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  • Helmut Thomas, partisan de la Liberté

    A la faveur de l’hommage rendu le 2 août dernier, aux cinq maquisards tombés sous les balles de l’occupant allemand dans l'embuscade du col de la Flotte, un témoignage nous est parvenu, émanant d’Alain Bonnery, domicilié à Nébias : 

    stèle col de la flotte,sonnac,helmut thomas« Quand Helmut Thomas est parti d'Allemagne, il est resté caché pendant plusieurs semaines chez mes grands-parents paternels à La Digne d'Aval, où sa femme l'a rejoint. Il y était sous le couvert d'un « cousin alsacien » de ma mère, qui était alors fiancée avec mon père. Ce qui est intéressant, c'est que le village recevait souvent la visite de soldats allemands en poste à Limoux. Certains avaient même lié connaissance avec la population, et comme la maison de mes grands-parents comptait plusieurs jeunes filles, les visites de ces soldats y étaient assez fréquentes !!! Un jour, un des soldats a glissé à ma grand-mère : « Vous direz à votre cousin alsacien de Francfort, qu'il va y avoir un contrôle dans deux jours. Il faut qu'il parte vite ».
    C'est là qu'Helmut a rejoint illico le maquis Faïta. Quant à sa femme, elle est repartie vers la région parisienne et personne de chez nous, n'a jamais eu de nouvelles. Il faut enfin préciser que tous deux étaient des communistes allemands ».

  • C’était hier : « Nina Mendez », premier roman de Josette Taffet-Brzesc

    L’article mis en ligne aujourd’hui, avait été publié dans l’Indépendant, édition du vendredi 5 août 2005. Un retour en arrière, comme une invitation à retrouver ces portraits de femmes du Sud, sur lesquelles Josette Taffet-Brzesc pose un regard de tendresse, femmes au caractère bien trempé, qui ont du courage, de la volonté. 

    nina mendez,josette taffet-brzescJosette Taffet-Brzesc a présenté son ouvrage aux côtés de Christian Guilhamat (photos archives, Août 2005).

    Nina a seize ans quand éclate la guerre d’Espagne. Elle est la fille du chauffeur du consul de France à Barcelone, jeune fille romanesque et fantasque, qui peut être égoïste, jalouse, calculatrice, mais aussi courageuse. A travers l’histoire de « Nina Mendez », Josette Taffet-Brzesc a souhaité faire revivre une période qui a engendré deux guerres, la première étant en quelque sorte cette « répétition générale » pressentie par l’un des personnages de ce roman historique : « Une histoire, certes, mais dans l’Histoire. Je me suis attachée à la plus grande rigueur dans la recherche et la présentation des faits historiques et des opinions affichées du moment, et cela sans parti pris. Ma préoccupation première a été de faire preuve d’impartialité et d’objectivité, et pour ce faire, donner vie à des personnages aux opinions différentes, mon seul objectif étant d’éclairer et de faire comprendre cette période si chargée de passions ».

    Entre 1938 et 1944, entre les derniers mois de la guerre d’Espagne et la fin de l’occupation allemande, Josette Taffet-Brzesc suit ses personnages dans le fracas des armes, les affres des passions sentimentales et les difficultés du quotidien dans ces terres disputées entre le nazisme, le franquisme, et l’idée meurtrie de la République.

    Josette Taffet-Brzesc signe une fiction qui a pour cadre le pays qui l’a vu grandir, où la frontière est omniprésente. On la passe dans les cohortes des exilés espagnols, on la repasse avec les fugitifs d’après 1940, terre de refus, terre de mémoire, terre de traditions. « Nina Mendez » est l’œuvre d’une femme qui place une femme au cœur de son roman. Tiraillée entre deux hommes qui l’aiment, confrontée aux hommes qui font la guerre, l’héroïne porte un message de paix très actuel.

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    Répondant à l’invitation de la municipalité, Josette Taffet-Brzesc présentait samedi son premier roman, le roman d’une vie puisqu’elle a passé près de cinq ans à en ciseler chaque phrase.

    « Nina Mendez » est paru aux éditions Empreinte et est disponible en librairie.

  • Pétanque : L’UBK signe un beau succès sous les platanes

    union bouliste du kercorb,grand prix ville chalabreLa triplette Ziegler, première à inscrire son nom sur le Trophée de la Ville, remis par Yvan Carbonneau.

    A l’initiative et avec le partenariat de la municipalité de Chalabre, l’Union Bouliste du Kercorb, club de pétanque de la commune, a eu l’honneur d’assurer les 25 et 26 juillet derniers, l’organisation du 1er Grand Prix de Pétanque de la Ville. Cette compétition s’est déroulée sur deux journées, durant lesquelles 230 participants ont évolué en partie sur le boulodrome de la place Charles Amouroux, ou sur les terrains annexes de la gare.

