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Poésie - Page 29

  • 2021, Autrement !

    La nouvelle année ne fait que commencer, autant dire que tous les espoirs sont permis. A l'heure où la tradition invite chacune et chacun à prendre de bonnes résolutions, voici un poème de Gilles Billaut, membre de l'Atelier d’Écriture Partagé de Thise (Franche-Comté). 

    2021, Autrement !

    Voici que s’est terminée l’imprévisible année 2020

    Qui ne nous laisse pas que des souvenirs sereins

    Ne ressemblant en rien à ce que l’on avait imaginé

    Où beaucoup de nos certitudes se sont envolées

    Devant l’éclatement de tous nos repères

    Dans nos loisirs, nos contacts prioritaires

    Devant notre privation de liberté

    Dans le déni, refusons d’être enfermé

    Conservez bien être, santé et grand coeur

    Soyez productifs, étant de bonne humeur

    En faisant une séance d’écriture expressive

    Pour exprimer toutes vos pensées positives

    Laissez votre esprit vagabonder

    Allez vers votre côté aventurier

    Imposez-vous de petits rituels

    Pour rester connecté au réel

    Votre part d’incertitude acceptez

    Osez, improvisez, découvrez

    Cela vous rendra moins anxieux

    Et vous conduira à rester heureux

    On a tous besoin de douceurs

    Alors que vos jours, vos heures

    Soient comme des bouquets de fleurs

    Aussi vivants et emplis de couleurs

    Que cette année deux mille vingt et un

    Fasse de vous un bel autre quelqu’un

    Rejetant la peur du futur

    Confiant, apaisé, très sur

    En 2020, le monde a changé

    En 2020, c’est de l’histoire

    En 2021, il faut nous adapter !

    En 2021, c’est de l’espoir !

    Gilles Billaut, 1er janvier 2021

    (Atelier d’Écriture Partagé à Thise, Franche-Comté)

  • Ailleurs ou ici

    Un peu après Noël, une hotte de propositions, au fil d'un poème du Franc-Comtois Gilles Billaut.

    Ailleurs ou ici

    Ailleurs comme ici

    Faire ce que l’on dit

    Ici comme ailleurs

    Demeurer rêveur

    Ailleurs comme ici

    Vivre sa vie

    Ici comme ailleurs

    Se sentir meilleur

    Ailleurs comme ici

    Avoir plein d’envies

    Ici comme ailleurs

    Rester un veilleur

    Ailleurs comme ici

    Rien n’est jamais fini

    Ici comme ailleurs

    Ouvrir son coeur

    Gilles Billaut 28 décembre 2020

  • Plénitude

    A 72 h d’une année nouvelle, JIEL nous invite à chasser ces appréhensions qui prennent sournoisement le pas sur les espérances.

    jiel

    Plénitude

    Dans la mousse fraîche au soleil de mai

    Tout près de grands arbres tu te reposais

    Les feuilles bruissaient aux caprices de la brise

    Mais le monde tout autour n’avait plus de prise

     

    Tu fermais les yeux pour regarder en toi

    Ecouter lentement ton coeur en émoi

    Sentir s’écouler de longues secondes

    Celles des instants vrais des idées fécondes

     

    De ces moments de grâce si mystérieux

    Seule la nature connaît le secret précieux

    Quand les bras de Morphée voulaient t’enlacer

    Tu sus t’en défaire pour ne rien remplacer

     

    Petit bonheur simple trop souvent oublié

    Parfois l’on retrouve l’étoile qui a brillé

    Savourer longuement le bien être suprême

    Celui qui fait du bien qui n’est jamais le même

     

    Si tu ressens la vie en ce lieu que tu aimes

    Tu sauras t’affranchir du monde de ses peines

    Si tu ressens l’amour en ce lieu d’habitude

    Tu sauras retrouver la belle plénitude

    JIEL

  • Devenir vieux

    jean paul dréauDans son manuel de savoir vivre à l'usage des rustres et des malpolis, Pierre Desproges déclarait : « Certes, il est pénible de vieillir, mais il est important de vieillir bien, c’est-à-dire sans déranger les jeunes ». A l’heure où la parole confinée derrière un masque est parfois remplacée par des regards obliques, ces quelques lignes écrites en 1988 par Jean-Paul Dréau. Paroles interprétées par Denise Grey,… depuis la cuisine.

    On s'accroche au passé
    Comme un lierre à un mur
    Et les miroirs gelés
    Nous renvoient des blessures

    Du temps passé trop vite
    Qui rit de notre peau
    On a le cœur qui s'effrite
    Comme les pierres d'un château

    On se tait de nos maux
    Pour ne pas se souvenir
    On pense à ce bateau
    Qui nous fera partir

    On oublie nos histoires
    Pour ne pas en parler
    Ca ennuie les enfants
    Et ça nous fait pleurer

    C'est comme une bougie
    Qu'on oublierait d'éteindre
    Qui brûlerait toute une vie
    Pour que l'on puisse peindre

    Sur les murs de nos yeux
    Tout ce qu'on a appris
    Le chagrin, la tendresse,
    Les jours bleus, les jours gris,
    C'est ça, devenir vieux aussi

    On fume les heures qui restent
    Dans un même fauteuil
    Posé près d'une fenêtre
    Ou dessous un tilleul

    Et les heures goutte à goutte
    Nous oublient peu à peu
    Le nez dans notre soupe
    Et les mots dans nos yeux

    On est comme un vieux meuble
    Qu'on cire de temps en temps
    Une table ou un lit
    Qu'on n'aime plus vraiment

    Alors on s'habitue
    A vivre doucement
    A ne pas faire de bruit
    A respirer seulement

    Et quand comme un oiseau
    On sent l'heure du départ
    Les ailes au ras du dos
    On éteint son histoire

    C'est pas que ça fait souffrir
    Ca fait même pas pleurer
    C'est pas dur de partir
    Quand on ne veut plus rester

    C'est ça, devenir vieux aussi

    Jean Paul Dréau 1988