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Chalabre - Page 2665

  • Voilà deux siècles, mourrait le Baron de la Prade

    raymond viviès,baron de la pradeRaymond Viviès de La Prade, dans son costume de général de brigade.

    L'Histoire n’a pas retenu le parcours de Raymond Viviès, « oublié de la Grande Armée », né en « Terre Privilégiée ». Commencée le 3 novembre 1763 à Sainte-Colombe-sur-l'Hers, sa vie se terminera près d’un demi-siècle plus tard, à 2.500 kilomètres de sa terre natale, à l'issue de la désastreuse campagne de Russie.

    Au début de l’année 1792, il est âgé de 30 ans lorsque l’esprit patriotique le pousse à s'enrôler dans les volontaires de l'Aude, afin d’enrayer l’invasion espagnole. Raymond Viviès est nommé quartier-maître-trésorier, 1er grade d'officier au 8e Bataillon des Volontaires de l’Aude, le 13 avril 1793. Incorporé dans l’armée des Pyrénées Orientales, comme tous les Audois, il étrenne son grade à Peyrestortes, porte d’accès vers Perpignan. Le 17 septembre 1793, il mène une charge à la baïonnette qui permet la prise du camp espagnol et la mise en déroute des troupes ennemies. Il a comme compagnon d’armes Jean Lannes, futur maréchal d'Empire et duc de Montebello. Et c’est à Nice, le 27 mars 1796, qu’il entend pour la première fois la voix de Bonaparte, un petit jeune de 27 ans.

    Le 11 novembre 1799, il est promu Chef de Brigade (l’équivalent de colonel), onze mois plus tard, il prend le commandement du 43ème Régiment d'Infanterie de Ligne, à la tête duquel il se distingue au combat de Pozzolo. Le 11 décembre 1803, il est fait chevalier de la Légion d'Honneur, distinction créée en 1802 par le Premier Consul. Raymond Viviès fait ainsi partie des premiers récipiendaires, il devient le premier en Kercorb, à recevoir cette décoration.

    A la veille de Noël 1805, il est promu général de Brigade à Austerlitz. Puis c’est la bataille d'Iéna, qui marque le début de la campagne de Pologne, au cours de laquelle Viviès se distingue à nouveau. A la tête du 46ème de Ligne, il enfonce les lignes russes massées sur le plateau du Ziegelhof (à 2 km avant Eylau), et pénètre le premier dans le cimetière, point clef de la bataille. Malgré une âpre résistance des Russes positionnés derrière l'église, il parvient à maintenir le moral de ses troupes, et à s'emparer du village.

    Eté 1808, il recevra un nouveau gage de confiance de la part de l'Empereur et devient baron de La Prade, du nom d'une propriété située à Rivel entre Chalabre et Sainte-Colombe, héritée de son père par lettres patentes du 11 août 1808. 

    La Grande Armée s’élance le 24 juin 1812 depuis Kaunas (Lituanie), puis franchit le Niémen, frontière naturelle entre la Pologne et la Russie. La première confrontation entre les deux forces armées a lieu le 7 septembre à la bataille de la Moskowa (ou Borodino). La suite est connue de tous, et cinq semaines après avoir quitté Moscou, les troupes napoléoniennes, harcelées par les Cosaques du maréchal Koutouzov, se retrouvent face à un obstacle de taille, la rivière Bérézina.

