
Les « arrossegaïres » ont rendez-vous ce soir à 18h sous la halle
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Les « arrossegaïres » ont rendez-vous ce soir à 18h sous la halle
L'article en ligne avait paru dans l'Indépendant, édition du vendredi 10 décembre 2004.

Une halte est prévue au pied de la stèle à la mémoire de Fluris, inaugurée en 1997 lors du Tricentenaire
Photo archives, Décembre 1997
Lundi 13 décembre sera célébré le 307e anniversaire de la mort du Sieur Jacques Fleury, victime d'un mauvais coup dans l'obscurité de la nuit du 13 au 14 décembre 1697. Braconnier, prêtre, paysan ou collecteur d'impôt, l'identité de « Fluris », enterré dans le cimetière de Saint-Pierre, reste une énigme. Ce qui renforce dans l'imaginaire des Chalabrois, le souvenir de celui qui fut le contemporain d'une France sur laquelle régnait Louis XIV.
L'Aspak (Association de sauvegarde du patrimoine artistique en Kercorb) désireuse de s'associer à l'hommage qui sera rendu à Fluris, invite tous les accros de « chirbilhi » à se retrouver Place Espérance-Folchet en ce jour anniversaire, jour de Sainte-Luce. Bidons, vieilles casseroles,... chacun est invité à fureter de la cave au grenier, tout doit y passer pourvu que le pavé chalabrois étincelle de mille feux.
Le cortège s'élancera vers 18 h pour un pacifique charivari, pour faire du bruit, beaucoup de bruit, seulement du bruit, pour que cette fête séculaire soit plus bruyante et plus vivante que jamais. La dislocation du cortège interviendra aux alentours de 19 h 30, selon une tradition dans la tradition. Et comme dit Robert : « Asclaïres s'abstenir ! ».

Le Cri du Vent avait appelé à un rassemblement pacifique et silencieux avant la séance
Vendredi 22 novembre dernier, les conseillers municipaux se réunissaient en séance ordinaire autour de Julien Saddier, maire de la commune. Au fil des 14 points inscrits à l'ordre du jour, les élus sonnacois avaient à se prononcer notamment sur le projet éolien déposé en mairie par le groupe Total Energies. Au terme d'un exposé au cours duquel le premier magistrat précisait les avantages et les inconvénients de ladite proposition, l'assemblée procédait à deux votes à bulletin secret. Le premier portant sur l’autorisation d’implanter un mât de test de mesures, le deuxième devant valider, ou pas, l’intérêt de l'aménagement et l’implantation d’une zone industrielle d'aérogénérateurs (éoliennes) sur la commune. Deux scrutins pour deux résultats semblables, qui ont donné six voix contre, et cinq voix pour.
Pour sa part, l’association Cri du Vent avait appelé à un rassemblement pacifique et silencieux juste avant la séance, rue Louise-Michel : « Dans le but de signifier aux élus, l’opposition des gens de Sonnac-sur-l'Hers et des environs, à ce type de projet, jugé nuisible pour notre territoire ».
Près de 80 personnes avaient répondu à l'appel du Cri du Vent, qui se réjouit du résultat de cette consultation. A l'issue de laquelle Daniel Bouichou son président a déclaré : « La menace de l’éolien qui pèse sur la population du Quercorb se trouve diminuée. Ce dénouement écarte ainsi de façon irréfutable le danger de revoir surgir sur cette commune tout projet éolien, pour un bout de temps ».
Il devait ajouter que l’association ne va pas pour autant baisser la garde, et pour cause, d’autres projets éoliens sont en cours, sur les communes voisines de Ste Colombe-sur-l'Hers et Corbières : « Des projets que nous allons nous employer, encore, à contrecarrer avec vigueur ».
Ils sont beaux, pleins de mélancolie aussi, les deux saules pleureurs qui trônaient au pied de la passerelle de feu le lac, viennent de subir les assauts de fortes et inhabituelles rafales de vent. Si nos témoins d’une époque rythmée par promenades et baignades pliaient sans rompre, à l’image du roseau de la fable, l'un d'eux a fini par s'affaisser, entraînant avec lui, ses longues branches lianes pendantes. Son voisin quant à lui a perdu l'une de ses imposantes branches, deux sentinelles blessées en cette veille de Sainte-Catherine, comme un symbole.
Mais les deux vieux salyx babylonica, certes fatigués par le temps et les éléments, n'ont pas l'intention de quitter la scène, du moins pas de suite. Il semble en effet qu'une opération d'élagage ait été envisagée, qui permettrait de panser les blessures de l'un, et de rendre sa prestance à l'autre, en le redressant.