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Fêtes - Page 2

  • Carnaval : la fantaisie des disciples de Badaluc est en marche

    carnaval chalabre,badalucPierrick, Raphaël et Hugo sont formels, « Ce sera mieux que sur le plan ».

    « Tandis qu’à leurs œuvres perverses, les hommes courent haletants, mars qui rit, malgré les averses, prépare en secret le printemps » (Théophile Gautier).

    A l’instar de ce court extrait de poésie de notre enfance, un discret trio de petits Chalabrois s’affaire en toute intimité. Ils sont outillés comme jamais, gants kevlar en main et coquilles acier aux pieds, faisant usage de force paille et d’autant de grillage et vis, et ils laissent entendre qu’un véritable enchanteur (le terme messie leur semble inapproprié), s’est mis en route vers le Kercorb.

    Les rumeurs insistantes faisant état de l’arrivée de sa Majesté Carnaval seraient-elles donc fondées ? Le « oui » n’est pas franc, mais si l’on se réfère aux mouvements observés au bout de leurs jumelles par les vigies de la tour du Saladou, le doute n’est plus permis. Après affinage des données recueillies par des guetteurs à qui on ne la fait plus, Chalabre s’apprête à vivre une journée particulière, peut-être deux, à la faveur d’un week-end à venir, consacré à Saint Benoît et Saint Anicet.

    Sans plus attendre, Pierrick Ferrier, Hugo Plantié et Raphaël Roncalli se sont mis à l’ouvrage, afin de confectionner un char pour le carnaval de Chalabre, programmé les samedi 16 et dimanche 17 avril prochains. Les heures étant comptées, une brève interview décrochée entre deux coups de marteau et un coup de visseuse ont permis d’apprendre que le fruit de leur ouvrage s’appellera « Badaluquet 1er ». Et qu’il déambulera avec son aîné, tous frais payés, sur les cours de la ville une fois encore pavoisés. Félicitations et un grand merci à nos trois jeunes carnavaliers, dont l’optimisme et la fantaisie invitent à renouer avec la fête.

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  • C'était hier : Carnaval : « Mano a mano » fatal pour Badaluc

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du mercredi 14 mars 2007.

    badaluc chalabreLa magie de Carnaval est passée, à la faveur d’une éclipse de lune (Photos archives, Mars 2007).  

    Jamais la halle aux blés n’avait accueilli foule aussi enthousiaste, même Brindejonc des Moulinais atterrissant avec son aéroplane au Domaine Saint Martin le 15 février 1912 n’avait mobilisé comme l’aura fait Badaluc le XXXIXe en ce premier samedi de mars. Forte de sa tradition taurine séculaire, la cité du Kercorb et ses mille balcons pavoisés ont offert des ponts d’or à un fier Ibère affublé d’une « cuadrilla de mangaroufiers » qui allaient, on ne le saura que plus tard, précipiter sa perte.    

    Accueilli par une Carmencita perchée sur la frêle échine de Lolita, douce ânesse de la race AFC (amours de fond de champ), le maître de la véronique et de l’estocade acceptait les clefs de la ville, et accessoirement son inscription sur une liste électorale déjà passablement raturée. Indéboulonnable malgré les ans, la musique de l’O.P.V.C était en place, plus que jamais au grand complet, et avec elle la certitude que pasos et fécos allaient filer le parfait amour, dans le tourbillon carnavalesque promis. En fait de tourbillon, ce fut plutôt un summum de « treboulino », chacun voulant impressionner à qui mieux mieux un Escamillo promené par un Jojo de Bon-Accueil accorte et prévenant.

    badaluc chalabre

    Mais une éclipse de lune plus tard, les sombreros et les mantilles tombaient, les défenseurs de la dignité due aux animaux contre attaquaient, un tribunal à la solde du grand inquisiteur « Don  Ignacio Sèrquozy les Pesouls dins lo Cap » réglait le sort d’un apprenti acupuncteur. En ce 4 mars 2007, Chalabre s’offrait une nouvelle variante de la tradition et labellisait pour l’éternité, « el torero de fuego ».

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  • C'était hier : Le comité des fêtes a démissionné en bloc

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du lundi 18 février 2002.

    comité des fêtes de chalabreL’équipe du président Gérald Mourareau a rendu le tablier (Photos archives, Mars 1999).

