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  • Le cirque Besson

    C’était le temps des troupes itinérantes et de leurs chapiteaux multicolores. Bernard Cnocquart se souvient quand les cirques posaient leurs malles dans son village, comme une bouffée d’air frais sous la chaleur accablante d’un dimanche d’été.      

    cirque besson,jean-paul cnocquart

    Le cirque Besson

    Avec les beaux jours revenait chaque année au village,

    Un petit cirque, pas bien grand, seulement un camion

    De couleur jaune et rouge comme seul attelage,

    Ce n’était pas Pinder, ni Bouglionne, mais le cirque Besson.

     

    Pour quelques mois, la famille Besson avait quitté Longages,

    Ce petit bourg de la Haute Garonne, délaissant leurs métiers,

    Pour apporter joie, magie et bonheur dans leurs bagages,

    A tous ces villageois, jeunes ou vieux, prêts à s’extasier.

     

    Non, pas de chapiteau, seulement quelques toiles tendues,

    Quelques gradins et chaises sous cette vieille halle,

    Une corde et un simple trapèze aux poutres suspendus,

    Et comme protection, un tapis usagé posé à même les dalles.

     

    Nous les enfants attendions tous les ans ces moments magiques,

    Car les distractions étaient bien rares dans ce coin de l’Ariège,

    Alors dans l’après midi, quand on entendait cette drôle de musique,

    Après l’école, nous partions tous ensemble pour suivre le cortège.

     

    Plusieurs générations composaient cette grande famille,

    Mais du plus jeune au plus vieux, tous avaient le beau rôle,

    Le grand père était M. Loyal, qui accompagné de sa petite fille,

    Présentait les numéros et les artistes dans une grande farandole.

     

    Quelques projecteurs éclairaient faiblement cette petite piste,

    Et devant les enfants ébahis, le spectacle pouvait alors commencer,

    Puis quand s’ouvrait le rideau sur un drôle de cycliste,

    Juché sur une seule roue, tout le monde ne pouvait que l’acclamer.

     

    Et il tourbillonnait, se moquant des lois de l’équilibre,

    Attendant son compère pédalant sur un vélo minuscule,

    Et alors tous les deux, dans une course effrénée, libres,

    Réalisaient des figures surprenantes sur ces bizarres véhicules.

     

    Le temps de se changer, ils revenaient aussitôt les frères Besson,

    Vêtus d’un pantalon blanc, torse nu, les muscles saillants,

    Pour quelques acrobaties et nous donner bien des frissons

    Avec des sauts périlleux et là haut au trapèze volant.

     

    Elégante, pleine de grâce, surgissait de derrière le rideau,

    Une demoiselle, qui d’un saut se juchait sur un câble,

    Alors les bras tendus, dansait, se dandinait avec des cerceaux

    Et en pas chassés, sautait comme si elle était sur le sable.

     

    Moment toujours tant attendu, l’arrivée d’Auguste et Pipo,

    Les deux clowns, qui avec leur trompette et clarinette,

    Nous faisaient rire aux éclats avec leurs farces et quiproquos,

    On rêvait, nous étions ailleurs, sur une autre planète.

     

    Quelques minutes d’entracte, on achetait alors des friandises,

    Des bonbons, des nougats, parfois des cornets de surprises,

    Et les resquilleurs de derrière les platanes, oubliant leur couardise,

    Se rapprochaient pour épier par-dessus les toiles, par bêtise.

     

    Pas de ménagerie, pas de grands fauves, ni tigre, ni lion,

    Simplement quelques animaux familiers, bien dociles,

    Une chèvre têtue portant un petit singe à califourchon

    Qui faisait des mimiques et des cabrioles, fort agile.

     

    Il y avait aussi des caniches, qui menés à la baguette,

    Couraient et sautaient entre les pattes d’un cheval,

    Qui répondait à son maître en remuant sa lourde tête,

    Et qui s’agenouillait pour nous dire au revoir, en un geste amical.

