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  • Plein succès pour la fête du lac

    usc kercorb-la bastide-le peyrat,fête du lacAu mois d’août, la halle aux grains s’offre de belles teintes safranées.

    Parmi les nombreuses activités mises sur pied pour animer le pays de Kercorb en cet été 2012, la fête du lac organisée par les rugbymen de l’Entente Chalabre-Bastide-Peyrat s’est une nouvelle fois soldée par une belle réussite. Les festivités devaient commencer avec un premier rendez-vous aux saveurs ibères, et à grand renfort de « tapas », made in Petit Louis. Les fins palais locaux installés sur la Place Fluris, n’avaient plus qu’à savourer cet instant d’exception, sous les accords musicaux distillés par Sylvain et Jean-Claude, le duo phénoméno-familial des « Entre Nous ». Mais alors qu’un feu d’artifice de bonnes notes parvenait à bouter enfin un astre brûlant derrière le manoir des De Bruyères, arabesques et bouquet final attendus sur les eaux du lac, vont curieusement faire faux bond.

    Pas de belles bleues, ni de belles rouges, là n’était pas l’essentiel pourtant, puisque le lendemain allait retrouver des fêtards à la motivation intacte, invités à partager une spécialité valencienne sous la charpente de l’ancienne halle aux grains. Halle aux grains de riz pour l’occasion, accommodés par Visita et Yves, doyens de l’école hôtelière des Hauts de Bon-Accueil. La touche gastronomique annoncée au programme par l’équipe du président Serge Nègre atteindra son point culminant lorsqu’une noria de jeunes serveurs, viendra quadriller une salle-à-manger riche de près de cent convives comblés.

    usc kercorb-la bastide-le peyrat,fête du lacLes "petites mains" s'offrent une pause méritée, après avoir assuré un service parfait. 

    « DJ Quent of Roubichoux » pouvait prendre le relais, et amener à lui un parterre de danseurs aux allures chaloupées. Lampions et décibels ne s’éteindront que beaucoup plus tard, laissant à l’horloge de Notre-Dame le soin de déclarer closes, de nouvelles fêtes de l’Assomption. Bravo à l’Entente sportive de la vallée de l’Hers, et rendez-vous en août 2013.

  • Bonne fréquentation de la « Baraque du Souvenir » à Lescale

    Pour sa première année de fonctionnement, la « Baraque du Souvenir » a connu un vif succès. De mi-avril à mi-juin, près de 200 élèves, des lycéens, des collégiens, des enfants de primaire accompagnés de leurs enseignants et de parents, avec l’aide du Souvenir Français et des réservistes de l’armée, se sont rendus sur le site Lescale-Picaussel, pour des journées « Mémoire et témoignages ».

    A leur arrivée, ils sont accueillis à l’ancienne école par des membres de l’association « Les Amis de Lescale » qui leur servent une petite collation. Si les plus âgés empruntent le sentier historique qui passe par la grotte, les plus jeunes sont transportés en minibus jusqu’au refuge de l’ONF. Messieurs Lajou et Lacroux, anciens Combattants Volontaires de la Résistance les attendent au Mémorial du Maquis de Picaussel, pour leur parler de l’engagement des maquisards, de leurs combats et de leur vie quotidienne. A la Baraque, ils sont accueillis par Suzanne Deloustal, qui revit pour eux les années noires des habitants de Lescale (l’attaque allemande, l’incendie, la vie dans les baraques, la reconstruction).

    baraque du souvenir,lescale,amis de lescaleSuzanne Deloustal détaille ce que fut le quotidien, durant cette douloureuse période.

    La journée se termine par une cérémonie où les jeunes sont les acteurs : deux montent les couleurs et trois sont porte-drapeaux (photo ci-dessous). A cette occasion, beaucoup découvrent et comprennent  la symbolique d’une cérémonie commémorative. Avant le départ, chaque participant reçoit un livret sur le Maquis de Picaussel et une plaquette sur Lescale.

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    La « Baraque du Souvenir » se visite librement. Du 1er mai au 26 août, 496 personnes se sont inscrites sur la fiche  de fréquentation, dont 268 venant d’autres départements et 60 venant de pays étrangers. Le nombre de visiteurs est en réalité plus important car certains ne signalent pas leur passage.

    baraque du souvenir,lescale,amis de lescaleMM. Lacroux et Lajou avec les élèves, devant la Cabane du Maquis. 

