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Patrimoine - Page 50

  • Conflit des Canat : la basilique Saint-Nazaire toujours occupée

    Jeudi 5 juin 1975, la lutte continue et s'étend hors des limites du Kercorb.  Dans la basilique de la Cité de Carcassonne occupée, ouvrières et ouvriers de l'usine Canat se succèdent et alertent l'opinion dans l'espoir de sauver leur outil de travail. Comme le souligne l'article publié dans l'Indépendant, des télégrammes de soutien affluent de toute part, paraphés par des syndicalistes, des ouvriers, des étudiants,... Signatures parmi lesquelles figure celle d'un étudiant, « petit cousin de l'ancien Pape Jean XXIII », pour reprendre les termes du journaliste rendant compte des événements.

    usine canat,basilique

    Un petit cousin que chacun aura le loisir de retrouver en compagnie de ses amis du groupe les White Beans, aujourd'hui vendredi 6 août 2021, à l'occasion du concert gratuit organisé par le service culturel de la mairie de Limoux, et qui aura lieu sur l'allée des Marronniers à partir de 19 h 30, puis à 21 heures.

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    usine canat,basilique

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    usine canat,basilique

    usine canat,basilique

    usine canat,basilique

  • Mémoires d’ouvriers… mémoire brouillée

    Le vendredi 11 juin dernier, Christian Garcia était présent en Kercorb afin de présenter son film documentaire long métrage évoquant la Chalabre industrielle, au temps de la manufacture Canat. Un travail de mémoire disponible sur support DVD, mis en vente à la maison de la presse de la rue Capitaine Danjou, et une belle occasion de revenir plusieurs décennies en arrière, au temps d’un Kercorb alors prospère.

    Cette incursion dans le passé propose des témoignages recueillis auprès d’anciens ouvriers et employés, nostalgiques d’une époque certes difficile, mais si riche en souvenirs. De belles et précieuses archives sonores, émanant d’acteurs ayant vécu ces décades, archives illustrées avec une succession de photos et d’images filmées. Si un grand nombre d’entre elles, glanées à la volée sur Internet, n’ont que très peu de lien avec la mémoire chalabroise, d’autres, et c’est plus fâcheux, loin de restituer la réalité, la falsifient.

    usine canat,christian garcia

    2006, rue d'Empaute à Limoux

    Ainsi Chalabre, et on pourra le regretter bien sûr, n’a jamais connu de ligne de montage de véhicules électriques, même si une information s’en était fait l’écho en 2017, mais c'était un samedi... 1er avril (voir liens ci-dessous)

    http://chalabre24hactus.blogspirit.com/archive/2017/04/01/une-ligne-de-montage-automobile-sur-les-friches-de-t2l-et-ca.html

    http://chalabre24hactus.blogspirit.com/archive/2017/04/02/une-ligne-mal-montee-et-le-poisson-ne-mord-pas.html                 

    usine canat,christian garcia

    Vendredi 13 novembre 1987, incendie de T2L Chimie, usine de résines synthétiques 

    Un peu plus loin dans le reportage, une voix off explique comment « le 13 novembre 1977, l’explosion d’une partie de l’usine précipitera la fin inéluctable d’une aventure humaine et industrielle ». Cette information est illustrée par des photographies manifestement prises un 13 novembre, mais de l'année 1987, soit dix ans plus tard. Car ces images rendent compte de l’incendie qui venait de détruire non pas l'usine Canat, mais l’usine T2L Chimie. Comme évoqué dans l’article paru le lundi 13 novembre 2017 (voir lien ci-dessous)

    http://chalabre24hactus.blogspirit.com/archive/2017/11/13/c-etait-un-vendredi-13.html

    Cette profusion d’images, par ailleurs diffusées sans concertation ni consentement aucun, conduit son auteur à commettre une regrettable caricature de la réalité. L’initiative visant à œuvrer pour la mémoire est honorable, mais pour accomplir un travail digne de ce nom, un minimum de rigueur aurait été le bienvenu, qui aurait permis d’éviter de telles incohérences.

    Par anticipation, pourquoi ne pas avoir une pensée à l'endroit de celles et ceux qui auront le loisir de visionner ce film dans dix, vingt ans ou plus, et qui pourront soutenir sans sourciller que jadis, des voitures électriques étaient assemblées sur une ligne de montage à Chalabre. Le temps aura passé, les temps auront encore changé, la mémoire pourra alors se recharger comme un simple portable.