     

    Avec des massues et des cubes, les jongleurs faisaient le spectacle,

    Et même les enfants de la famille, ces enfants de la balle,

    Pas plus hauts que trois pommes accomplissaient des miracles,

    Debout sur une grosse boule, ils avançaient au son des cymbales.

     

    Vers la fin de la représentation, le grand père revenait,

    Alors coiffé d’un canotier comme Maurice Chevalier,

    Avec sa belle voix et sa prestance gestuelle, il nous chantait

    Viens Poupoule ou Valentine en guise d’amitié.

     

    Pour la dernière fois, les artistes viennent nous saluer,

    Le spectacle est terminé, fini ces quelques instants magiques,

    Mais nous savions que l’année prochaine, ils reviendront jouer,

    Sur cette piste aux étoiles, remplie de lumière et de musique.

    cirque besson,jean-paul cnocquart

    Whimsical Walker, clown professionnel, et son fils

    (© Bettmann Corbis)

  • Un jour, une image

    En bord de route, les meules de foin sont formées sur un terrain qui accueillera dans quelques années, la zone artisanale du Cazal. Sous un chêne, la Famille Mazon profite du temps qui passe, en compagnie d'une brouette à mille lieues d'imaginer que sa popularité ne cessera d'aller grandissant.

    Photo Mazon.jpg

    Dédée, Claudia et Maurice Mazon

    photo Maurice Mazon

    Au deuxième plan, l'usine Garrouste et le Cazal. Au fond, la ferme de Saint-Martin

  • Concours photo : « Monts et Merveilles dans les Pyrénées Audoises »

    bibliothèque chalabre

    Les médiathèques des Pyrénées audoises et de Chalabre, en collaboration avec la Bibliothèque départementale de l'Aude, proposent un concours photo sur le thème : « Monts et Merveilles dans les Pyrénées Audoises ». Les photos devront obligatoirement avoir été prises sur le territoire de la Communauté de Communes des Pyrénées Audoises. Il est impératif de préciser le lieu de la prise de vue et les participants pourront présenter deux photos au maximum.

    Les participants ont jusqu'au 31 octobre 2020, cachet de la poste faisant foi, pour envoyer leurs photos.

    A l'issue du concours, la photo gagnante servira de point de départ à un atelier de création de BD par des auteurs professionnels, les autres photos feront l'objet d'une exposition. Les trois meilleures photos recevront un prix équivalent à 100 € pour le premier, 80 € pour le deuxième et 60 € pour le troisième. Ce concours est gratuit et ouvert à tous les photographes amateurs.

    Règlement complet auprès de la Médiathèque des Pyrénées Audoises (04 68 74 38 93, media.espezel@gmail.com), Bibliothèque municipale de Chalabre (04 68 69 49 06, bmchalabre@orange.fr).

    Françoise Morisot et Noëlle Danjou, coordinatrices du concours, invitent les candidats à envoyer leurs photos à : Concours photo, Médiathèque du Pays de Sault, Grande rue, 11340 Espezel ou Concours photo, Bibliothèque municipale, 4 rue des Boulangers, 11230 Chalabre.

    bibliothèque chalabre

    Fin de parcours sur les hauts du Kercorb

    bibliothèque chalabre

    « Miscuit Utile Dulci »

  • Plus comme avant !

    gilles billautGilles Billaut a toujours aimé écrire. Notamment, des compliments à destination de ses proches. Depuis 2017, il anime l’atelier d’écriture de Thise (Doubs). Il y réalise avec les participants, des textes sur des sujets divers et y accueille des auteurs.

    « Écrire c’est comme respirer. C’est vital », explique celui qui vient d’avoir 70 ans. « L’écriture libère, ouvre des espaces… surtout en cette période incertaine ».

    Plus comme avant !

    Chaque jour de notre vie, on change.

    Un peu plus, en ces temps étranges,

    Où l’on redécouvre notre part d’humanité,

    Déconcertés, faisant preuve d’humilité.

