuis les Ets Cazanave et Cie de Carcassonne, jusqu’à la forge d’Etienne Bauzil à Chalabre. Cette transaction correspondait à une commande passée par M. Roger Boulbès. Il est agriculteur à Toulemon, et à la tête d’un beau corps de ferme qui ne se reflète pas encore dans les eaux du lac de Montbel.

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    Le 28 février 1956, les Ets Cazanave et Cie enregistrent une commande émanant de l'établissement « Forge et Maréchalerie Bauzil », pour un tracteur de marque Ferguson, une charrue monosoc réversible à carrelets, et une faucheuse portée.

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    Le 2 mars suivant, M. Roger Boulbès reçoit le document confirmant l’enregistrement de sa commande.

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    Le 28 mai, une facture détaillée est remise au propriétaire d’un tracteur flambant neuf, réceptionné, comme convenu, à la « Forge et Maréchalerie Bauzil ». Auparavant, MM. Etienne et Louis Bauzil accompagnés de M. Roger Boulbès, s'étaient rendus en voiture jusqu'à Carcassonne, pour prendre livraison de la machine. Une machine qui ralliera le Kercorb par la route, sous la conduite du jeune Louis Bauzil.

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    A compter du 20 juin, la mise en circulation est effective, sous l’immatriculation 357 BM 11.

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    En septembre 1971, et après quinze ans de bons et loyaux services, l’engin change de main, et quitte la ferme de Toulemon pour la ferme de Bon-Accueil. Désormais, son nouveau propriétaire s’appelle Maurice Gracia.

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    En juin 1974, le Ferguson quitte le Kercorb pour Villelongue d’Aude, où il poursuivra sa carrière entre les mains d’Eugène Boix, ouvrier agricole.

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    Jean-Pierre Boulbès, fils de Roger, se souvient parfaitement du tracteur de Papa, sur lequel il a fait ses premières armes de petit laboureur. En septembre 1987, il se rend à Villelongue et rachète le tracteur, qu’il ramène à Toulemon.

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    Aux premiers jours de l’année 1990, le tracteur s’apprête à quitter à nouveau l’exploitation de Toulemon. Pour un court trajet qui l’emmène juste de l’autre côté de la colline, jusqu’à Chalabre-Plaisance. La vente se fait au bénéfice de Raymond Fort, chef des fourneaux du France, et gentleman-farmer à ses heures.

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    Le 16 novembre 1997, la machine reviendra dans son hangar d’origine. Après le décès le samedi 12 avril du regretté Raymond Fort, et une dernière transaction avec Alice Fort, le Ferguson boucle la boucle, sur les terres de ses premières manoeuvres.

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    Un grand merci à Jean-Pierre Boulbès, pour ses souvenirs intacts, et ses documents scrupuleusement archivés.

  • Carnaval : Sa Majesté Badaluc XLVII franchira-t-elle la Porte d’Aval ?

    badaluc,carnaval chalabreHonorée en 2014, sa Majesté Carnaval avait pourtant promis de revenir.

    Alors que le Kercorb s’apprête à boucler un nouveau mois de février en toute quiétude, les rumeurs faisant état de l’arrivée de sa Sérénissime Altesse Badaluc le 47e du nom ne sont rien moins que nulles. Ce silence retentissant, qui suscite fatalement maintes interrogations, inquiète les phénomènes de la croche et du contre ut, les premiers d’habitude, à être mis dans la confidence. 

    badaluc,carnaval chalabrePhoto archives, l'OPVC dans les années 1975.

    Quant aux autorités civiles, militaires et ecclésiastiques, retranchées derrière le secret de leurs dossiers, et bien que sollicitées quasi quotidiennement, elles peinent à cacher une vérité susceptible de mettre le feu aux poudres. Si d’aventure, le successeur d’une flamboyante et omnipotente dynastie n’honorait pas de sa présence les cours chalabrois en 2015, quid de l’avenir de la bouillante capitale du Kercorb ? Habituée à mettre les petits plats dans les grands une fois l’an, la patrie de Charles Amouroux pourrait être privée d’un week-end de liesse, et qui plus est, des brillantes plaidoiries de « Mestre Tustomargue ». Une première en près d’un demi-siècle tout de même.  

    badaluc,carnaval chalabrePhoto archives, 9 avril 2005.

    Toute information permettant de lever les interrogations qui hantent les nuits chalabroises, seront monnayées sans retenue, afin que les rues pavoisées du vieux bourg puissent à nouveau concentrer une multitude de masques. 

  • Andrée Tardieu n’est plus

    andrée tardieuSamedi 14 février était accompagnée jusqu’à sa dernière demeure, Andrée Tardieu, née Négrier, décédée à l’hôpital des Hauts de Bon-Accueil à l’âge de 96 ans. Originaire de Carmaux où elle était née le 22 décembre 1918, la regrettée défunte avait rejoint le Kercorb en 1950, lorsqu’elle avait intégré l’équipe éducative de la future école Louis-Pergaud. Cette mutation lui permettait également de se rapprocher de ses parents, néo Chalabrois et néo retraités. Elle unira ensuite sa destinée avec celle de Jean Tardieu, instituteur lui aussi, dont le souvenir reste intact dans la mémoire de plusieurs générations de petits écoliers.    

    A l’heure de la retraite, dans sa maison du Chalabreil, Andrée Tardieu avait poursuivi ses nombreuses activités. Couture, jardinage et pâtisserie étaient ses passe-temps préférés, pratiqués en compagnie de ses amis félins, pour lesquels elle vouait une passion intense. 

    Après la bénédiction célébrée en l’église Saint-Pierre et un dernier hommage rendu par parents et amis, Andrée Tardieu a été inhumée dans le caveau familial où elle repose aux côtés de ses parents, et de son mari, Jean, décédé en 1980. En ces douloureuses circonstances, sincères condoléances à Annie sa belle-fille, à toutes les personnes affectées par ce deuil.