    Cela prouve que les élèves, leurs professeurs, les gens de la région, les touristes, sont sensibles à ces lieux chargés d’histoire et  apprécient les réalisations qui leur permettent de mieux comprendre le courage de ces femmes et de ces hommes qui ont lutté, au péril de leur vie, et souffert pour le retour de la liberté. Pour plus de renseignements, consulter le site amisdelescale@yahoo.fr  

  • Règlement et discipline à l'Hôtel-Dieu Saint-Jacques

    C'était il y a tout juste 143 ans, la maison de retraite de la rue Saint-Pierre, alors dirigée par les Soeurs de Saint Joseph-de-Cluny, inscrivait deux nouveaux articles à son règlement intérieur. Les voici retranscrits tels qu'à l'origine, dans le texte mis en ligne ci-dessous. Il s'agit d'un extrait des archives de l'établissement transféré depuis le 20 mars 2007, sur les hauteurs de la colline de Bon-Accueil.

    Hospice de Chalabre

    hôtel-dieu saint-jacques,chalabre,soeur marie javouhey 

    Règlement de Discipline approuvé le 7 Août 1869 par Le Préfet de L’Aude.

    Admission et Discipline

    Article 12

    L’Hospice n’est institué que pour secourir et entretenir les vieillards ou infirmes des deux sexes et quelque fois mais exceptionnellement et momentanément, en cas de maladie, les étrangers de passage à Chalabre sur certificat du Médecin de l’établissement, visé par le Maire.

    Article 13

    Pour être admis à L’Hospice le Demandeur devra être originaire de Chalabre, ou bien être domicilié depuis longtemps et se trouver sans  ressource et hors d’état de gagner sa vie par son travail.

    L’admission ne sera définitive que sur délibération spéciale de la Commission administrative.

    Les étrangers malades de passage à Chalabre seront momentanément reçus s’ils sont porteurs d’un billet de visite du médecin de L’hospice constatant leur état et limitant le temps de leur séjour. Il devra être visé par le Maire autorisant l’admission provisoire.

    Il en sera de même des militaires malades. Ils devront tous respect et soumission à Madame La Supérieure, ainsi qu’à toutes les autres sœurs, mais en cas de plainte contre ces dernières, ils pourront, en toute occasion, en appeler à Madame La Supérieure.

    Tous les pauvres de L’établissement pourront librement circuler dans le jardin qui en dépend, mais par sexe séparé.

    Ils ne pourront sortir en ville qu’avec l’autorisation de Madame La Supérieure qui délivrera à l’impétrant une carte de sortie pour un temps déterminé.

    A cet effet, il sera établi un portier à qui sera remise la carte de sortie par le permissionnaire qui devra la reprendre à sa rentrée pour la rendre à Madame La Supérieure.

    Le pensionnaire qui aura dépassé l’heure en prolongeant le temps de son absence, ou qui aura commis tout autre manquement à la discipline sera puni par un refus de sortie lorsque plus tard il la demandera ou par une privation de vin à l’heure du repas .
    La récidive encourra une privation double et une forte réprimande et si en dépit des avis donnés et des punitions, le pensionnaire s’obstine dans son insubordination, il encourra d’être définitivement chassé de L’hospice.

  • Les cigognes font une pause à l’église Saint-Pierre

    cigognes,saint-pierreLes échassiers ont investi le clocher pour la nuit (photos Ginès Lorca).

    Il était l’heure du berger, dimanche 26 août, lorsqu’un vol de cigognes intrigué peut-être par les flonflons de la fête à Sonnac-sur-l’Hers, décidait de s’offrir un break en Terre privilégiée. Une belle vingtaine d’échassiers interrompant leur vol, se sont ainsi posés un à un sur les gargouilles de la flèche de Saint-Pierre. Pour être habituel, ce manège n’aura pas échappé à des touristes du pays lyonnais, en villégiature sous la colline de Roquefère, et qui ont pleinement profité de la beauté du spectacle.

    cigognes,saint-pierre

    Le mardi 29 juillet 1997, cinq de ces grands oiseaux avaient choisi d’atterrir sur les créneaux du donjon de la Famille De Bruyères. Juste le temps de laisser passer un violent orage, avant de poursuivre leur long périple. A l’évidence, la période de migration de ce bel oiseau au long bec, aux pattes rouges et aux rémiges noires, bat son plein. Seule inconnue, le Kercorb est-il un lieu de passage habituel, ou bien cette visite est-elle simplement annonciatrice de futures naissances ? 

    Lundi 27 août au matin, les grands oiseaux blancs ont décollé depuis leur piste d'envol improvisée, en direction de latitudes bénéficiant d'un hiver que l'on imagine clément.

