Aux côtés de Julien et Aron, les petits scouts goûtent le privilège d'évoluer au grand air.
C'est une excellente habitude à laquelle le domaine de Ségovent, juché là-haut à une portée de pierre du Calvaire, ne déroge plus depuis maintenant huit ans. C'est ainsi que dix-neuf enfants tout droit venus du 9e arrondissement de Marseille, ont dressé en ce vendredi 12 juillet, leur camp de base. Accueillis par Julien Bonnery maître des lieux, accompagné de Aron son fidèle dogue allemand, les disciples de Robert Baden Powell ont eu, tout comme leurs nombreux prédécesseurs, l'agréable impression de débarquer au paradis du scoutisme.
Encadré par trois jeunes chefs, Géraldine, Delphine et Héloïse, elles-mêmes présentes en ces lieux voilà cinq ans, le groupe composé de dix-neuf enfants âgés de huit à onze ans, a entrepris la création d'un camp aussi proche que possible de la nature.
Au fil des jours, et autour des sept tentes dressées à l'orée d'un bosquet de chênes, chacun est invité à développer l'esprit de vie en communauté et en autonomie. En complément, de nombreuses animations sont proposées, entre autres, la visite du château de Mauléon et de la bastide chalabroise, un concours de cuisine, voire même des jeux olympiques.
Mais aussi des balades découvertes, mises à profit afin de développer la notion d'orientation. Le soir venu, les tentes retrouvent leurs petits pensionnaires, impatients de prendre place autour de la grande table. Fourbus certes, mais déjà animés quoiqu'il arrive, par les valeurs de solidarité et de partage.
« Le Redon », du nom de code adopté par ce très sympathique groupe venu à la découverte du Kercorb, mettra un terme à son séjour, le vendredi 19 juillet. L'heure sera venue de prendre congé de Danielle et Julien, et du cadre idyllique des Hauts de Ségovent.
Forte d'un succès qui n'a cessé de grandir depuis 2006,
A la date de clôture,
Jean Brunet dirige l'ensemble vocal du Kercorb. 

Thèmes gais ou mélancoliques auront alterné avec les prestations divertissantes de Maryse, Edouard, Maurice et Freddy, comédiens aux talents confirmés, et très inspirés comme à l'habitude. Au gré des rappels, le rideau rouge du théâtre municipal a, bien malgré lui, mis un terme à une soirée de qualité pour laquelle les "élèves" de Jean Brunet méritent de chaleureuses félicitations. Une soirée qui a exceptionnellement joué les prolongations, grâce à la prestation enlevée des Girls du D3C (Danse country club du Chalabrais).
Poésie et nostalgie étaient bien présentes au rendez-vous.
Le ton était donné dès les premiers accords, avec une émouvante évocation de l'être cher. Christophe Roncalli entamait ensuite une brève plongée à bord du "Nautilus", comme un appel à suspendre avec lui le temps qui passe. Ce voyage vers les profondeurs sera mis à profit pour évoquer les souvenirs d'une enfance aux abords du cours Sully, ou ces ascensions vers le pic du Saint-Barthélémy, en compagnie d'un guide paternel au parler imagé, comme peut-être seule la culture d'Oc le permet. Un mentor imaginatif et créateur, initiateur d'une fanfare dont le souffle donnera naissance à un texte écrit un soir d'hiver au-dessus du Chalabreil, "La Fanfare de mon père".
Une voix grave, puissante, et le populaire « Bella Ciao », repris en coeur par l'assemblée, pour clore une soirée toute en poésie. "Demain, je ressuscite !" Mais alors, quid des souvenirs ? 