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    La compétition du samedi 25 juillet a vu la triplette Ziegler de Carcassonne, remporter le 1er Grand Prix de la Ville. Leurs noms seront gravés sur le trophée sculpté spécialement pour cette compétition, par l’ami artiste et créateur Alain Poincheval, qu’il en soit ici très sincèrement remercié.

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    Les Limouxins Didier Clercy, Christian Bastouil et Jean-François Perez, ont échoué près du but.

    La compétition du dimanche 26 juillet a vu la doublette Berguio de Labastide-sur-l’Hers, remporter le 1er prix de ce deuxième concours du Grand Prix de la Ville (photo ci-dessous). MM. Escloupier et Labéda, les deux arbitres délégués par la Fédération Française de Pétanque, ont veillé au bon déroulement des parties, l’UBK les en félicite et les remercie.

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    Au terme de ces deux journées, Yvan Carbonneau, président du club de pétanque de Chalabre, se félicitait de la réussite de cette nouvelle manifestation. Grâce au soutien de Jean-Jacques Aulombard maire de la commune, aux bons soins de toutes les équipes techniques, à la participation généreuse de Michel Carbou, avec la mise à disposition de ses terrains de la gare, sans oublier les bénévoles d’ici, de Belgique ou d’ailleurs, sans lesquels rien n’aurait été possible d’assumer.

    En conclusion, le président de l’UBK déclarait « combien il a pu apprécier l’engagement, aux côtés du club, de quelques commerçants du village ou des alentours, qui ont répondu favorablement à l’attente de toute la population présente, afin de permettre à chacun, joueurs, accompagnants et visiteurs, de se rafraîchir ou de se restaurer. Un grand merci à tous ».

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  • Hommage aux cinq morts du col de La Flotte

    Le 27 juillet 1944, Paul Vernières, Louis Bages, André Laffont, Helmut Thomas et Fernand Prétal tombaient sous les balles ennemies.

    col de la flotte,paul vernières,louis bages,andré laffont,qu’helmut thomas,fernand prétalDaniel Lefebvre a rendu hommage aux cinq maquisards tombés sous les balles allemandes.

    A l’initiative de la municipalité de Sonnac-sur-l’Hers, un hommage a été rendu dimanche 2 août, aux cinq maquisards tués lors d’une embuscade le 27 juillet 1944, au sommet du col de la Flotte. Ce jour-là et à la faveur de renseignements livrés à l’occupant, une colonne de soldats allemands arrivée à pied par le croisement qui emmène à Courtauly depuis Sonnac, avait pris position au sommet du col, dans l’attente d’une opération du maquis FTP-Faïta.

    Sous le feu des mitrailleuses     Avec le bruit faisant état de l’arrivée de renfort des troupes d’occupation sur le Chalabrais, les maquisards avaient prévu d’aller dissimuler un camion dans la ferme de Bordeneuve, située à quelques centaines de mètres du col. Pris sous le feu des mitrailleuses, Paul Vernières, Louis Bages (dit Leclair) et André Laffont s’écroulent, tandis qu’Helmut Thomas, grièvement blessé, et Fernand Prétal, parviendront à se replier vers la ferme toute proche du Planquet. C’est là qu’ils seront rattrapés et exécutés.

    col de la flotte,paul vernières,louis bages,andré laffont,qu’helmut thomas,fernand prétalLe lendemain, la mairie de Sonnac, contactée par la préfecture via la cabine publique, est informée « qu’il y a des morts, là-haut dans le col ». Antoine Canal, maire, accompagné de trois autres Sonnacois à vélo, se rendent sur les lieux et découvrent les corps, abandonnés depuis la veille. Les cinq maquisards seront redescendus vers le village sur la camionnette de Camille Boussioux (photo ci-contre), dont le permis de circuler a été délivré en cette période de battages. Les cinq résistants, dont les identités ne sont pas encore connues, seront inhumés à Sonnac le 29 juillet. Au mois d’octobre suivant, leurs corps seront exhumés et rendus à leur famille.

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    En ce premier dimanche d’août, une cérémonie célébrée en présence de Daniel Lefebvre, maire de Sonnac-sur-l’Hers, accompagné de son conseil municipal, de Camille Boussioux, dernier témoin vivant de cette tragédie, des associations d’anciens combattants du Chalabrais, a permis de rendre hommage à cinq jeunes hommes qui avaient rejoint les rangs des Francs-tireurs et partisans français, morts pour la France.

    De l'Espagne au maquis Faïta      Né à Leipzig, Helmut Thomas avait rejoint l’Espagne et le camp républicain en novembre 1936 (Colonne Durruti), puis incorporé de force dans la Wermacht. Après avoir déserté en 1943 lors d’une permission, il avait rejoint le maquis FTP Faïta, organisé par Victor Teisseyre (photos ci-dessous, Cérémonie au col de la Flotte, archives Années 1980).