  • A grandes foulées sur le plateau de Sault

    Dimanche 26 août était donné depuis Espezel, le départ de la XIIe Ronde des Sapins, course pédestre magistralement organisée par la dynamique équipe du président Adrien Giupponi. Une course en boucle de 13 km, riche de 135 concurrents, et à laquelle participaient Antoine Biard-Richon, 45e en 1h 05’ 35’’, Adeline Cros, 49e en 1h 06’ 15’’, et Jean-Pierre Silvestre, 63e en 1h 08’ 33 ‘’. Voilà maintenant dix ans, une équipe chalabroise était montée sur le plateau, pour profiter elle aussi d’une bonne bouffée d’oxygène, et pour constater que les bénévoles de « Sports en Pays de Sault », était déjà au top dans le registre de l’organisation et de l’hospitalité.

    L’article ci-dessous avait été publié le lundi 2 septembre 2002 dans le journal l’Indépendant.

    sport en pays de sault,adrien giupponi,ronde des sapinsLes coureurs de fond chalabrois ont fait la course avec les nuages (photos archives Août 2002).

    Dimanche 25 août, les coureurs de fond chalabrois étaient à Belvis au départ de la 2e Ronde des Sapins, course organisée par l’association Sports en Pays de Sault et son président Adrien Giupponi. En dépit d’un ciel très chargé, 201 concurrents se pressaient sur la ligne de départ, parmi lesquels les représentants des Foulées du Kercorb.

    Libérée par le starter à 10h et quelques secondes, la meute des coureurs allait prendre la direction de la Malayère via un long faux plat descendant, précédant l’entrée dans les bois. Les affaires se compliquaient alors, certains virages étant délicats à négocier en raison d’un terrain rendu boueux par les pluies de la veille. Après un passage à hauteur de la cabane des Maquisards de Picaussel, le clocher d’Espezel pointait le bout de sa flèche, indiquant l’arrivée imminente à des concurrents heureux d’être enfin sortis du bois.

    Au terme de 12,5 kms de course, Laurent, Thierry, Gérald, Jean et Antoine franchissaient la ligne sur la place d’Espezel, peu de temps avant que la pluie ne vienne refroidir les troupes. La chaleur de l’accueil réservé aux concurrents dans la salle des fêtes de Belcaire par l’équipe du président Giupponi fera vite oublier que dehors il pleut des trombes. La table étant excellente, il pouvait bien pleuvoir.

    sport en pays de sault,adrien giupponi,ronde des sapins

    Bonne continuation aux coureurs du Chalabrais, et félicitations aux équipiers du duo Giupponi-Boyé, qui ont encore démontré que l’hospitalité en Pays de Sault n’est pas un vain mot.   

  • Cyclos : Les Vosges et l’Alsace au menu du CCC

    Alsace Cyclos 2012.JPGUne vue imprenable sur la Vallée de Munster pour le peloton du CCC.

    Depuis une excursion au cœur du pays basque en 2002, jusqu’à un séjour réalisé tout dernièrement sur les reliefs vosgiens et alsaciens, le Club Cyclotouriste du Chalabrais vient de boucler un cycle dédié au sport, au tourisme et à la gastronomie. Une délicate alchimie que le peloton 2012, fort de treize unités, a pleinement réussi, soufflant par la même occasion, les dix bougies d’une  résolution prise sous la présidence de Maryse Amouroux.

    Ce besoin impératif de changer de latitude, a d’abord emmené Joëlle, Josiane, Hervé, Dany, Yves, Jeff, Eddy, Jean, César, Nicole, Christian, Monique et Patrick, vers les abords de Saint Maurice-sur-Moselle. Comme toujours, l’hébergement dans un gîte de groupe (La vieille colonie), a favorisé l’unification entre les « pays » nîmois, la Catalane de Trinitat Nova, et les Kercorbates. Il ne restait plus qu’à partir à l’assaut des ballons de Servance et d'Alsace, copieux menu pour le CCC, avec la désormais célèbre « Planche des belles filles » (1ère arrivée au sommet du Tour 2012), les cols d'Oderen, de Bramont, de Grosse Pierre, de la Croix des Moinats, pour ne citer qu’eux. Et au programme des étourdis ayant oublié leur vélo, des randonnées pédestres sur le Ballon d'Alsace et le Rouge-gazon. Divertissements prolongés le soir venu par des parties de pétanque acharnées, précédant un intermède culinaire rehaussé par l’hospitalité de Jan et Ria de Groot, hôtes des lieux.

