L'un n'existe plus, l'autre est en baisse de popularité, mais il est prouvé que service militaire et internat figurent en très bonne place dans la mallette des souvenirs. Privées du service obligatoire, il restait aux jeunes filles l'expérience du pensionnat pour espérer rivaliser avec les garçons.
Les images d'aujourd'hui ramènent vers l'école primaire supérieure de jeunes filles de Limoux pour l'année 1935-1936. Un lieu où de nombreuses générations de Chalabroises furent invitées à faire leurs humanités, et qui brûla en grande partie, une nuit de l'hiver 1967. Toutes les pensionnaires furent très vite prises en charge et mises à l'abri dans l'un des dortoirs voisins, occupé par leurs homologues masculins du lycée nationalisé mixte (aujourd'hui lycée Jacques-Ruffié). Grands seigneurs, les garçons avaient laissé leur place sans hésitation aucune, permettant à une procession en robe de chambre de récupérer de ses émotions. Nul doute que cette nuit des plus mouvementées soit venue s'inscrire au rayon des souvenirs de certaines potaches chalabroises, confrontées cette nuit là à une froide nuit limouxine. Depuis, l'établissement situé 14 Rue Blanquerie est devenu un immeuble municipal multi fonctions (bibliothèques, médiathèque, foyer restaurant du 3e âge, salles de réunion,...).








Au moins une Chalabroise est recensée sur cette photo. D'autres y figurent certainement.
Rose Garros se trouve au dernier rang en haut, 2e en partant de la droite.
Les petits Chalabrois impatients et impressionnés par l’ambiance (Photos archives, avril 1996).
Maryse, Jean et Régine ont couru sous le ciel parisien (Photos archives, Avril 2006).
Dossard fixé sur un maillot aux couleurs du Kercorb, le trio chalabrois a gagné sa place au sein de la Course du Petit déjeuner, animation créée en 2002 en prélude à la grande traversée de Paris. Echauffement pour les uns, initiation pour les autres, plus de 5000 participants ont ainsi pris le départ d’une course de 5,2 km tracée au coeur du Paris historique. Un grand moment de joie et de rencontre, festif et convivial que Maryse, Régine et Jean ont pris plaisir à partager sur un circuit empruntant l’avenue de la Bourdonnais et le pont d’Iéna via le Champ de Mars et la Place du Trocadéro. Rassemblés derrière les bannières de l’Unesco, ils ont alors emprunté le Boulevard Lannes avant de franchir une ligne d’arrivée tracée sur les pavés de l’Avenue Foch.
Efforts récompensés par un « brunch » offert au pied d’un Arc de Triomphe sur lequel est gravé le nom de Jean-Antoine Déjean, citoyen chalabrois et général des armées napoléoniennes. Le lendemain serait tout aussi sportif, le soleil en moins puisque nos fondeurs allaient réaliser une véritable course contre la montre en sous-sol, d’une station de métro à l’autre. Afin de prodiguer leurs encouragements à leurs amis marathoniens lancés sur les boulevards de la capitale, en quête d’un inaccessible chrono de 3 heures.
Initiateur du projet, Roland Da Costa a enregistré de nombreux échos favorables (Photo archives, Mars 2011).