  • Le Tome XV est dans les cartons

    il était une fois chalabreVendangeurs au pied du Calvaire, dans les années 1960 (Assis, Vincent Alegre, debout de gauche à droite : Berthe Rey, Marie-Thérèse Guinchard (masquée), Louise Peyre, Mimi Courtade (Marinette, épouse de Roger Dombris), Thérèse Jean (épouse Trujillo), Jeannette Courtade, Georges Peyre).

    L’été 2020 devait permettre à l’association Il était une fois Chalabre de célébrer ses 25 ans d’âge, avec la publication d’un nouveau recueil dédié au passé de la cité. Mais l’actualité sanitaire prédominante a fatalement relégué un tome XV en arrière-plan, tome XV qui a su faire le dos rond pour revenir en cet été 2021 à la rencontre des lecteurs. Depuis le 20 décembre 1995 et la publication du tout premier volume de sa collection, l’équipe de « Il était une fois… » partage un passionnant travail de mémoire collective avec le plus grand nombre. Comme l’indique le président Michel Brembilla, « 25 années que nous travaillons à cette tâche pour notre plus grand plaisir, et nous espérons également le vôtre. ».

    Le sommaire nouveau permettra d’aller à la rencontre de Madame de Chalabre, de vivre le Coup d’état de Napoléon III sous le ciel chalabrois ou d’entrer dans les dernières vignes du Kercorb. Egalement évoquées, les origines du puit sur le Cours de la Treille, des articles du journal politique et littéraire autour de 1800, la métairie de Falgas, le portrait d’Abel Anouliès garde-champêtre,… autant de thèmes variés à la conclusion desquels le lecteur retrouvera un album de photos d’hier. La remise officielle de l’ouvrage aura lieu samedi 31 juillet à partir de 10 heures, salle du conseil à la mairie, cours Sully.

  • C’était hier : Fête du tougnol : ils ont mis les mains dans la farine

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du lundi 23 juillet 2001.

    fête du tougnolLes lauréates du concours ont reçu les félicitations des élus (Photos archives, Juillet 2001).

    Dans le cadre des festivités du 14 juillet organisées par la municipalité chalabroise, un concours de tougnol était proposé à toutes celles et tous ceux qui aiment plonger leurs mains dans la farine. Amateurs, fins gourmets ou nostalgiques d’un passé révolu, une quinzaine de candidats ont rallumé leur four pour remettre aux alentours de 12 heures, des copies plus ou moins réussies. Plusieurs recettes avaient été mises à disposition et il revenait à un jury trié sur le volet de désigner en ce samedi patriotique les trois meilleurs chef-d’œuvres culinaires. Auparavant, MM. Pascal Pull et Pascal Walheim, boulangers pâtissiers à Chalabre avaient offert une fournée spéciale de tougnols, lesquels seront partis comme des petits pains au bénéfice de la Croix-Rouge et des Restos du cœur.

    Cette « Festa del Tonhol » aura également permis à l’ami Claude Chauveton, ambassadeur du riche savoir-faire rivélois, de présenter une superbe composition de tougnols « Made in Rivel », pâtisseries à l’anis dégustées à l’heure du vin d’honneur et juste avant le verdict du jury (photo ci-dessous).

    fête du tougnol

    Ce dernier composé de Mmes Marie-Louise Saddier, Raymonde Castres, Nicole Boussioux et de MM. Aimé Mamet, Raymond Serrus-Crampagne et Philippe Siegel, parviendra à placer trois tougnols sur un podium plutôt gourmand. A la plus haute marche, Mme Mathilde Le Foll, brillante gagnante de cette première édition, suivie de très près par Mlle Julie Carbou, Mlle Nadine Massarotto prenant la troisième place. A l’heure des récompenses, M. Christian Guilhamat maire de Chalabre et Marie-Annick Serrus-Crampagne conseillère déléguée à la culture et au patrimoine, ont chaleureusement félicité l’ensemble des candidats avant de remettre la médaille de la ville aux trois lauréates. «  Rien n’est plus beau que les mains d’une femme dans la farine » chante Claude de Toulouse. Les Chalabrois et les nombreux visiteurs qui passaient par le Kercorb ce jour-là , n’ont pas démenti.