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Patrimoine - Page 18

  • C’était hier : Le trésor des Compagnons de Roubichoux

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du dimanche 27 avril 2003.

    jacques touchet,roubichouxJacques Touchet (à gauche), aux côtés de Jean-Luc Bénet, a éclairé d’un jour nouveau l’histoire de la chapelle (Photos archives, Avril 2003).

    « Je ne sais quel antijudaïste ou antichrétien des premiers âges, donc quel catholique vacciné a bien pu souffler aux oreilles des amis de Roubichoux que leur édifice religieux était une chapelle carolingienne ! »

    Ainsi parlait Jacques Touchet en ce lundi de Pâques, invité par les Compagnons de Roubichoux à dévoiler la signification de textes et signes gravés dans deux blocs de pierre mis à jour au pied du parvis de la chapelle St André.

    Président de la Société d’études des anciens peuples méditerranéens, linguiste, épigraphiste et paléographe distingué, Jacques Touchet offrait ce jour-là une brillante démonstration à la conclusion de laquelle, il datait le monument cultuel de Roubichoux entre le Ier et IIIe siècle de notre ère. 

    jacques touchet,roubichoux

    Les pierres étaient enfouies dans le sous-sol de la chapelle

    A l’analyse des caractères d’écriture figurant sur la pierre, il apparaît que le texte est écrit en araméen, langue parlée par le Christ, ses adeptes et le peuple : « Tout semble indiquer que ce texte fut gravé par de nouveaux arrivants ayant employé au préalable l’hébreu, le grec et le latin, donc des gens ayant voyagé et demeuré dans divers pays (Palestine, Grèce et pays de l’empire romain germanique). Ces constatations orientent historiquement à supposer qu’il s’agit de Mérovingiens pouvant s’estimer héritiers du Christ, descendant du Roi David. Certains détails déduits du texte font penser à des Juifs palestiniens avec des rituels mi-mosaïques mi-chrétiens des premiers âges (les Ebionites) qui étaient des Juifs voulant revenir à la pureté du culte originel en suivant en cela, les vœux du Christ. Ces premiers Chrétiens condamnaient la dégénérescence politique, morale et religieuse des Pharisiens. Il apparaît donc certain que ce gros bloc de pierre gravé dont le dessus est lisse et plat était un socle sur lequel le prêtre montait pour dire sa messe et bénir ses fidèles ».

    Ainsi Jacques Touchet éclairait-il d’un jour nouveau l’histoire de la chapelle, dont l’existence remontait à 1115, selon les seules sources connues à ce jour et tirées des documents du Prieuré de Notre-Dame de Camon.

    Une nouvelle fois rassemblés dans le cadre enchanteur de la chapelle St André, Jean-Luc Bénet et ses compagnons bâtisseurs de cathédrales ont pu lever une petite part du mystère gravé dans la pierre : cette basilique paléochrétienne minutieusement restaurée depuis 1990 serait donc en réalité une synagogue mérovingienne et Roubichoux signifierait en araméen, « Fondation de la terre heureuse du fenouil ».

    jacques touchet,roubichoux

  • c'était hier : Les vestiges du Chalabreil

    L'article mis en ligne avait été publié dans l'Indépendant, édition du mercredi 22 avril 1998.

    chalabreilA hauteur de la rue du Pont Vieux, les pointes de bois telles qu’elles apparaissaient en décembre 1996 (photo archives, Décembre 1996).

    Dans la nuit du 30 novembre au 1e décembre 1996, les trois cours d’eau qui traversent la cité du Kercorb atteignaient l’un après l’autre leur cote d’alerte. Gonflés par les chutes de pluie, l’Hers, le Blau et le Chalabreil charriaient des flots noirs et chargés, provoquant des crues qui allaient se répéter à huit jours d’intervalle. Au lendemain de ces inondations, le cours du Chalabreil débarrassé de ses alluvions par les eaux furieuses devait laisser apparaître les vestiges de piliers de bois semblables à des supports de passerelle ou de pont. 

    D’après les archives conservées en mairie, il est dit que le pays de Kercorb devint après 1210, frontière de la France, du comté de Foix et du royaume d’Aragon. Un pacte fut alors signé entre le Roi de France et le Kercorb, à la condition que les habitants gardent les châteaux forts et les frontières. De ce jour, le Kercorb devint Terre Privilégiée. Plus tard en 1366, mission est confiée au premier Baron de Bruyères-Chalabre « de faire clore la ville d’un mur entouré d’un large fossé, pour la mettre en état de résister aux ennemis du Roy ». Comme le rapporte un document extrait du magazine Chemin-Faisant, ce mur d’un mètre d’épaisseur ceinturait la citadelle et seuls « deux ponts en bois de chêne enchâssés dans des embrasures en pierre de taille » en permettaient l’accès.

