
Usine Garrouste, Le Cazal
Carte Collection Jean-Paul Cnocquart

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Usine Garrouste, Le Cazal
Carte Collection Jean-Paul Cnocquart


Une équipe prête à s'engager dans un projet ouvert à tous
Un projet présenté par Christophe Roncalli dans l'article ci-après :
« La salle du conseil municipal de Chalabre a accueilli une première réunion de lancement d’un ambitieux projet de prospection et d’inventaire du patrimoine bâti de la commune. En présence de Jean-Jacques Aulombard, maire de Chalabre, et de Aurélie Subreville directrice générale des services (DGS), les bases de cette initiative ont été posées sous la direction de Florence Guillot, historienne et archéologue spécialisée dans l’étude des fortifications médiévales et du patrimoine rural.
Un projet scientifique et collaboratif
Porté par la municipalité, ce projet vise à recenser, documenter et analyser le patrimoine architectural de Chalabre, avec un objectif particulièrement motivant : retrouver les traces du Castrum du Quercorb, une fortification médiévale aujourd’hui disparue.
Pour mener à bien cette mission, une équipe de bénévoles passionnés s’est constituée autour de Florence Guillot. Leur travail s’articulera autour de plusieurs axes : Une étude bibliographique et archivistique, réalisée selon la méthodologie de la base Gertrude (outil de référence pour l’inventaire du patrimoine en France). Des campagnes de terrain, avec des relevés photographiques, des repérages GPS et l’étude des structures encore visibles. Un travail de numérisation des archives, grâce à des photographies de documents anciens, selon des cotes précises fournies par l’historienne.
Florence Guillot : Une spécialiste du patrimoine médiéval

Archéologue et historienne de formation, Florence Guillot est une figure reconnue dans l’étude des sites fortifiés du sud de la France. Spécialisée dans l’analyse des structures médiévales et du peuplement rural, elle a mené de nombreuses recherches sur les castra et grottes fortifiées de l’Ariège .
Grâce à son expertise, elle apporte une méthodologie rigoureuse et une connaissance approfondie des sources historiques et archéologiques.
Un projet ouvert à tous !

Ce travail, loin d’être rébarbatif, promet au contraire de belles découvertes et une plongée fascinante dans l’histoire locale. L’équipe est ouverte à toutes celles et ceux qui souhaitent contribuer à cette aventure historique.
Si vous êtes curieux, passionné par l’histoire ou simplement désireux de participer à un projet collectif enrichissant, vous pouvez rejoindre le groupe de recherche. Pour cela, contactez Christophe Roncalli (roncallich@me.com) qui coordonne les bénévoles aux côtés de Florence Guillot.
L’histoire de Chalabre n’a pas encore révélé tous ses secrets… À vous de les découvrir ! (cette étude sera menée en 2025 et 2026) ».

Ecole des Soeurs, Hôtel-Dieu Saint-Jacques
Photo Collection Marie-France Cnocquart
De gauche à droite, debout, Mlle de Ginestet, Marie-Hélène Parrenin, Marie-Françoise Parrenin, Madeleine Tyrode, Maryse Rouzeaud, ?, Danielle Olive, Geneviève Dalmau, Marie-France Sancho, Bernadette Rios, Hélène Marcos, Soeur Etienne.
2e rang Andrée Murillo, Michelle Fournié, Anne-Marie Sola, Serge Rodillon, Gérard Tudo, Christian Boyer, Roland Combes, Dominique Sancho, Monique Sola, Guy Jalabert, Christian Olive, Marie-Thérèse Olive.
1er rang Jean Viviès, Claude Mot, Guilène Rodillon, Jean-Pierre Sola, Yves Jalabert, Sophie Cabannes, ?, Eliane Sicre, Marie-Claude Marcel, Jean-Luc Mot.
L'article en ligne avait été publié dans l'Indépendant, édition du lundi 31 janvier 2005.
Aristide et Dédou à l’écoute des pulsations du vieil alambic
Photos archives, Janvier 2005
D’abord il y a ce maudit thermomètre qui affiche invariablement des températures négatives depuis trop longtemps maintenant. Et là-bas, installé sur une des rives du Blau, Aristide qui scrute ce petit flotteur calibré indispensable pour contrôler au degré près la qualité d’un produit très prisé par les amateurs d’alcool fort. Opération délicate qui ne présente aucune difficulté pour Aristide Peyronnie natif de Massat, petit village ariégeois blotti au pied du col de Port et du port de Lers, la patrie certifiée des bouilleurs ambulants.
Avec plus d’un demi-siècle d’expérience, acquise goutte à goutte au service des bouilleurs de cru, Aristide fait partie des quinze bouilleurs ambulants répertoriés à la chambre des métiers de Foix. Malgré les hauts et les bas d’une activité plutôt rude, Aristide affiche une sérénité aussi limpide que son divin nectar, fruit d’une sagesse engrangée sans interruption depuis ses débuts en 1950, exception faite de deux années de conscription sur les rivages tunisiens de Carthage.
A l’abri de ce que les habitués appellent l’atelier public, lieu de rencontre d’autant plus apprécié quand le café du coin a définitivement tiré le rideau, les discussions vont bon train. Pomme, prune ou poire, Aristide est passé maître dans l’alchimie des parfums fruités qui transitent au coeur d’interminables serpentins, tels une bienfaisante perfusion.
L’art de séparer les vapeurs d’eau et d’alcool, voilà bien un drôle de métier qui ne dit pas son âge. A l’écoute au pied de la cucurbite de son vieil alambic, Aristide a vécu la lente évolution des habitudes, depuis le milieu du siècle dernier, lorsque la croûte de marc sec était distillée par ses soins près des vignes de Rouvenac. La nuit est tombée sur les rives du Blau et Aristide évoque encore et encore les souvenirs que distillent les serpentins de sa formidable mémoire. « Le brulou de vin » et son étrange machine à remonter le temps sont maintenant repartis vers d’autres cieux, pour de nouvelles et délectables missions. Aristide reviendra, l’hiver prochain.