     

    Un jour, bientôt, vous verrez,

    Heureux, on va se retrouver,

    Pour partager de beaux instants,

    Libres, sereins, en restant prudents.

     

    Gardons en nous le bruit du silence,

    Le chant des oiseaux à courte distance,

    La faune et la flore en toute liberté,

    Ne risquant pas d’être malmenées.

     

    N’oublions jamais nos défunts, nos absents,

    Emportés, sans adieux, dans le lit du vent,

    Étant jusqu’à leur dernier soupir, assistés,

    Par des équipes médicales désintéressées.

     

    Avant tout maintenons nos fondamentaux,

    En privilégiant les producteurs locaux,

    Face aux robots absents du e.commerce,

    Ne sachant ni parler, ni sourire, à l’inverse.

     

    Conservons notre esprit de solidarité,

    Entre générations, qu’il faut conserver.

    Rejetons très loin notre égo d’égoïste,

    Avec félicité, restons surtout altruistes.

     

    Restons attentifs, positifs, confiants.

    A nous d’être décideurs et défiants,

    En reprenant en main notre destin,

    Pour décider quel sera notre chemin.

     

    Plus rien ne sera comme avant,

    En fait, ce n’est pas si décevant,

    De réorienter nos vies vers un bel avenir,

    Sans craintes, ni peurs, des temps à venir.

     

    Gilles Billaut, 5 mai 2020

  • Quand Robert Bru rendait visite à ses amis en Kercorb

    1993 Inauguration 24 avril Stèle Lolo Mazon Avec Robert Bru président de l'ARPA.jpg

    Robert Bru (de face au 2e plan au centre, écharpe blanche) en discussion avec Alain Palausse (US Villeneuve-la-Comptal XV).

    Ce samedi 9 mai disparaissait à l’âge de 89 ans, Robert Bru, natif de Salles-d’Aude. Ancien professeur de rugby au CREPS, entraîneur du Stade Toulousain, puis du RC Narbonne, il était considéré comme « le père de la méthode toulousaine », qui permit tant de succès au quinze en Rouge et Noir. Les anciennes jeunes pousses du rugby chalabrois se souviendront certainement de sa venue en pays Chalabrais, à l’occasion de la 7e édition du Challenge des 3 M (Mazon, Moutou, Mesplès). C’était le samedi 24 avril 1993, et Robert Bru était alors président de l'ARPA (Association Rugby Pyrénées Audoises), présent sur le stade municipal de Chalabre à l’heure où était également inaugurée une stèle à la mémoire de Lolo-Mazon. L’occasion pour Robert Bru de retrouver des connaissances, et notamment son ami Jean Plauzolles, ancien de l’US Carcassonne XV.

    (n.b : Le stade municipal portera le nom de Lolo-Mazon à partir de l’automne 1994)

  • 8 mai 1945 : L’hommage aux jeunes patriotes

    8 mai 1945 à chalabre

    8 mai 1945 à chalabre
    Un protocole 8 mai 2020 singulier, pour Jean-Jacques Aulombard, maire de la commune.

    L’année 2020 n’aura pas permis la tenue d’une cérémonie, comme confirmé par le message du secrétaire général du ministère de l'Intérieur. En raison du prolongement du confinement, un rendez-vous des plus intimes s’est tenu au pied du monument aux Morts où le maire Jean-Jacques Aulombard a donné lecture du message du chef de l’état. Après le dépôt de gerbe, Roland Combes, fils de Roger Combes, dernier représentant de Rhin et Danube à Chalabre décédé en août 2018, est venu fleurir la stèle érigée à la mémoire des anciens de la 1ère Armée française.

    Célébré dans sa plus simple expression, sans porte-drapeaux, sans sonneries, par une délégation impromptue, le 75e anniversaire de la capitulation de l'Allemagne nazie aura avivé le souvenir de jeunes patriotes ayant combattu pour que leur pays recouvre une Liberté perdue.

