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fluris chalabre

  • Ils ont rendez-vous avec Fluris

    fluris chalabre

    Photo archives, Fluris 2015

    Les petits Chalabrois accueillent le mois de décembre avec une joie bien compréhensible, parce qu’il faut parer au plus vite à la confection du traîneau pour Fluris : celui-ci naît de l’imagination, il faut traquer dans le moindre recoin, la chose métallique. Bidons, vieilles casseroles, tout y passe, sortant des caves et des greniers pour briller de mille étincelles sur le pavé chalabrois. Depuis la nuit glaciale du 13 décembre 1697, le souvenir de Fluris qui fut le contemporain d’une France sur laquelle régnait Louis XIII, est resté intact dans l’imaginaire chalabrois.

    Planant au-dessus des « arrossegaïres », garants « d’un brave rambalh », un air de nostalgie va hanter jeudi soir, les rues, l’espace d’une nuit. Ainsi « tous les petits enfants de Chalabre, et ceux qui le restent », pour reprendre la belle formule de Malou, seront le 13 décembre prochain, dans la rue. Et comme disait Robert : «  Asclaïres, s’abstenir ! ».

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    Tableau de Fluris, œuvre de Camille Amat, 1997

  • Ils ont fait Fluris !

    fluris chalabreLa tradition, vieille de 319 ans, a été perpétuée.

    En ce 13 décembre 1697, les plus anciens disent que c’était un vendredi, M. Jacques Fleury, collecteur d’impôt, perdait brutalement la vie dans une ruelle obscure de la bastide chalabroise. Si le mobile de ce forfait reste à ce jour inconnu, tandis que chacun en Kercorb continue à cultiver et à défendre sa version des faits, un charivari célèbre chaque année, la mémoire d’un fonctionnaire natif de Montpellier, « enseveli le quinzième décembre 1697 dans le cimetière de cette paroisse avec les prières et les cérémonies prescrites ».

    En ce mardi 13 décembre 2016, autour d’une halle enveloppée dans la pénombre, la tradition a été respectée, dans une ambiance très bonne enfant. Il faut dire que la moyenne d’âge des tireurs de traîneaux n’était guère élevée, les adultes passant le relais à leurs cadets, dans le souvenir des charivaris de leur enfance.

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    Au premier « Vei fan les ans que tueron Fluris ! », manifesté par Thomas, les petits « arrossegaïres » ont entamé un tour d’honneur endiablé, en faisant virevolter leurs traîneaux sur le pavé. La bruyante commémoration allait continuer de plus belle, en direction des cours Colbert, Sully et d’Aguesseau, avant un retour sous l’ancienne halle aux grains. La fatigue prenait alors le pas sur la tradition, une tradition respectée et qui semble avoir quelques beaux jours devant elle. Très bien joué les enfants, et rendez-vous le mercredi 13 décembre 2017.

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