L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du lundi 8 juin 1998.
La balle ovale va reprendre du service la saison prochaine
Photo Maurice Mazon
Les supporters chalabrois du ballon ovale sont heureux et ont toutes les raisons de l’être, puisque le mois de septembre prochain verra en effet une nouvelle formation représenter les couleurs du Kercorb. La composition du bureau sera très bientôt officialisée, et ce au terme d’une assemblée générale qui se tiendra le 13 juin.
Le dernier recensement des joueurs susceptibles de porter le maillot « Bleu et Blanc » a donné entière satisfaction à un staff désireux de faire renaître de ses cendres, un club au passé particulièrement riche. Du plus jeune au plus ancien, chacun se réjouit à Chalabre, de ce retour aux avant-postes du ballon ovale, inutile de préciser que le stade Lolo-Mazon est fin prêt à accueillir le XV du Kercorb, version 1998/1999. Le futur proche s’annonce sous les meilleurs auspices, raison de plus pour pour évoquer le souvenir d’un passé à peine lointain, lorsque les titulaires du XV fanion de l’USC avaient pour mascotte un petit chat croqué sur la caisse à pharmacie.

De gauche à droite, debout, Georges Marty, René Salinas, Paul Aréco, Mario Brembilla, Jean Tanette Hernandez, Antoine Escande, Jacques Roques, Georges Gérard, S. Rivière, M. Boué, secrétaire. Accroupis, Jean Gabanou, Pierre Baby, Sylvain Saurel, François Sanchez, Jean-Joseph Romero, Raymond Gabanou, Antoine Melliès.
« Personnage hors du commun, Alexandre Grothendieck (photo) est le fils d’un anarchiste ukrainien et d’une journaliste pasionaria allemande. Il fondera l’écologie radicale puis, après avoir reçu la médaille Fields, il refusera le prestigieux prix Crafoord. Il finira ses jours dans un petit village ariégeois, coupé du monde des vivants. Homme de conviction, pacifiste, antimilitariste, anarchiste… et immense mathématicien, c’est un personnage de roman. Ses parents sont eux aussi des personnages de roman qui écrivent leurs histoires dans la folie qui éclabousse l’Europe en cette première moitié du XXe siècle. Comment, pourquoi, un tel génie a-t-il procédé par étapes successives, à son propre « enterrement » ? Hésitant entre raison et déraison, il est déconcertant, dérangeant, parfois détestable, toujours pétri de contradictions ; mais c’est aussi un homme généreux, profondément humain, un homme attachant à bien des égards ».

François Lopez, président d'honneur, a donné le départ de la balade (Photo archives, Juin 2003. De gauche à droite, debout, Francis Amouroux, Patrick Rault, Gilbert Huillet, François Lopez, Jean Quério, René Jaulens, César Martinez, Robert Béret. Accroupies, Maryse Amouroux et Monique Rault).