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  • La vigne et le genêt

    JIEL invite qui veut le suivre, à surprendre quelques moments d'intimité. 

    jiel

    Les grappes de Chardonnay du Clos Roubichoux

    La vigne et le genêt

    Sur le versant d’une petite colline, un buisson de genêt

    Observait amusé un fier cep de vigne à l'air détaché.

    Du haut de son talus, le bellâtre folâtre moquait le benêt

    Qui se disait chef de file, planté là en tête de rangée.

    Dans son costume élégant et bien taillé il restait digne.

    Depuis toujours il s'éreintait au travail en toute loyauté,

    Quoi de plus naturel pour un bel et fidèle pied de vigne

    Qui ne geint ni se plaint, ni même n’a jamais papauté.

    Tel un bouffon de scène, le premier dans son habit doré

    S’entêtait à vouloir distraire ce serviteur du vignoble.

    Il raillait le laborieux qui gauche feignait de l'ignorer.

    Quel beau défi pour le saltimbanque, quelle tache noble :

    « Mon cher voisin si vaillant et fier je te souhaite le bonjour !

    Regarde la colline, les couleurs, la lueur du soleil qui décline.

    Ecoute les oiseaux qui te rendent visite et sifflent leur amour.

    Sens les parfums enivrant que t’offre la garrigue voisine.

    Je suis artiste et mon rôle est de te distraire toi et les tiens.

    Si le vent léger nous accompagne nous danserons ce soir,

    Oublie la tâche et laisse toi aller, simplement pour rien.

    Tu ouvriras le bal avec la plus belle aux grands grains noirs ! »

    Le beau pied de vigne ne pu résister à telle invitation.

    Cette nuit là, la fête fut magique dans toutes les parcelles.

    La nature exaltée ne pouvait croire à tant d’agitation,

    Même la lune du haut de son balcon brillait avec zèle.

    Depuis ce jour, où sur le versant d’une petite colline,

    Un buisson de genêt et un cep de vigne étaient en paix,

    Quand le vent ouvre le bal, les arbustes se dandinent,

    Et dans la lumière du soir c’est la fête à tout jamais.

    Sur cette petite colline, un soir d’été,

    Etait née une belle amitié

    Entre un cep de vigne et un buisson de genêt.

    Mais, silence ! Car personne ne le sait… 

    JIEL

    jiel

  • C’était hier : « Rêve de lac » : un film pour accueillir le printemps

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du lundi 19 mars 2001.

    bijan zanitch khah,sophie jacques-seranoBijan Zanitch Khah, le réalisateur de « Rêve de lac », aux côtés de Sophie Jacques de Dixmude (Photo archives, Mars 2001).

    Bijan Zanitch Khah est un réalisateur heureux, son long métrage « Rêve de lac » sort sur les écrans avec l’arrivée du printemps. Cela n’est certainement pas un hasard, Bijan cultive pour les beautés pyrénéennes en particulier et la nature dans son ensemble, une sorte de fascination communicative. En mettant en valeur quelques quartiers de Paris et surtout des paysages de l’Aude et de l’Ariège, Bijan a voulu tirer le meilleur parti de ce pouvoir sans frontières que détiennent les images.

    Pour fêter la nature et s’en rapprocher toujours plus, Bijan a mis tout son art et toute son expérience afin de garder une lumière naturelle : « Il est difficile de filmer dans les Pyrénées à cause de la lumière qui change sans cesse, plus de deux ans de travail, des jours et des nuits d’angoisse et de joies, mais ce film ne sera que lorsqu’il aura rencontré le public ». Et ce grand rendez-vous est imminent, programmé pour le mercredi 21 mars à Mirepoix. Une sortie nationale à l’occasion de laquelle Bijan Zanitch Khah sera présent aux côtés de l’équipe de tournage et des acteurs non professionnels qui composent le casting.

    Ainsi les jeunes Michel Dufour, Arnaud Garros mais aussi Joëlle et Pierre Croison et leurs fils Aloïs et Zachary, Pierre Terpan, Sophie Jacques de Dixmude, tous bien connus des Chalabrois, auront fait leurs premiers pas de comédien devant la caméra de Bijan Zanitch Khah qui précise : « C’était une sorte de pari de réaliser ce film avec un budget réduit et une équipe jeune et peu expérimentée ».

    Au final, un film sauvage et plein d’énergie dans lequel la prestation des enfants insuffle une tonifiante fraîcheur. « Ma vie est un voyage, « Rêve de lac » aussi ». Un besoin de liberté que Bijan Zanitch Khah exprime très fort dans un film qui sera sur l’écran de l’Espace André-Malraux à Mirepoix, à partir de 21 h mercredi 21 mars, premier jour du printemps.

  • Un nouveau médecin a pris ses marques dans le Pays du Chalabrais

    emilian dragomir

    Hier mercredi 17 mars, le docteur Emilian Dragomir (photo) ouvrait une nouvelle salle d’attente à ses premiers patients, pour consultation au numéro 7-9 du cours d’Aguesseau. Auparavant, il avait été accueilli par Jean-Jacques Aulombard, maire de Chalabre, et Bruno Carbonnel son adjoint. Ce nouveau praticien, auquel les élus ont renouvelé leurs souhaits de bienvenue, est âgé de 49 ans, marié et père de deux jeunes enfants. Son activité médicale sera amenée à devenir pérenne, il faut vivement l’espérer, et le docteur Emilian Dragomir est pour l’heure hébergé temporairement. Les personnes de la communauté du Pays du Chalabrais qui souhaitent prendre un rendez-vous peuvent le joindre au 06 85 10 71 60.

  • C’était hier : Vingt ans de Carnaval

    L’article mis en ligne aujourd’hui avait paru dans l’Indépendant, édition du lundi 18 mars 1996.

    Mars 96 Trio R R A.JPGRoger Raynaud, René Berland, André Conte, un trio de magistrats qui fit rarement preuve de clémence (Photos archives, mars 1996).

    La cour intérieure des Cèdres résonnait samedi en fin d’après-midi aux accords des musiciens de l’O.P.V.C qui bouclaient un tour de ville en musique à l’attention des Chalabrois, invités à venir découvrir une exposition entièrement consacrée à Badaluc, prince du Carnaval. Montée à l’initiative de Jean Martinez, trompettiste du groupe, cette expo retrace les grandeurs et les servitudes de sa Majesté Badaluc au cours de ses vingt dernières années de règne en Kercorb.

    Vingt fois accueilli avec faste et honneur, ce monarque très courtisé, n’a pourtant jamais réussi à résider plus de deux jours à Chalabre. Tantôt roi du pétrole, jardinier ou bien cosmonaute, prenant les traits du diable ou les défroques du capitaine Crochet, Badaluc n’est jamais parvenu à s’attirer la sympathie des magistrats chargés de veiller à son avenir. Pourtant une évidence s’impose, Badaluc est bon prince, et n’a pas la rancune tenace, puisqu’il a accepté de revenir cette année encore dans nos murs. Nul ne sait si le tribunal fera cette fois une exception, la lune de mars incitera peut-être les magistrats à plus de clémence.

    carnaval chalabre

    Jean Martinez présente le projet aux nombreux visiteurs venus découvrir une exposition riche en souvenirs 

    carnaval chalabre

    carnaval chalabre

    Ce fut l'occasion de réunir les créateurs des portraits de Badaluc, prédécesseurs de l'ami Thierry Roncalli

    De gauche à droite debout, Jean Plauzolles, Frédéric Paillard, Nicolae Fleissig. Accroupis, Richard Conte, Robert Saddier.