    8 mai 1945 à chalabre

    8 mai 1945 à chalabre

    8 mai 1945 à chalabre

    8 mai 1945 à chalabre

    8 mai 1945 à chalabre

    Roland Combes a fleuri la stèle de la 1ère Armée Française

    8 mai 1945 à chalabre

  • Déconfinement : « Attention - on marche sur des oeufs ! »

    Ce communiqué de presse, en date du samedi 9 mai, émane de la LPO Aude (Ligue de Protection des Oiseaux) :

    lpo aude

    Gravelot à collier interrompu

    « Le retour partiel à la vie professionnelle et aux loisirs pour des millions de personnes risque de provoquer la destruction involontaire d’animaux et de plantes qui se sont réappropriés les espaces désertés. La LPO Aude demande au public d’être vigilant sur les plages et les lagunes.

    Après huit semaines sans fréquentation humaine sur le littoral, de nombreuses espèces d'oiseaux se sont installées sur les plages, les bords de lagune ou sur les sentiers désertés, en plus de leurs zones habituelles de reproduction. Elles y ont construit leur nid, souvent à même le sol, et la couvaison est en cours. Des poussins seront présents jusqu'à la mi-juillet.

    Avec le déconfinement et le retour du public sur les plages, la situation de l’année 2020 qui semblait exceptionnelle pour la reproduction pourrait s’avérer catastrophique : œufs écrasés, nichées piétinées, poussins séparés de leurs parents, voire dévorés par les chiens non tenus en laisse...

    lpo aude

    Le nid du gravelot

    Pour éviter cette hécatombe, la LPO Aude demande à tous en premier lieu de respecter l’interdiction de circulation de véhicules motorisés dans les milieux naturels, dont les dunes et les plages. En France, seules les plages des communes de Gruissan, La Palme, et Port-La-Nouvelle sont, de façon intolérable, ouvertes à la circulation. Non, les plages ne sont ni des parkings, ni des routes !

    L’association rappelle aussi quelques consignes simples à faire connaître et respecter en prévision de notre retour sur les plages : Vérifiez que l’accès du site où vous comptez vous rendre est autorisé, restez sur les sentiers balisés et habituels. Si vous avez un chien, tenez-le toujours en laisse. Gagnez le plus rapidement possible le bord de l’eau pour mener vos activités sportives ou récréatives et éloignez-vous en le moins possible. Evitez au maximum de fréquenter le haut de plage, les dunes de sable ou végétalisées en arrière du littoral, lors de vos déplacements vers les stationnements. Si vous voyez un oiseau posé au sol qui vous semble blessé ou pousse des cris répétés, éloignez-vous au plus vite et rassurez-vous : il va bien, il s’agit d’une manoeuvre destinée à vous éloigner de son nid. Respectez les zones balisées avec une signalétique dédiée (signalement des nids) ».

    Michel Fernandez, coprésident de la LPO Aude (contact 06 35 38 33 62).

    Précautions à prendre :

    Evitez au maximum de fréquenter les hauts de plage, les dunes de sable, les berges de cours d'eau et soyez attentifs à la présence d’espèces que vous pourriez déranger en pleine période de reproduction. Respectez les dispositifs de protection mis en place pour les protéger. Restez sur les sentiers balisés en forêt, en montagne et sur le littoral, et tenez les chiens en laisse. Levez le pied en voiture et demeurez vigilants quant à la présence d’animaux sur les routes. Laissez une partie de vos espaces verts s’ensauvager en retardant la tonte des pelouses et la taille des végétaux, en particulier les haies et les arbres qui abritent une grande biodiversité. Vérifiez que des animaux ne se sont pas installés avant de redémarrer des activités sur des chantiers, des bâtiments inoccupés, des terrains de sport, des établissements scolaires, etc. En cas de découverte d’un animal sauvage blessé ou vulnérable, prenez conseil auprès de spécialistes afin de ne pas commettre d’erreur fatale en tentant d’intervenir. Toutes les informations sont accessibles sur le site de la LPO : https://lpo.fr/oiseaux-en-detresse/lesgestes-qui-sauvent