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  • Pont-Neuf d'hier, Pont-Neuf d'aujourd'hui

    Au fil du temps, l'avenue Auguste-Cathala, l'une des artères chalabroises les plus fréquentées, a connu quelques transformations. Il est bien loin certes, le temps où les calèches enjambaient le Chalabreil, pour aller chercher les voyageurs entrés en gare de Chalabre, munis d'une réservation à l'Hôtel de France. Plus tard, deux rangées d'acacias viendront offrir une ombre appréciable au promeneur qui, en s'éloignant du Cours Sully, ne se préoccupait pas encore des horaires d'ouverture du bureau des services des P.T.T. A moins que ce ne soit Irène ou Aurélie, fichu sur la tête et « carretou » de foin en transit, qui donnait du temps au temps, non loin de ce qui serait mais bien plus tard, un rond-point.

    Ce temps là est révolu, et il a laissé la place à une nouvelle perspective, pour qui s'apprête à découvrir ou quitter la capitale du Kercorb. L'occasion de saluer la mise en place de corbeilles en osier, portant la griffe de l'ami vannier Frédéric Paillard. Créations artisanales confiées aux bons soins des services municipaux, qui les ont garni de compositions florales du plus bel effet.

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  • Yves Deckmyn a raccroché son tablier

    yves deckmyn,hauts-de-bon-accueilDe nombreux cadeaux, et une blouse de cuisinier, dédicacée.

    Le 1er avril 1983, Yves Deckmyn percevait une toque de cuisinier, avant de rejoindre les fourneaux de l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques, maison de retraite de la rue Saint-Pierre. Eloigné de l'Orléanais, son pays d'origine, il engageait un bail de 32 ans avec le pays chalabrais, contrat  prolongé jusqu’aux premiers jours de l’année 2015. En mars 2007, il fera l’expérience d’un nouveau départ au sein de l'hôpital des Hauts-de Bon-Accueil, avec le lot de changements inhérents, et une sensible modification de ses occupations quotidiennes.

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    Tout récemment et non loin du parc où tout avait débuté, une joyeuse assemblée dans la confidence depuis plusieurs semaines, lui réservait une belle surprise. Avec une fête très sympathique réunissant collègues et amis, sous les platanes de la place Charles Amouroux, où Yves Deckmyn a officiellement mis un terme à sa carrière professionnelle. L’occasion également de refaire le chemin à l’envers, grâce à la projection d’un remarquable reportage vidéo monté par ses amis et collègues. Les nombreux témoignages de reconnaissance formulés sont allés droit au cœur de l’ami Yves, heureux de retrouver famille et amis, au terme de plusieurs mois d’incertitude liés à de graves ennuis de santé. Le néo retraité remerciait chaleureusement la joyeuse assistance, et l’invitait à poursuivre la fête. Excellente retraite Yves !

    yves deckmyn,hauts-de-bon-accueil

    Septembre 1995, dans le parc de l'Hôtel-Dieu Saint-Jacques.

  • L’esprit de Georges Méliès a flotté sous la charpente de l'ancienne halle au blé

    georges méliès,fulgurances de l'été,serge fourniéTrucages et fantaisie ont ravi le public.

    Dans le cadre des animations estivales « Fulgurances de l’été », Serge Fournié proposait jeudi 19 juillet, de découvrir l'univers de Georges Méliès, l’un des premiers artisans du cinéma. Confortablement installé face au grand écran, un public venu nombreux, a pu assister à  la projection de plusieurs courts-métrages réalisés entre 1898 à 1909 par le père des trucages cinématographiques (Le monstre, l’homme-orchestre, un homme de têtes, mobilier fidèle, l’affaire Dreyfus,…), sans oublier le fabuleux Voyage dans la lune.

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    A l'initiative de cette soirée, Fabienne Canal a souhaité la bienvenue à chacun.

    Entre chaque séquence, un échange aura permis d'aborder les techniques employées par le cinéaste Georges Méliès, dont les racines familiales plongent en profondeur en terre chalabroise (rue Côte du Château). Certes, le précurseur des effets spéciaux est né à Paris, le 8 décembre 1861, mais grâce aux recherches effectuées par Serge Fournié, il est permis d'affirmer que ses ascendants ont vécu sous le ciel du pays chalabrais. Au terme d’une belle soirée en compagnie du « roi des trucs, du prince de la féerie et des transformations », chacun est reparti la tête emplie d'images, tout droit sorties d'un univers insoupçonné.

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    Les précisions de Serge Fournié n'ont pas convaincu tout le monde.