    Les sept compagnies de pontonniers du général Eblé, auxquelles se sont joints des sapeurs, soit près de mille hommes au total, travaillent dans la nuit du 25 au 26 novembre 1812 à la construction des ponts dans la Bérézina, qui continue à charrier des glaçons. Le 27 novembre, dans la matinée, l'Empereur et son état-major passent sur la rive droite. Raymond Viviès et ses hommes franchissent le premier pont, et prennent pied sur l'autre rive en couverture. Après avoir débarrassé l'endroit des quelques soldats russes qui s'y trouvent, ils prennent position pour sécuriser le passage du reste de la Grande Armée. Mais ces « rescapés » sont loin d'être au bout de leurs peines. La route de Vilnius leur est certes ouverte, mais il leur reste encore près de 250 km à parcourir. Raymond Viviès, accompagné de son fidèle cuisinier Cousinet, originaire de Saint-Benoît, poursuit ainsi la route, lorsqu'à l'orée d'un bois, ils sont brutalement entourés de Cosaques et faits prisonniers. Raymond Viviès, déjà très affaibli est emmené à Vilnius. La température affiche moins 35°, et les cadavres s'entassent dans les rues. Des milliers de dépouilles furent ainsi entassées pêle-mêle dans les sous-sols de certaines églises, le sol étant trop dur pour y creuser la moindre sépulture. C'est dans cette atmosphère apocalyptique que Raymond Viviès vécut ses derniers instants. Le 13 janvier 1813, après quelques semaines durant lesquelles il lutte contre les convulsions de plus en plus nombreuses, la fièvre aura raison de lui. Sa dépouille n’a jamais été rapatriée, sur une pierre tombale, entre quatre grand cyprès du cimetière de Saint Colombe-sur-l’Hers, ces quelques mots sont écrits : « Il est mort loin des siens ».  

    raymond viviès,baron de la prade

    Pour plus de détails sur la vie de Raymond Viviès, voir le site de Serge Fournié, "Si Chalabre m'était conté".

  • Les randonneurs du Kercorb ont retrouvé leur refuge

    St Barth 28 Déc. 2012 Retour au refuge.jpgLa controverse du St Barthélémy a fait rage, dans un refuge riche en souvenirs.

    Un peu avant que l’année 2012 ne fasse ses adieux, les randonneurs du Kercorb se sont transportés sur les pentes de leur pic fétiche. Un sommet ariégeois qu’ils honorent de leur présence entre Noël et 1er de l’An, quelle que soit l’épaisseur du manteau neigeux.

    Le Pog de Montségur se dégageait à peine de l’obscurité lorsque les six marcheurs apercevront l’étang de Moulzoune, premier palier de l’ascension vers le pic Saint-Barthélémy, via les mines de Fangas et de la Porteille. L’énorme quantité de poudreuse va sérieusement ralentir la progression de la cordée, munie de crampons, mais dépourvue de raquettes. Un oubli volontaire puisque l’objectif de cette journée n’était pas de rallier un St Barth immaculé, mais plutôt de rejoindre à l’heure dite, le refuge des Cimes (club d’initiation à la montagne escalade et ski). Lieu fixé pour une rencontre avec Jean, Annie, Maryse et Muriel, partis sur les traces du groupe de six, un peu plus tard dans la matinée.

    cimes,pic st barthélémy,soularac

    Après la jonction réussie aux abords de l’énigmatique Monument aux Vivantes, l’équipée rassemblée ouvrira la porte d’un lieu mythique, théâtre voilà bientôt trente ans, de mémorables veillées. Lorsque les sociétaires du « Pitcharra Club » emmenés par leur président Christian Amouroux, passaient prendre la clef chez Victor Arcens à Montferrier, avant de préparer l’ascension vers le pic, autour d’une nécessaire flambée et éventuellement, d’une fondue bourguignonne.

    cimes,pic st barthélémy,soularac

    Réunis en ce 28 décembre 2012 autour d’une table convenablement garnie, les légataires du « Pitcharra Club » n’auront pas échappé à la question récurrente, qui aura maintes fois par le passé, mis en péril la cohésion du club : « Lequel du Soularac et du St Barthélémy, est-il le pic le plus haut ? ». En réalité, la réponse a été donnée depuis longtemps, par Adelin Moulis, chantre de l’Ariège né au pied de Montségur. Le Soularac est composé de trois sommets : d’est en ouest, la pique d’Estang Tort, le menhir du Soularac et la pique du Diable. Lors de la réalisation d’une carte d’état-major au 1/80 000e, un officier soucieux de ne pas la surcharger, choisit l’une des trois altitudes et commit une erreur, en prenant la plus basse, en l’occurrence, la pique du Diable. Avec 2370 m pour le Soularac, contre 2348 m pour le St Barth, la discussion était définitivement close, et la cordée pouvait refermer la porte du refuge, avant le retour vers le Pays d’Olmes et le Kercorb.   