    Ces pointes de bois mises à jour en décembre 1996 seraient-elles les vestiges d’un des ponts qui permettaient le contrôle des allées et venues dans la bastide de Chalabre ? Rien n’est moins sûr mais il est permis de le penser. Le mur d’enceinte quant à lui, servit également de protection lors des épidémies de peste. Avant son édification, une première épidémie avait décimé plus de la moitié de la population chalabroise, c’était en 1348. Aujourd’hui et depuis 189 ans, les pierres de cette muraille mise à bas donnent leur force aux racines des platanes qui ornent les cours d’Aguesseau, Docteur Joseph Raynaud, Sully et Colbert.

  • Les négatifs de Maurice Mazon

    maurice mazon

    Un carnaval à Chalabre, en 1966

    maurice mazon

    Elle est née le 30 juillet 2021, la rubrique intitulée « Mazon », renvoie vers une période qui sommeille dans un recoin de la mémoire des plus de cinquante ans. Ces visages et ces instants de vie d’hier, reclus pendant des décennies dans des boîtes de négatifs archivés par le « Papa d’Lolo », reviennent aujourd’hui à la lumière, grâce aux bons soins de l’ami François Gabarre.

    Dépositaire de ces archives photographiques, datant pour la plupart des années 1950, ce dernier a repris son activité, après une pause de quelques mois, et propose de nouveaux clichés passés au révélateur de la numérisation. Pour partager la rubrique « Mazon », il suffit de cliquer en haut et à droite du bandeau bleu ci-dessus, pour accéder aux photos signées du photographe du Pont du Blau, disparu en 1970.  

    maurice mazon

    Maison de repos au Château de Falgas en 1966

    maurice mazon

    maurice mazon

  • L’appel du Cri du Vent a été entendu

    cri du vent,baywa reLe cortège dans la traversée du quartier de l'Ile.

    Le rendez-vous était fixé samedi 8 avril place des Marronniers à Sainte Colombe-sur-l’Hers, et aux alentours de 10 h, près de 170 opposants au projet de parc éolien porté par la société BayWa r.e. et la commune, se pressaient autour d’une fontaine Wallace éclairée de soleil. Après une prise de contact assurée par Jean-Luc Bénet membre actif du Cri du Vent, un cortège riche en pancartes aux slogans explicites s’est élancé dans les rues du village, empruntant des rues au passé industriel riche, quand la force motrice de l’eau accompagnait les ouvriers dans l’exploitation de la pierre de jais.

    cri du vent,baywa re

    De retour sous les marronniers, Jean Baudeuf (photo) président de l’association remerciait une assemblée déterminée à défendre son environnement, ses paysages et son cadre de vie. Il évoquait ensuite l’urgence quant au développement des énergies renouvelables, précisant que « Ce développement doit se faire de façon équilibrée sur l’ensemble des différentes sources d’énergies renouvelables et pas, comme cela s’est fait jusqu’ici dans l’Aude, en donnant une priorité absolue à l’énergie éolienne terrestre, au détriment des autres sources d’énergies alternatives ». Il soulignait comment le département de l’Aude, avec ses 300 éoliennes en place, était arrivé à saturation. Plusieurs pistes étaient avancées par Jean Baudeuf, telles que le développement de l’éolien existant, du photovoltaïque, multipliable sur les zones déjà artificialisées telles que les toitures et les parkings des zones commerciales. Il suggérait également l’installation de chauffe-eau solaires dans les habitations et les installations collectives, et la transformation des résidus de l’exploitation de la forêt en plaquettes pour alimenter des chaudières à bois, citant l’exemple des chaufferies collectives de Belcaire et de Limoux.  

    Jean Baudeuf s’adressait ensuite aux maires et aux conseillers municipaux, « qui portent une lourde responsabilité quant à l’avenir du Kercorb. Ou bien ils cèdent à l’argent facile de l’éolien et ils laissent des sociétés occuper une partie du territoire de leur commune pour y installer des éoliennes hautes comme la moitié de la Tour Eiffel, qui vont polluer durablement les paysages et semer la discorde dans le canton. Ou bien, comme le propose le Cri du Vent depuis plus de dix ans, et comme l’ont déjà fait de nombreux élus du canton, ils choisissent de résister solidairement aux offres des promoteurs éoliens, de protéger l’image rurale et naturelle du Kercorb, de développer un tourisme vert respectueux de l’environnement et de conserver intacts les paysages agrosylvopastoraux qui font le charme du Chalabrais ».

    cri du vent,baywa re

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