Un 29 janvier dans la presse d'hier.


1874 Le Courrier de l'Aude 29 janvier


1889 Le Rappel de l'Aude 29 janvier
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Un 29 janvier dans la presse d'hier.


1874 Le Courrier de l'Aude 29 janvier


1889 Le Rappel de l'Aude 29 janvier
L'article mis en ligne avait été publié dans l'Indépendant, édition du samedi 29 janvier 1994.
La région et le département ont manifesté leur soutien au club du président Roger Dumay
De gauche à droite, Antoine Salas, Christophe Campedel, Roger Dumay, Yves Bastié, Jacques Montagné, Fabrice Canal, Nicolas Discala
Photo archives, janvier 1994
La période des cadeaux que l'on croyait terminée n'en finit pas de jouer les prolongations. Après les rugbymen de l'USC XV, vêtus de neuf par le conseil général en début d'année lors d'une réception chez Guy et Nelly à l'hôtel de France, voici venu le temps des étrennes pour les footballeurs du Kercorb.
Samedi à 18 h, le café Tournois, siège du FCC depuis toujours, était le point de ralliement des membres du club. En présence des dirigeants et des joueurs, MM. Jacques Montagné et Yves Bastié ont offert au FCC, deux superbes jeux de maillots au nom du conseil général de l'Aude et du conseil de région Languedoc-Roussillon. Un geste apprécié à sa juste valeur par la très grande famille du ballon rond, réunie autour de son président Roger Dumay, qui a tenu à remercier chaleureusement MM. Montagné et Bastié, pour l'intérêt et le soutien qu'ils ont ainsi manifesté à l'égard de la « Ronde du Kercorb ». Nul ne démentira la passion que ces deux élus nourrissent pour la chose sportive, tous deux ayant récemment sacrifié au port d'un plâtre pour avoir trop voulu goûter à des joies pourtant bien saines.
Voilà nos manchots équipés de pied en cap pour la deuxième phase du championnat, qui débutera dimanche 30 janvier sur la pelouse du stade intercommunal, route de Lavelanet. La venue du FU Narbonne permettra espérons-le à l'équipe fanion de poursuivre sa marche en avant, c'est ce que le coach André Alcoser souhaite pour le club chalabrois, et bien sûr pour tous les bénévoles qui s'emploient sans compter pour le ballon rond.

Nos quatre agents recenseurs ont encore trois semaines pour quadriller la cité
Le 18 janvier dernier, un nouveau recensement débutait sur la commune de Chalabre, confié à Albanie Vignes, Pascal Mellado, Raphaëlle Lafitte et Marie-Do Mellado, agents recenseurs placés sous la responsabilité de la mairie. D'après les résultats de l'exercice effectué en 2018, la capitale du Kercorb comptait alors 1121 habitants. Pour cette année 2024, les derniers questionnaires seront remis le 17 février, date à partir de laquelle l'évolution du nombre d'habitants pourra être examinée.
Un « dénombrement » réalisé en 1872 L'attente des résultats offre l'occasion d'évoquer le « dénombrement » réalisé en 1872 sur la cité chalabroise. Organisé alors sous la responsabilité du ministère de l’Agriculture et du Commerce, le recensement certifié par M. Anduze-Acher, maire de Chalabre, laissait apparaître une population de 2.127 habitants répartis en 635 ménages. La population masculine était évaluée à 975, contre 1.152 pour la population féminine.
442 maisons étaient habitées, 34 ne l’étaient pas, aucune n’était en construction. 12 maisons étaient occupées par des établissements publics, 620 locations étaient occupées, 580 ne l’étaient pas. 653 personnes savaient lire et écrire, 341 personnes savaient lire seulement, 1.133 personnes recensées ne savaient ni lire ni écrire.
Le classement par profession donnait 14 propriétaires terriens, 30 colons et métayers, 3 fermiers, 12 domestiques agricoles, 190 journaliers employés temporairement, 1 patron d’entreprise, 30 négociants ou marchands en gros, 4 garçons de service, 2 chefs d’entreprise de transport, 1 banquier, 1 directeur d’établissement de bains, 30 journaliers ensevelisseurs-fossoyeurs, 3 membres du clergé, 7 gendarmes, 2 fonctionnaires de l’Etat, 1 magistrat, 2 instituteurs publics, 3 professeurs et instituteurs privés, 1 artiste, 3 avocats, 4 médecins, 2 pharmaciens, 1 sage-femme, 1 ingénieur des ponts-et-chaussées. A cette liste il convient d’ajouter 80 propriétaires n’ayant pas d’autre profession, 2 rentiers, 10 retraités ou réfugiés à la solde de l’Etat. 179 sans emploi (19 hommes et 160 femmes), 10 anciens vivant dans les hospices et maisons de santé.

Il apparaît qu’à la faveur du recensement, les animaux domestiques étaient eux aussi dénombrés. Ainsi en 1872, la race chevaline comptait 122 éléments, 12 pour la race asine, 120 pour la race bovine, 2290 pour la race ovine, 60 pour la race porcine, 7 pour la race caprine. Le nombre approximatif des chiens était de 130. Quant à la volaille, il y avait alors sur Chalabre 20 dindes, 85 oies, 140 canards, 600 poules et poulets et 70 pigeons. Difficile d’être plus précis, d’autant que ces chiffres pouvaient sensiblement varier d’un dimanche à l’autre.
L'article mis en ligne avait été publié dans l'indépendant, édition du lundi 27 janvier 2014.

Les eaux du vieux canal ont également été refoulées par une rivière Hers en furie
Photos archives, janvier 2014
Les trombes d'eaux tombées dans la nuit de vendredi, conjuguées à la fonte d'une neige que la douceur ambiante a réussi à liquéfier, ont précipité la brusque montée des eaux de l'Hers, du Blau et du Chalabreil. Avant que le jour ne soit levé, les pensionnaires des casernes Jean-Cabanier et Georges-Gramont, ainsi que les services de la DDE, étaient mobilisés afin de contrôler le débit de trois cours d'eau, qui au final sauteront de leur lit.
Ainsi les riverains des quartiers du Moulin et du Pont-de-l'Hers, n'auront pas eu le temps de monter meubles ou accessoires ménagers, surpris par l'afflux soudain d'une marée montante. Une situation que les Chalabrois n'avaient plus subi depuis près d'une trentaine d'années, depuis que des aménagements avaient été apportés à l'embouchure des trois cours d'eau qui baignent la cité du Kercorb. Avec le fort débit de l'Hers empêchant les deux affluents de suivre leur cours habituel, le Blau et le Chalabreil ont une fois encore été refoulés, inondant caves et rez-de-chaussée. Egalement délogés de leur terrier, quelques ragondins se seront aventurés sur des berges plus hospitalières, tandis que du côté de Sonnac-sur-l'Hers, les pommiers des Vergers de la Galante baignaient eux aussi dans un décor marécageux.

Dans ce contexte, il y a fort à parier que le stade Lolo Mazon lui aussi recouvert par les eaux, ne pourra pas accueillir l'affiche de coupe Favre prévue demain, entre le FCC et Cuxac-d'Aude. En milieu de matinée, et avec l'arrêt graduel des précipitations, l'adjudant-chef Stéphane Ferrier et ses hommes constataient l'amorce d'une décrue, laissant apparaître une lie noirâtre, stigmates d'une nuit particulièrement éprouvante.