    A moins de trois mois des grandes fêtes de l’Ascension, la cité chalabroise n’a plus de comité des fêtes, les membres sortants ayant signifié leur démission par un courrier adressé à Christian Guilhamat, maire de Chalabre. Par l’intermédiaire de son président Gérald Mourareau, l’équipe d’animation qui avait pris la succession du « Comité Henri Cazas » en mars 1999 a exprimé le souhait de ne plus pourvoir aux animations et festivités en Kercorb.

    Les conséquences de cette démission n’ayant pas échappé aux membres de la municipalité, il a été décidé de la tenue d’une réunion publique le mercredi 19 février à 20 h 30 à la mairie. Ils en appellent à toutes les bonnes volontés, invitées à se manifester afin de constituer un nouveau bureau.

    comité des fêtes de chalabre

    Le passage de témoin avait eu lieu en mars 1999, entre l'ancien et le nouveau bureau du comité des fêtes

    De gauche à droite, debout, Henri Cazas, Jean Carbonnel, Edmond Arnou, Odette Carbonnel. Assis, Séverine Plantié, Arnaud Molini, Gérald Mourareau, José Sanchez 

    (l'arrivée d'une siècle nouveau semblait augurer de l'abandon de certaines règles de bienséance)

  • Carnaval d’hier : Le jour où Badaluc IV sauva sa tête

    En ce jour de mars 1955, fait exceptionnel, le prince de l'éphémère ne fut pas brûlé en place publique. On vous explique pourquoi.  

    badaluc 1955Sa Majesté Badaluc IV : un extra-terrestre aux portes de la ville (Photos archives, Maurice Mazon, mars 1955).

    Cette année là, sa Majesté Badaluc IV ne brûla pas. Les archives relatives à ce milieu de siècle dernier n’étant pas encore déclassifiées, comment rétablir les faits et expliquer cette entorse carnavalesque faite à la tradition ? Si l’on s’autorise une brève incursion dans le temps, il apparaît que le 13 mars 1955, les cours chalabrois sont en liesse et la cité du Kercorb se retrouve transportée vers un monde des plus futuristes. Les acacias de l’avenue du Pont-Neuf sont presque de trop, et gênent la foule qui se presse autour d’un étrange visiteur tout de fer vêtu. Il arbore par ailleurs une kyrielle de rivets à faire pâlir les boutiquiers tenant la quincaillerie ferronnerie de la rue du Bassin.

    badaluc 1955

    Francis Pratx est au volant, Badaluc et son escorte motorisée partent à la rencontre des Chalabrois 

    A la lecture des quelques rares photos d’époque, il est permis de penser que la cour de la ferme la Sigalière a été le point de chute de celui que certains qualifieront d’extra terrestre. Affirmations qui ne seront jamais démenties par les notables chargés de le recevoir, Louis Amat, Victor Baro, René Berland, Roger Giroud, Yoyo Huillet, Francis Pratx et Jean-Joseph Romero. Cette année là donc, fait exceptionnel, le prince de l'éphémère ne fut pas brûlé en place publique. Avait-il bénéficié de l’improbable mansuétude d’un tribunal exhibant à sa tête un procureur sorti de la naphtaline une fois l’an et autour de Mardi-Gras ? Avait-il réussi à s’échapper vers on ne sait quel cosmos et par on ne sait quel artifice astronautique ?

    badaluc 1955

    Musique et grosses têtes accompagnent l'illustre invité

    Carcassus V sacrifié     En réalité, il existe bel et bien une réponse à ces deux questions, apparue à la lumière d’un document récemment publié. Sa Majesté Badaluc IV ne brûla pas, non pas parce que sa combinaison était insensible à la chaleur, mais tout simplement parce qu’elle avait rendez-vous quelques jours plus tard à la préfecture de l’Aude, invitée par le comité du carnaval de Carcassonne. Le Badaluc chalabrois défilera ainsi le long des allées Davilla et Iéna (photo ci-dessous), emmené par la musique du Réveil Carcassonnais, avant d’assister en silence au supplice de Carcassus V, son alter ego, condamné, lui, au bûcher (Source Martial Andrieu).

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    Badaluc IV s'offre une sortie sur les boulevards de Carcassonne

    Crédit photo Martial Andrieu

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    Le cortège s'engage sur le cours d'Aguesseau

    Photos Maurice Mazon

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    Une pause aux abords du pont du Blau

    badaluc 1955

    Le comité d'accueil

    Victor Baro, Roger Giroud, Louis Amat, René Berland, Jean-Joseph Romero, Francis Pratx et Yoyo Huillet