    Une revue de paquetage plus tard, le CCC quittait les Vosges et prenait ses marques autour de l'auberge Obersolberg, calée sur les hauteurs de la vallée de Munster. Avec la grisante impression d’accéder au Paradis, le peloton aux couleurs sudistes découvrira une infinité de spécialités locales, ensemble tempéré par la rude montée imposée au quotidien, rampe d’accès vers les ablutions. Un ultime effort, après avoir tout de même escaladé les redoutables cols du Platzetrwasel, du Firtsplan, de la Schlucht, des 3 Epis, ou encore le Markstein. Un relief montagneux à ce point exigeant, que personne ne commettra l’imprudence de faire l’impasse sur les choucroutes et autres kouglofs, proposés par le maître restaurateur.

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    Ce séjour hors des limites languedociennes aura également permis de côtoyer les paisibles résidants d’un parc à daims, de randonner vers le Petit ballon, de visiter Colmar et Eguisheim, mais aussi les caves idéalement placées sur la route des vins. Ne reste plus à présent qu’à définir la destination 2013, ce qui ne saurait tarder.   

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  • Paul Manaut, sculpteur, dessinateur et aquarelliste

    Sous ce titre, l’article qui suit avait été publié dans l’édition du dimanche 1er septembre 2002 du journal L’Indépendant.  

    En ce mois d’août 2002, « La grand-mère et l’enfant » ont pris congé des berges de l’Hers afin de prendre place au cœur de la cité chalabroise, un lieu certainement plus conforme pour l’œuvre sculptée par Paul Manaut.

    paul manaut

    A l’initiative de la municipalité, ce transfert réalisé l’année du 120e anniversaire de la naissance du sculpteur et peintre languedocien, s’accompagnait d’une exposition d’huiles et aquarelles issues pour la plupart de collections privées. Ce fut donc un moment rare offert aux Chalabrois qui découvraient ou redécouvraient sur les cimaises de la mairie, les talents d’un enfant de Chalabre, né à Lavelanet certes, mais très présent dans la mémoire collective du village.

    paul manautMarie-Annick Serrus Crampagne a retracé le parcours de Paul Manaut (Photos archives Août 2002).            

    Fils de Barthélémy Manaut et Berthe Gabarrou, Paul Manaut né le 20 mars 1882 fait ses études au collège de Toulouse avant d’intégrer l’école des Beaux-Arts de la Ville rose. De 1900 à 1903, il accumule prix et accessits, il obtient en 1904 le grand prix municipal de sculpture et entre à l’école supérieure des Beaux-Arts de Paris où il est admis dans l’atelier de Jules Coutant. Il concourt pour le très célèbre Prix de Rome, 10e en 1911, 7e en 1912, ce qui lui vaut du député audois Dujardin-Baumetz, sous-secrétaire d’état aux Beaux-Arts, une première commande officielle, le buste en bronze du général Lapasset. Une œuvre qui disparut de Carcassonne en 1941, probablement sacrifiée à la fonte.

    En 1913, Paul Manaut quitte l’Europe pour l’Argentine où sa famille a des intérêts. Il reviendra sur le vieux continent en 1922, Toulouse, Paris, Anglet, seront ses lieux de résidence. En 1937 il est au sommet de sa maturité créatrice, une commande du sous-secrétaire d’état à la protection de l’enfance pour la ville et l’hospice de Périgueux, aboutira à « La Trilogie de la Maternité », véritable manifeste artistique de Paul Manaut.            

    Durant l’exode de 1940, il quitte Paris pour retrouver ses racines à Chalabre. Durant la période 1945-1948 il multiplie les expositions en participant aux salons locaux. C’est une époque d’intense création, où l’artiste s’affirme comme statuaire régional : statue Armand Barbès, buste Paul Sabatier à Carcassonne, monument à Jean Jaurès à Lavelanet, école Jules-Ferry et bas-relief des Vendanges à Narbonne, les Fables de la Fontaine à Couiza, monument aux Martyrs de Rimont, fronton de la mairie et de l’école à Trèbes, Fillette et nouveau-né à Port-la-Nouvelle, Mère et enfant à Capendu, et la Grand-mère et l’enfant à Chalabre.

    Le 16 octobre 1959, Paul Manaut s’éteint à Chalabre, victime d’une crise cardiaque, il est inhumé au cimetière Saint-Pierre. Après son décès, la ville de Carcassonne offrira « la Grand-mère et l’enfant » à la ville de Chalabre, une œuvre qui a retrouvé aujourd’hui la place qui lui revient.