    Un album Saint-Barthélémy Décembre 2012 a été mis en ligne. 

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  • En attendant Carnaval

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                                 Les enfants de Badaluc ont l’année 2013 dans le viseur.

    Dans la perspective du rendez-vous annuel consacré à la magie de carnaval, les membres de l'OPVC lancent un appel en direction de tous ceux et celles qui s'intéressent à la santé et la pérennité de sa Majesté Badaluc. Une réunion se tiendra à la mairie de Chalabre le samedi 12 janvier à 18h, afin de préparer la venue du prince de carnaval, 45e dans l’ordre d’une prestigieuse lignée.

  • Rugby : 49 minutes de jeu et douche pour tout le monde

    Usckbp-Lherm St Clar XV Janvier 2013 I.jpgL’élan des « rouge et bleu » a été stoppé au plus mauvais moment.

    Dimanche 6 janvier, le stade Lolo Mazon accueillait une affiche de rentrée mettant aux prises l’US Kercorb-Bastide-Peyrat et le quinze de Saint-Clar-Lherm (Haute-Garonne). Ce premier match retour du championnat de 3e série Midi-Pyrénées ne sera pas allé à son terme,  arrêté sur décision arbitrale, lorsque le « planchot » affichait 9-20 pour les visiteurs (mi-temps : 6-20).

    A l’heure du coup d’envoi, les « rouge et bleu » drivés par le duo Garros-Royo sont fermement décidés à rééditer la prestation offerte contre le quinze du Haut-Salat, en clôture de l’année 2012. Après un échec de Julien Garros sur pénalité à 50m, les visiteurs ouvrent le score face aux perches (0-3). Un déficit de placages va permettre à Lherm de faire le break avec un essai de 80 mètres (0-10). Les visiteurs gardent le cuir au sol et Julien Garros recolle au score (3-10). Avec un ballon perdu en touche sur la ligne médiane, la sanction est immédiate et les « rouge et bleu » encaissent un nouvel essai transformé (3-17). L’Entente décroche mais sur une contre-attaque grand champ, Grégory Boulbès manque de peu un essai promis. Les partenaires du capitaine Damien Hillat reprennent confiance, ne lâchent plus rien, mais vont à nouveau échouer à cinq mètres de la ligne. Deux pénalités de chaque côté avant les citrons portent la marque à 6 à 20.

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    Dès la reprise, une attaque petit côté initiée par les avants, permet à Brice Garcia de s’infiltrer dans la défense saint-claraise. Stoppé par un placage haut, qui vaut une expulsion au pilier bleu, et une pénalité à Julien Garros, qui place un nouveau coup de pied entre les pagelles (9-20). L’étincelle fatale surgira au sortir d’une mêlée, lorsque les deux demis ne feront qu’un, sous l’œil indifférent de M. Aurélien Bru, arbitre. Frictions classiques, auxquelles vont hélas se mêler le pilier expulsé précité (photo ci-dessous), et le juge de touche de l’Entente. Circonstances aggravantes qui amèneront Aurélien Bru à appeler Serge Nègre et Christian Montagut, présidents qui se verront signifier l’arrêt pur et simple de la rencontre. Consternation dans les deux camps, face à une décision arbitrale quelque peu disproportionnée. Après avoir statué sur la notion d’envahissement du terrain, plutôt improbable sur un stade Lolo Mazon règlementairement grillagé, la commission de discipline devrait avoir le dernier mot.  

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